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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 14:17

Depuis quelques jours, nous vendangions le merlot, cépage majoritaire chez nous.

Les plans de récolte que j’avais pu élaborer depuis quelques temps ont été un peu mis à mal par la météo instable qui s’est installée sur la région.

Rien de catastrophique cela dit. Mais quelques baies altérées par la pourriture ont rappelé qu’il fallait surveiller le vignoble comme du lait sur le feu.

Heureusement, les pluies de la semaine dernières associées au soleil qui a suivi ont permis une accélération de la maturation.

J’ai donc estimé qu’on avait atteint une qualité de tanins suffisante dans les peaux pour débuter la récolte du merlot.

Ce fut une sage décision ! On a vendangé sous le soleil des raisins sains et mûrs. Que demander de plus ?

Il faut dire que la vitesse du chantier a été grandement augmentée grâce à la gelée du printemps qui a emporté avec elle une grande quantité de jeunes pousses ainsi que les petites grappes qu’elles portaient.

Après la récolte est venu le moment des premiers remontages. Je les attendais avec ferveur et impatience.

Grâce à eux, on crée un lien physique entre la main humaine et le futur vin dont on influence le devenir.

Dès les premières minutes, le jus est déjà très coloré ; noir, dit-on dans le Sud-Ouest où on n’en est pas à une exagération près !...

Maintenant, il faut attendre le départ en fermentation, qui comme toujours « viendra quand les levures de décideront ».

Je voudrais me convaincre qu’il règne presque un air de vacance à la maison. Plus de bruit, plus d’agitation ou de machines à nettoyer le soir.

Pourtant, il reste encore les Cabernets et le Petit-Verdot, qui représentent 25% du vignoble total. On a donc déjà fait 75% du travail.

 

C’est un peu le verre à moitié plein ou à moitié vide. Mis à part que là, on a le choix entre ¾ plein ou ¾ vide ; selon comme on voit les choses…

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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