Je n'aime pas...

Vendredi 4 décembre 2009 5 04 12 2009 08:45

Il y a quelques jours mon regard s’est porté sur une mention qui ne me laisse jamais insensible:

 

« Issu de l’agriculture raisonnée, respectueuse de l’environnement ».

 

C’est plus fort que moi, je n’y arrive pas. Je déteste cette agriculture de l’écran de fumée.

 

C’est peut-être moins porteur, mais j’aurais préféré :

 

« Issu de l’agriculture raisonnée, éventuellement moins pire que l’agriculture sans raisonnement ».

 

Une fois de plus, on peut mesurer la puissance marketing des firmes productrices de pesticides. En     quelques années, ils sont arrivés à faire rentrer dans les mœurs cette traitrise vis-à-vis des consommateurs et de l’environnement.

 

Les producteurs « raisonnés » sont quant à eux très contents, sans rien faire ou presque, ils se trouvent propulsés dans le monde du respect de l’environnement.

Aucun risque, aucun investissement, mis à part des magnifiques tableaux à remplir ; que du facile.

 

Une chose est sûre, l’impudeur n’a pas de limite car non content de se dire raisonnés, certains  s’auto-labellisent. Au moins, être juge et parti, c’est toujours plus facile et moins incertain quant à l’issu de la sélection…

Par Corinne Comme
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 27 novembre 2009 5 27 11 2009 13:39

 

 Après le beaujolais, voici le cahier des charges de notre appellation qui vient d’être publié.

Grace à lui et à la nouvelle organisation qui va avec, les fraudes doivent disparaître et les mauvais vins ne seront plus que des mauvais souvenirs.

 

Mais avant d’en arriver là, il faut quand même ingurgiter le document ainsi que les 70 et quelques pages qui composent le plan de contrôle.

Tout y est, au moins pour celui qui arrive à tout lire sans s’endormir.

D’ailleurs, il ne faut jamais s’y mettre pendant un épisode de Derrick, car là, on risque carrément l’hibernation !


Blague à part, avec cette nouvelle organisation, on confirme notre entrée dans le monde de l’administratif pur et dur.

Peu importe si le vin est bon ou pas. Il faut qu’il soit produit en suivant toutes les règles fixées dans le marbre.

 

On entre aussi dans un monde où il devient presque moins grave de voler 11 millions d’euros que de ne pas pouvoir présenter au contrôleur les fiches sur lesquelles sont inscrits les contrôles de maturité de l’année précédente classés dans l’ordre chronologique.

 

Tout comme on ne fait plus vraiment la différence entre le naufrage d’un pétrolier rouillé sur les plages et la chute accidentelle d’une cagette de vendange dans un fossé entre la parcelle et le cuvier.

 

Que faut-il penser de tout cela ? Que faut-il faire ?

Comme souvent, on va baisser la tête et continuer d’essayer de faire notre travail avec toujours autant de passion et de sincérité. On pourra aussi regretter le système ancien qui malgré ses failles évidentes était beaucoup moins lourd au quotidien.

 

Mais je ne peux pas m’empêcher de penser que c’est quand même moi qui finance tout ces contrôles et ces contraintes grâce à des prélèvements de plus en plus importants sur mes ventes.

 

Nos concurrents doivent bien rire en nous voyant nous attacher, avec une certaine fierté, un tel boulet au pied…

Par Corinne Comme
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 18 novembre 2009 3 18 11 2009 09:01

Il y a quelques jours, nous avons reçu du CIVB  ce tableau des pratiques œnologiques.

Que dire de plus ?

Je ne sais pas car je contemple ce document avec un état d’esprit qui balance entre amusement et écœurement.

Ecœurement car j’ai une vision pure du vin. C’est plus qu’un aliment. Il est sûrement le produit issu de la terre qui peut transmettre avec le plus de subtilité toutes les nuances d’un terroir.

Aucun vin n’est exactement le même qu’un autre. De tout ce qui nous entoure, c’est lui qui symbolise avec le plus de profondeur notre culture occidentale.

Que l’on en consomme ou pas, on est lié à lui pour ce qu’il représente de notre civilisation.

J’ai aussi une étrange réaction d’amusement car je  me demande quel goût aurait un vin recevant tout ce qui est sur la liste. Sûrement pas terrible.

Mais, une fois qu’on aurait tout mis, encore faudrait-il qu’il y ait un peu de place de reste pour le vin (issu du raisin? bigre!!!)dans la bouteille !!

 

Par Corinne Comme
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 5 octobre 2009 1 05 10 2009 14:12

Cela aurait pu être une fable de Lafontaine de plus mais notre célèbre auteur n’avait pas encore entrevu la situation que nous vivons actuellement.

 

Lorsque je parle de cochon, il faut bien entendu comprendre qu’il s’agit de sanglier. Le mot « cochon » est une sorte de nom de code utilisé par les chasseurs lorsqu’ils parlent de sanglier.

 

Je regarde les choses de loin mais je suis aussi en contact plus proche avec ces gens là par l’intermédiaire de mon beau-père qui chasse le gros gibier comme beaucoup d’autres.

 

Personne ne s’est encore posé la question du "pourquoi", c'est-à-dire, comment on a pu passer d’une situation sans aucun sanglier à un niveau de population problématique pour les récoltes.

J’en avais déjà parlé il y a quelques mois. Ce serait en effet la première question à laquelle il faudrait essayer de répondre avant d’aller plus loin. En comprenant les choses, on peut éventuellement essayer de les modifier dans le bon sens, sans effusion de sang.

 

Malheureusement, notre société, ses chasseurs et ses agriculteurs ne fonctionnent pas de cette façon. On envoie l’artillerie pour pacifier sans comprendre pourquoi on en est arrivé au stade d’avoir à sortir l’artillerie.

Evidemment, il est logique de se défendre lorsque la situation l’impose. Lorsqu’un champ de maïs est ravagé par un troupeau de sangliers, on ne peut pas laisser les choses en l’état jusqu’à la destruction totale de la récolte.

Mais pour les sangliers comme pour les vendanges vertes, c’est la conséquence d’une série d’erreurs préalables qui oblige à détruire l’excès de sangliers ou de raisins.

 

Donc, personne ne se demande pourquoi il y a des sangliers ou pourquoi il y a trop de récolte. On intervient avec des fusils ou des sécateurs (selon les cas). Parfois même, les chasseurs interviennent dans des vignes pas encore vendangées, en enfreignant la loi. Mais que reprocher à quelqu’un qui a en main une arme qui tire des balles d’une portée de plus d’un kilomètre ??

 

Cette chasse bâtie sur des bases illogiques prend un air de ridicule quand on apprend que bien souvent, pour pouvoir les trouver plus facilement (et donc les détruire plus efficacement), les chasseurs nourrissent les sangliers en leur distribuant de la nourriture. Ainsi, les animaux en excellente santé deviennent particulièrement productifs et leur espérance de vie s’en trouve fortement améliorée ! Les troupeaux s’agrandissent facilement.

 

Heureusement, les chasseurs sont là pour les tuer et donc réduire les nuisances. Mais quand on examine les scores de chaque battue, on ne peut qu’être perplexe sur l’efficacité de telles démonstrations de force.

Ainsi, lorsqu’un animal est tué sur un total de huit ou dix, les chasseurs sont satisfaits. Mais ils ne voient pas qu’il reste encore la majorité des animaux.

 

Ils ne tirent pas les mères qui portent des petits. La raison évoquée est que ce n’est pas moral de tirer sur une mère. Pourtant, lors des battues au renard, personne n’a de tels états d’âme vis-à-vis des femelles pleines. Oui mais voilà, les petits renards ne se mangent pas !

 

En laissant vivre les petits, dans quelques semaines on pourra tirer et donc manger les petits marcassins si tendres…

Juste après l’alerte tsunami ou l’alerte enlèvement, il y a l’ « alerte sangliers » à Margueron. Comment ne pas sourire ?

Les chasseurs reçoivent un appel sur leur téléphone portable. Le rendez-vous est fixé à un endroit donné car des sangliers ont été vus. Deux ou trois heures plus tard, au moment du premier apéro de débriefing, on compte au mieux un animal à terre, voire rien du tout.

 

La lutte contre les sangliers ne sert donc à rien pour la régulation des populations. On permet seulement aux chasseurs de jouer à la guerre et de se donner une source de nourriture pour les nombreux repas bien arrosés qu’ils organisent.

La protection des cultures n’est qu’un leurre.

Tout le monde a bonne conscience, les chasseurs, les officiels et même les agriculteurs qui se sentent épaulés.


Ainsi est faite notre société de colmatage des brèches. Une main de fer et de feu dans un gant de velours...mais surtout sans cerveau pour commander l’ensemble !!!

Par Corinne Comme
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 23 septembre 2009 3 23 09 2009 14:38

Hier, ce fut la journée des expertises pour les bâtiments neufs construits en 2003. J’en avais déjà parlé précédemment. Ces constructions présentent de nombreuses imperfections plus ou moins sérieuses.

Des experts ont été nommés, des avocats interviennent pour préserver les intérêts des uns et des autres. Un maître d’œuvre organise les choses.

Le dossier s’épaissit…

Ce sujet me hante depuis des années. C’est un vrai serpent de mer. Et il doit y en avoir encore pour des années.

Aujourd’hui, c’était la journée sondages. Ils ont fait des trous partout pour évaluer la situation.

Moi, ce n’est pas du tout mon métier et je trouve difficile de passer tout ce temps en paperasse, réunions, coups de fils pour relancer les uns et les autres,…

Pourquoi on ne peut pas être bien servi quand on commande quelque chose et que l’on paie ce qui avait été prévu ?

Rares sont ceux qui n’ont pas eu ce type de désagréments après un chantier de construction. Parfois, c’est mineur, parfois c’est plus sérieux. Mais tout le temps, c’est du tracas et surtout l’insatisfaction de ne pas avoir le résultat escompté.

Une des remarques classiques est de dire que c’est un « désordre purement esthétique ».

C’est difficile à admettre quand justement on a payé plus cher pour l’esthétique.

Si on avait voulu faire moins cher et moins beau, on aurait fait un bâtiment en tôle ondulée !

Vous l’avez compris, j’en ai marre de tout cela. Il me tarde que tout soit terminé.

Mais, il se peut très bien que le prêt bancaire de 15 ans soit fini de rembourser avant la fin du litige !

Encore une fois, courage Corinne…

Par Corinne Comme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 13 août 2009 4 13 08 2009 10:55

Depuis quelques années, il est de bon ton de planter des jachères fleuries pour promouvoir la biodiversité.

Déjà, le terme « biodiversité » m’énerve au plus haut point car quand on ne prend pas la peine de tuer tout ce qui bouge au nom de l’agriculture moderne, tout fonctionne très bien tout seul. Mais mon propos du jour n’est pas là. J’en ai longuement parlé il y a quelques mois au moment d’un colloque « tournage en rond » sur le sujet.


Personne ne pourra nier le caractère esthétique des jachères fleuries. Pour les passants, cela donne une diversité de couleurs très agréable.

On en voit aussi de plus en plus dans les vignes, entre les rangs. Mais au-delà de la beauté pure que faut-il en penser ?


Pour les gens qui utilisent des pesticides, on est dans la droite ligne de la lutte raisonnée et son cortège de communication « bla-bla » autour d’une « biodiversité » préservée. Il faut préciser que les nouvelles générations de produits de traitement évitent de tomber sur les fleurs des jachères fleuries. C’est fou ce que l’industrie chimique a fait comme progrès !


Mais, ce qui me gêne le plus, c’est quand les jachères fleuries sont chez les vignerons bio et même biodynamistes. Nous pensons que chaque plante qui pousse naturellement dans les vignes est un marqueur de l’état du sol (et aussi bien souvent le remède aux problèmes quand il y en a). Chaque plante, par sa présence, nous délivre son message. C’est ensuite à nous de l’analyser pour donner à la vigne les meilleures conditions.

Lorsqu’on plante des jachères fleuries, on passe à côté de tout cela. Et on peut penser que l’on passe aussi à côté de toute la philosophie de compréhension du vivant.

La jachère fleurie dans les vignes, c’est un point de couleur, mais c’est surtout une sorte de nivellement intellectuel par le bas ; un de plus !

 

Par Corinne Comme
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 3 août 2009 1 03 08 2009 15:09
Ceux qui vivent le vin de loin sans forcément connaître toutes les subtilités du métier de vigneron ne savent peut-être pas que nous sommes sans conteste la profession la plus surveillée de France.

Parmi toutes les déclarations à effectuer dans l’année, celle du 31 juillet est un monument. C’est la « déclaration de stock au 31 juillet ». Tous les vignerons y ont droit. Il nous faut faire l’inventaire de tout le vin présent sur le domaine à cette date ; qu’il soit en bouteilles ou en vrac.

Les volumes comptés sont ensuite inscrits sur un imprimé officiel qui sera ensuite apporté en Mairie.

 

Donc, comme tous les viticulteurs de France, je me suis affranchie de cette obligation en comptant toutes les bouteilles présentes ainsi que les vins en vrac. Pour ces derniers, il ne s’agit que des rouges 2008 en barrique puisque les autres vins sont en bouteilles depuis moins d’une semaine.

 

La déclaration de stock n’est qu’une des nombreuses étapes de notre vie de viticulteur-contribuable. Les volumes de vin en bouteille ou en vrac doivent être justes à tout moment ainsi que les stocks de capsules fiscalisées. Lorsque l’une de ces dernières est écrasée par la capsuleuse, il faut la conserver pour bien prouver son existence, en cas de contrôle.

Cette suspicion permanente est très difficile à supporter. C’est sûrement l’aspect le plus négatif de notre métier. Je suis d’accord pour payer l’impôt, mais en fonction de règles simples. Les lourdeurs générées vont à l’encontre de la bonne efficacité économique de notre profession.

Ces contraintes n’empêchent cependant pas les trafiquants de trafiquer mais rendent plus difficile au quotidien la réalisation de notre métier pour les vignerons honnêtes que nous sommes.

 

C’est ainsi, la France est un grand pays de tradition. D’un côté il y a les huîtres, les fromages et les vins ; de l’autres, les contrôles et les déclarations qui vont avec.

Par Corinne Comme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 16 juin 2009 2 16 06 2009 11:54


Il y a un peu plus d’un an, j’annonçais que je n’aimais pas les vignes hautes et larges. Et bien, un an après, c’est toujours la même chose et peut-être pire encore !

Je ne vais pas refaire l’article de l’an dernier en le paraphrasant un peu à la façon des chercheurs qui communiquent pendant des années sur les mêmes résultats en les présentant un peu différemment à chaque fois, histoire de faire plus neuf.

Pour les vignes larges, je pense que les photos parlent d’elles-mêmes.



On se demande si on est encore en présence de vignes ou de plantations de kiwis.

Pour ceux qui ne savent pas à quoi ressemble un verger de kiwi, c’est un peu ça mais avec des feuilles un peu différentes.

Les raisins n’ont pas prévu de voir le soleil. Ce n’est pas très grave car le soleil n’est pas toujours présent, donc les raisins ne manquent pas grand-chose…

Mais rassurez-vous les branches vont être relevées. En quelques minutes, le rang si épais va faire un régime type « slim-fast ». Il ne va plus mesurer que quelques centimètres de large.


Je ne souhaite pas me mettre à la place d’une branche ou d’un raisin. Ce n’est pas grave car ces vignes là n’ont pas été pensées pour confort des branches et des raisins, mais seulement pour faire du jus qui deviendra du vin.


Même les souches n’ont pas la poésie qu’ont d’ordinaire les vieilles souches. Là, très rapidement les ceps semblent porter le poids des ans après une vie à s’épuiser en nourrissant trop d’enfants à la fois.


Le seul avantage est que  l’on peut produire pas cher. Mais à quoi sert de produire pas cher quand plus personne ne veut le vin qui en est issu.

Heureusement, nos instances dirigeantes ont bataillé ferme il y a quelques mois pour maintenir ce système de conduite tellement parfait que grâce à lui plus personne ou presque ne souhaite maintenant acheter de Bordeaux, jugés chers et pas bons.

Et dire que la France est déficitaire dans la production de kiwis. Il y aurait des reconversions à envisager pour ceux qui aiment trop les vignes hautes et larges !

Par Corinne Comme
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Vendredi 5 juin 2009 5 05 06 2009 16:12

Il y a des mots qui ne devraient jamais se rencontrer.

Déjà, lors de la première guerre du Golfe, on nous avait familiarisés avec les « frappes chirurgicales ». Ainsi, on pouvait détruire la maison des méchants sans que le voisin soit importuné. Malheureusement, très souvent lorsqu’une caméra s’aventurait sur place un peu après, on pouvait se rendre compte que le fameux voisin qui n’avait rien fait n’existait plus lui non plus.
Ensuite, on a trouvé la fameuse « lutte raisonnée » que j’ai de nombreuses fois critiquée ici-même. On détruit tout à coup de pesticides mais on met la main sur le cœur pour déclarer qu’on ne pouvait pas faire autrement.

Mais depuis quelques temps, l’expression à la mode est le « développement durable ». Grace un Grenelle du tournage en rond, on a essayé de montrer une voie respectant l’environnement tout en continuant notre modèle actuel basé sur la croissance.

Or, j’ai quand même l’impression que développement et durable sont des mots qui n’ont pas grand-chose à voir l’un avec l’autre ; sauf dans les ministères et les commissions qui sont mises en place sur le sujet.

Je ne suis pas là, pour dire s’il faut choisir le développement ou le durable car les deux mots font référence à des directions relativement opposées.

Mais je pense qu’il n’est pas honnête de faire croire aux gens que l’on peut avoir les deux à la fois.

On continue de produire des emballages car cela fait travailler des gens dans l’industrie du même nom. Ça, c’est pour le développement. Puis, pour le durable on va les récupérer à grand coup de camions et d’usines de recyclages puis on va en faire autre chose ; un autre emballage, un pot de fleur ou un piquet de vigne. Toute cette logistique emploie des gens et utilise aussi des machines produites dans d’autres usines.

Le vrai durable c’est quand même de ne pas produire l’emballage. Mais là, plus d’usine de recyclage, plus de camion poubelle et surtout plus de salariés pour activer tout cela.

En viticulture,  nous ne sommes pas épargnés. Les mèches de soufre pour les barriques ont toujours été conditionnées en boite en carton. Maintenant, elles sont proposées dans des petits seaux en plastique. Certes, c’est plus pratique et moins sensible à l’humidité. Mais ce n’est pas très durable.

Pour surfer sur la vague du bio, des fabricants proposent des agrafes à vignes (pour les levages) biodégradables car issues du maïs.

L’idée  peut paraître intéressante. Mais dans ce cas l’agrafe ne dure qu’une saison. Il faut en racheter tous les ans. De plus, est-ce moralement justifiable de transformer des aliments en agrafes à vigne ? Leur fabrication utilise de l’énergie alors que leur durée de vie est par définition très courte.

A la maison, nous utilisons encore les bonnes vieilles agrafes en métal galvanisé. Ce sont de petits morceaux de fils de fer pliés. Elles durent de très nombreuses années. On les emploie en été et on les récupère pratiquement toutes à l’automne. C’est plus durable mais au niveau développement, on ne stimule pas très souvent l’économie.

Les exemples sont très nombreux et mériteraient des pages.

Le plus grave, c’est que certains qui se sont pris en jeu du développement durable semblent y croire sincèrement !

Heureusement, dans la bible il me semble qu’il y a une phrase du style « heureux les simples d’esprit… »

Par Corinne Comme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 3 juin 2009 3 03 06 2009 15:24

out le monde sait que le cordonnier est le plus mal chaussé. Je n’apprends rien à personne. Par contre, quand je lis dans la RVF un message du « cocréateur du premier concours de vins bios » que le « bio ne fonctionne pas partout », je suis un peu surprise.

Effectivement, Monsieur Philippe de Broca s’exprime en ces termes dans la rubrique les « amateurs ont la parole » de cette revue bien connue après un dossier sur les vins « bios ».

Selon lui, la culture bio n’amène rien au vin et le seul intérêt du bio, c’est le respect des sols.

On se demande donc pourquoi il organise un concours des vins bios, si cette technique culturale n’a aucune utilité gustative. Il devrait plutôt organiser un concours des sols bios !

Donc, toujours selon ce Monsieur, le bio en Provence, c’est possible tous les ans. Mais pour un Champenois, il n’est pas possible de cultiver en bio. A Bordeaux, c’est mitigé ; certains peuvent d’autres non.

Est-ce une question de climat, d'intelligence, de moyens,(…) ? Il ne l’explique pas.

Le tableau des récoltes dépeint par l’auteur est tellement catastrophique qu’on n’a plus envie de boire de vin bio : « petit rendement à cause du désastre sanitaire qui frappe les récoltes », « sans récoltes saines, pas de bons vins francs de nez ».

Difficile de faire pire !

Heureusement, le cocréateur du premier concours de vins bios à LA solution : l’agriculture raisonnée !...

Celle-là, même les firmes chimiques ne l’avaient pas espérée. Un promoteur des vins bios qui donne le conseil de ne pas cultiver en bio et qui préconise l’utilisation de pesticides.

A quand, José Bové faisant la pub pour Mac Do.

Remarquez, il y a bien Jean-Pierre Coffe en photo partout pour Leader-Price…

 

Par Corinne Comme
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés