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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 14:46

L’orientation de ma vie de viticultrice m’amène à être sensible aux thèses des gens qui prétendent défendre l’environnement. Mais j’ai toujours la plus grande difficulté à comprendre pourquoi le vert est toujours teinté ou même imprégné de rouge.

 

Existe-t-il une bonne morale du respect de l’environnement qui passe nécessairement par des associations avec des idéologies bien éloignées du sujet principal ?

 

Le thème du respect de l’environnement n’est ni de gauche ni de droite, il est universel et doit même devenir une priorité vraie et sincère. Cela n’est pas le cas entre ceux qui se servent de l’écologie pour servir d’autres idées et ceux qui prétendent en faire sans effort et sans rien changer à leur mode de vie.

 

Comme toute chose, l’écologie ne se décrète pas à coup de lois hors de toute réalité économique. Le législateur doit éventuellement donner l’impulsion et l’accompagner mais pas l’imposer à contre-courant.

 

Si une idée doit fonctionner, elle fonctionnera seule sans aide ; sinon elle disparaitra. Et le fait de la conserver sous perfusion ne la rendra pas plus crédible.


Sans parler de la gestion de l’après-nucléaire qui mériterait un chapitre entier, on peut s’interroger sur la pertinence des politiques environnementales qui concernent l’agriculture.

 

On ne voit pas se profiler d’intermédiaire crédible entre un bio idéaliste, inefficace et décalé façon baba-cool et l’approche industrielle et chimique qui est en vogue dans les ministères et auprès des instances officielles.

 

Je ne me reconnais ni dans l’une ni dans l’autre des deux voies.

 

Faudra-t-il créer un mouvement écologiste sincère pour la planète, réaliste économiquement ?

 

Pourquoi pas. Dans tous les cas, c’est par cette seule voie qu’on pourra s’en sortir.

 

 

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commentaires

Isabelle 16/07/2011 08:57


Je suis entièrement d'accord...


le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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