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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 09:41

 Vendredi dernier, le petit tracteur à chenilles acheté l’été dernier est enfin arrivé sur l’exploitation.

Pour des questions de facilité, on l’avait stocké à Pontet-Canet et on n’avait pas encore procédé à son transfert.

 chenillard.jpg

C’est maintenant chose faite car la saison des traitements « d’urgence » est arrivée.

Mais quand on reçoit un tel engin et avant de s’en servir efficacement, il y a tout une procédure de préparation indispensable. C’est la mise en place de tous les réglages et équipements qui vont permettre à notre nouvelle recrue de recevoir tout le matériel déjà existant pour le tracteur en poste.

 

Le tracteur à chenille est avant tout arrivé pour faire des traitements lors de conditions difficiles. C’est donc le pulvérisateur qui était en premier destiné à être tracté par l’un ou l’autre des tracteurs.

Pour être « économiquement responsable », pas question d’acheter un autre pulvérisateur car celui qui est en poste fonctionne très bien.

 

Une fois que les connections ont été validées, il a fallu faire les premiers essais dans les parcelles.

C’est Yves, mon beau-père qui s’en est chargé.

Après avoir parcouru quelques rangs sans outil, il est parti avec le pulvérisateur en conditions réelles d’utilisation. La seule différence avec un traitement « normal », c’est que le liquide à pulvériser n’était que de l’eau.

Yves a une passion pour les tracteurs et particulièrement pour les chenillards, qui ont accompagné une bonne partie de sa jeunesse.

Mais, cette phase de test a été d’une grande utilité car il a fallu plusieurs aller-retours dans les rangs pour rendre les virages en bout de rang « fluides ».

Même si avant l’opération, il n’avait pas vu l’intérêt de tels entrainements, l’exercice lui a donné un autre avis…

Il n’y a rien de pire qu’un traitement réel qui se passe mal parcequ’on l’a mal préparé.

Donc, là Yves avait tout le temps pour s’entrainer sans que la pression ne puisse s’exercer.

Maintenant, la pluie peut arriver ; on est prêt ; au moins pour les vignes à 2 mètres.

Malgré tout, pour les vignes à 1m, on en reste toujours au traitement à dos, en cas de pluie…

 

Après le pulvérisateur, il a fallu aussi uniformiser le reste du matériel. Le tracteur à chenilles, malgré son manque de confort, reste toujours le plus respectueux du sol.

Il a pratiquement disparu des catalogues car on lui a reproché son défaut sans mettre en avant sa qualité agronomique. C’est très symptomatique de la vision qu’a notre agriculture des relations entre la machine, le sol et l’agriculteur.

 

Chez nous, on compte donc bien utiliser ce tracteur à chenilles le plus souvent possible pour le travail du sol.

La traction animale n’étant pas rentable au Champ des Treilles, on peut cependant essayer de trouver d’autres solutions, certes moins poétiques mais au moins agronomiquement favorables.

 

On a des difficultés à le croire mais tous ces réglages, modifications d’un raccord électrique, d’un branchement hydrauliques, (…) prennent un temps fou.

Chez nous, la fête du travail a vraiment été la fête du travail et pas celle de l’absence de travail ; question de vocabulaire…

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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