Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 17:31

Jean-Michel et moi nous octroyons que peu de sorties chez de collègues vignerons. Et pour une fois, nous avons forcé le destin samedi dernier en allant visiter nos amis Franck Pascal et Isabelle Carles du Château Jonc-Blanc sur le versant de la Dordogne opposé au nôtre.

 

Ce fut à l’occasion de la venue dans la région et chez eux de notre ami commun Eric Bernardin, qui commence un nouveau livre sur Saint-Emilion après le Médoc.

 

Pour l’anecdote, nous avons deux amis « Franck PASCAL », tous deux vignerons, tous deux en biodynamie mais dans deux régions de France. Je salue au passage, le second Franck, qui en plus est bloggeur.

 

Cette visite, souhaitée depuis au moins 2 ans, n’avait jamais pu avoir lieu pour des raisons diverses que l’on pourrait qualifier de « tête dans le guidon ».

Leur parcours comporte des similitudes vis-à-vis du nôtre ; mais avec une interprétation parfois assez différente du métier.

 

Etant dans l’exception viticole en cultivant en biodynamie, nous nous sommes pourtant trouvés bien classiques face aux pratiques de Franck.

Est-ce une partie du classicisme bordelais qui déteint sur nous ou la mise en forme de notre caractère profond ? Sûrement un peu des deux.

Dans ces appellations moins « convenues » que Bordeaux, les gens ont moins d’interdits moraux que par chez nous !

 

Franck travaille dans la « mouvance » des vins natures, c'est-à-dire avec le minimum possible de sulfites, des vinifications minimalistes et des élevages eux-aussi dans la même ligne.

 

Nous avons pu déguster une série de vins du domaine ou d’autres domaines ; tous élaborés sur les mêmes principes.

Les résultats peuvent être franchement bons ou peuvent aussi décontenancer le public non-averti.

Mais justement, souvent les vins « natures » sont destinés à une commercialisation spécifique et à des consommateurs tout aussi spécifiques.


Pour espérer connaitre le succès, il faut maitriser parfaitement toutes les étapes, de la vigne à l’acheminement des bouteilles jusqu’au consommateur. Tout le monde ne peut pas y accéder et une erreur est fatale. Il faut être aussi capable d’assumer un échec et de repartir.

 

Franck possède aussi une vraie approche globale du respect de l’environnement.
Rien à voir avec les sujets d’un de mes précédents posts sur l’environnement à la sauce « je fais rien mais je dis que je vais faire ».

 

Il explore des pistes et nous en explorons d’autres. De la synthèse des deux naitra peut-être une voie d’avenir. Il y a tant de choses à découvrir (ou redécouvrir) !


Après quelques heures de dégustation et de discussion à bâtons rompus, nous nous sommes quittés alors que la nuit était déjà bien avancée.

 

Je ne doute pas que Jonc-Blanc sera un bel exemple à suivre dans les années qui viennent.

 

Par Corinne Comme - Publié dans : Divers
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Commentaires

Bonjour Corinne, j'apprécie ton phrasé "politiquement correct" quand tu parles vins dits "nature". Je m'interroge quand tu dis que ces vins sont destinés à des "consommateurs spécifiques"...j'aimerais connaître le fond de ta pensée...j'aime le concret!JN
Commentaire n°1 posté par Gosselin JN le 07/02/2012 à 12h01
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