Divers

Lundi 10 août 2009 1 10 08 2009 11:09

Hier, c’était le repas d’anniversaire d’Eric B. Jean-Michel et moi avions la chance d’être invités à ce grand moment de gastronomie. Les autres invités étaient un couple de vignerons de la région, Isabelle et Franck, les propriétaires du Château Jonc Blanc.

 

Nous sommes donc venus.

Le ciel était bas et pluvieux. Nous avions eu plus de 30 mm d’eau dans la nuit. C’est le genre de temps qui n’est jamais très bon ni pour le moral, ni pour les repas d’été, en général tournés vers l’extérieur.

 

Nous avons vu.

C’était magnifique. Chaque plat était une recherche d’expression subtile des ingrédients mis en œuvre mais aussi de complémentarité avec les vins proposés.

Ce n’est pas la première fois que j’ai l’opportunité de déguster sa cuisine mais à chaque occasion, je peux mesurer la distance qui me sépare de ses performances culinaires.

J’aime cette cuisine, mélange de tradition et de goûts contemporains. C’est à la fois épuré mais riche en saveurs. Tout est très élaboré mais parait simple tellement c’est bien pensé.

C’est tout simplement de l’art.

 

Nous avons vaincu.

Et ce n’était pas évident car chaque fois que nous pensions être arrivés prés du but, c'est-à-dire la fin du repas, un nouveau plat arrivait ; huit au total !

Mais comme les parts sont à la fois complètement adaptées en taille et très peu grasses, il était possible d’aller au bout ; sans défaire la ceinture ni les boutons du pantalon.

Les discussions vigneronnes sont aussi une bonne aide car les repas s’allongent sans que l’on s’en rende compte. Le choix des invités n’était pas dû au hasard car il planait un petit air de biodynamie au dessus de la table…

 

Eric a atteint un niveau culinaire de grand chef. On le savait déjà tant son blog tenu quotidiennement nous le rappelle. ICI


Bravo encore, bon anniversaire et vivement l’année prochaine…en espérant faire encore partie des invités !

 

 

 

 

Par Corinne Comme
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Vendredi 12 juin 2009 5 12 06 2009 10:11

Dans un message précédent, je faisais allusion à la lune qui était pleine dimanche dernier.

Jean-Michel et moi faisons très attention à la lune et ses positions pour notre travail de vignerons au quotidien. Le sujet est sensible car pas admis par tous. Mais lorsqu’on prend la peine de suivre l’évolution de notre satellite, on comprend vite que la culture qui l’entoure n’est pas du tout construite sur du vent. Malheureusement, ce n’est pas non plus une équation à une inconnue où une  « phase lunaire » entraine obligatoirement une conséquence climatique et toujours la même.

Comme souvent, la réalité est plus complexe. Il faut donc apprendre à observer et apprendre tout court. Une fois de plus, c’est une leçon d’humilité.

La lune vit par de nombreux cycles différents qui sont totalement prévisibles (heureusement pour nous) et qui ont chacun leur propre rythme.

Son action est donc la combinaison de toutes ces actions simultanées. Pour connaitre les conséquences d’une « situation », encore faut-il avoir vécu la même chose antérieurement. Ce n’est pas toujours évident, surtout lorsqu’on parle de cycles qui font intervenir des décennies. De plus, les situations ne se renouvellent jamais totalement à l’identique. Il faut donc extrapoler.

La tempête de la fin janvier n’est pas arrivée à n’importe quel moment en ce qui concerne la lune. Pour la grêle du mois de mai, on était dans les mêmes phases. Idem pour la semaine que nous venons de vivre…

Les premières tâches de mildiou elles non plus ne sont pas arrivées au hasard. Elles ont correspondu à certains autres moments précis de la vie de la lune. Ce mois-ci, la période critique devrait se situer dans 2 semaines avec une augmentation progressive d’ici là.

Je ne suis pas Madame Irma pour annoncer cela. Tout bon paysan le sait depuis des milliers d’années.

Encore faut-il en tenir compte. Pour cela, à chacun sa méthode.

Mais c’est un autre sujet.

Par Corinne Comme
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Mercredi 20 mai 2009 3 20 05 2009 09:10

La semaine dernière, après la tempête nous avons fait quelques photos du ciel de Pauillac lors du coucher de soleil après un terrible orage. Heureusement pour nous, il ne portait pas ces terribles grêlons de destruction.

En ne tenant compte que de l’esthétique, on doit quand même reconnaître que c’est terriblement beau tout en gardant un aspect terrifiant.

Je vous laisse seuls juges…





Par Corinne Comme
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Lundi 4 mai 2009 1 04 05 2009 09:18

Une fois de plus nous avons cédé à la tradition locale qui veut que l’on mange une omelette à l’aillet au petit-déjeuner le jour du 1er mai ; en l’accompagnant de vin blanc liquoreux.

Ainsi, on est supposé ne pas avoir de fièvres dans l’année.

Pour ceux qui ne le sauraient pas, l’aillet est la jeune tige qui ressemble un peu à un poireau et dont la base souterraine va donner une tête d’ail.

Déjà l’an dernier, j’avais parlé ici même de cette étrange coutume que j’avais découverte en épousant Jean-Michel.

Dans tous les villages de la région, des repas omelettes à l’aillet sont organisés. Bien souvent, l’aillet ne sert que de prétexte à des rencontres festives qui comptent de nombreux plats.

Ceux qui sont bien organisés peuvent même en faire plusieurs à la suite ; en commençant chez ceux qui suivent la tradition à la lettre et qui en font leur petit-déjeuner puis en finissant aux endroits où l’omelette est servie lors de déjeuner.

Bien-sûr, mon beau-père Yves participe activement à ces repas. Une fois de plus, il a aligné plusieurs heures de bataille à coup de couteau et fourchette.

J’aurais très bien pu inscrire ce texte dans la rubrique « un an après » que je fais vivre actuellement. Mais, si j’ai décidé de lui donner sa propre vie c’est pour vous faire partager ma réflexion actuelle sur le sujet.

Et si l’aillet avait une utilité vraie sur la santé ?

On est actuellement au printemps, période où on trouve facilement l’aillet mais c’est aussi le moment où on évacue les « restes » de l’hiver. On aère les maisons et on lave le linge qui ne sert pas beaucoup plus facilement que dans l’hiver.

Pour ce qui est des nos organismes, on les « nettoie ». Cela passe par une nourriture plus riche en vitamines et en légumes frais.

L’ail possède des vertus insectifuges et vermifuges. L’aillet est particulièrement odorant et il « chauffe » l’organisme ; il réveille le corps à la sortie de l’hiver.

Comme il est vert, on en consomme beaucoup plus que de l’ail en gousse.

Donc, une cure d’aillet à cette saison et qui plus est au petit-déjeuner lorsque le ventre est vide ne constitue-t-elle pas un traitement de fond destiné à nous rendre plus « résistants » pendant quelques mois ?

Le fait de caler la date de l’omelette le 1er mai permet de ne pas l’oublier d’une année sur l’autre.

Il y a quelques années, j’aurais ri en entendant cette réflexion. Maintenant, c’est moi qui en suis à l’origine car j’ai appris que derrière chaque coutume il y avait souvent des réalités beaucoup plus profondes et anciennes qu’on pouvait le penser.

Par contre, je n’ai pas encore trouvé dans la tradition une justification à la présence de vin liquoreux avec l’omelette. Pour nous, ce fut bien-sûr du Champ des Treilles Vieilles-Vignes.

Mais après tout pourquoi avoir toujours besoin de chercher des justifications à tout.

Parfois, le seul plaisir procuré par un verre de vin est une justification largement suffisante !

Le secret d’une bonne santé serait donc un équilibre subtil entre traitement de fond et plaisir de consommer un bon vin.

Finalement, la médecine ce n’est pas sorcier !!!

 

Par Corinne Comme
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Vendredi 24 avril 2009 5 24 04 2009 10:34

Hier, ma fille Laure se faisait arracher les dents de sagesse. J’ai donc passé la journée à Bordeaux dans la clinique où l’opération a eu lieu. Les choses se sont bien passées, heureusement.

Si je parle de cela aujourd’hui, c’est pour aborder un sujet qui m’a fortement interpelé récemment. J’y avais fait allusion il y a quelques semaines après la mort de ma maman. J’avais cité une phrase de Socrate disant que « les mots doivent franchir la barrière des dents » ; sinon ils deviennent des maux (de dents).

Il existe pour les dents une symbolique très complexe qui lie les dents (et leurs problèmes) à des désordres physiques, affectifs, familiaux, professionnels,…

Une simple recherche sur internet en dira beaucoup plus long.

La découverte de ce monde nouveau m’a perturbée. La mauvaise dentition ne serait pas que la conséquence d’un excès de sucre mais d’une accumulation de diverses douleurs bien plus larges que le simple cadre des dents.


Qu’en est-il réellement ? Je n’ai pas d’expérience pour le dire mais je pense que l’on se rapproche de notre vision du monde qui semble beaucoup plus complexe que nous l’estimions il y a encore quelques années, à la sortie de nos études « supérieures ».

Une fois de plus, tout est en équilibre subtil et il est très risqué d’intervenir sans dégrader au lieu d’améliorer. Comme toujours, il est terrible de constater que cette culture là c’est perdue. Une de plus !

Il y a quand même un cas intéressant à considérer. C’est justement celui des dents de sagesse. La symbolique des dents attribue la venue des dents de sagesse au passage de l’enfance vers l’âge adulte, le départ du noyau familial protecteur vers une vie d’autonomie.

Souvent, c’est au moment des examens qui marquent bien le changement à venir que ces dents font parler d’elles.

J’ai donc fait un petit inventaire autour de moi pour savoir ce qu’il en était et si cette théorie fonctionnait. Le lecteur peut faire de même…

Jean-Michel a passé son concours de l’ENITA avec des douleurs abominables et 6 Doliprane par jour par la faute des dents de sagesse qui s’exprimaient pour la première fois. Elles ont été arrachées dans l’été suivant.

Pour ma part, j’ai subi leur extraction très douloureuse (et ratée) pendant mes études supérieures.

Laure n’a pas encore l’âge de quitter la maison, mais elle fait preuve d’une très grande indépendance d’esprit. Elle ne supporte pas la surveillance de ses parents, ni leur aide dans ses études. Elle a donc connu l’époque « dents de sagesse » très précocement.

Son frère Thomas n’a jamais eu ce comportement…et n’a jamais eu de signes des dents de sagesse.

Enfin, mon beau-père Yves et son frère Jean ont toujours été très dépendants de leur mère et très soumis à celle-ci qui est un petit tyran. Ils ont 72 et 74 ans et leur mère en a 97 !

Yves a eu les dents extraites dans la douleur par un chirurgien vers 40-45 ans  et les dents étaient tellement bien accrochées qu’il a fallu tirer et tirer au point qu’il a été défiguré pendant quelques jours.

Pour son frère, c’était il y a quelques mois, dans l’hiver dernier…

A méditer, non ???

Par Corinne Comme
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Lundi 6 avril 2009 1 06 04 2009 11:24

 

Toute la semaine dernière a été consacrée aux primeurs à Bordeaux. Il s’agit de la présentation aux professionnels et aux journalistes des vins du dernier millésime.

 

Dans un contexte particulièrement incertain et surréaliste, la région a quand même vu arriver quelques milliers de personnes du monde entier. Il semble qu’ils soient moins nombreux que les années précédentes, mais c’est quand même impressionnant et rassurant de voir que les grands vins intéressent encore autant de gens, au point de se déplacer de tous les coins du monde.

 

Dans cette grande messe dédiée aux plus grands vins Bordeaux, mon rôle est particulièrement modeste. Il n’est pas question pour moi de penser vendre du vin qui est encore en élevage selon le principe des primeurs. Ce système est avant tout destiné aux vins sujets aux spéculations. Ce n’est ni le cas de mon vin, ni l’année qui convient.

 

Pourtant, j’ai moi aussi profité de cette grande messe pour rencontrer des clients attitrés ou « postulants ».

Entre mon domicile de Pauillac et le domaine, j’ai pu effectuer plusieurs présentations de ma gamme de vins.

 

Je suis aussi très flattée de constater aussi que parmi toutes les personnes qui ont été servies par Jean-Michel pour déguster les vins de Pontet-Canet, certains lui ont demandé de confirmer s’il était bien le mari de Corinne Comme car ils connaissaient le Champ des Treilles. C’est le début de la gloire !!

 

Plus sérieusement, on peut penser que progressivement, mes vins font leur place dans le monde grâce à leur qualité et à l’âme que nous leur transmettons.

 

Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant d’être universellement reconnue. Heureusement car si l’on compare ma modeste production au nombre d’habitants de la planète, il est clair que je ne pourrai pas fournir tout le monde.

 

Donc, finalement il vaut mieux rester encore un peu dans l’ombre…

Par Corinne Comme
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Mercredi 25 février 2009 3 25 02 2009 13:20

La semaine dernière, Jean-Michel a reçu un groupe de visiteurs belges à Pontet-Canet.

Ils venaient sur les conseils de mes amis Mostade, cavistes passionnés et passionnants. Grâce à eux, j’ai découvert leur pays et leurs habitants chaleureux que j’ai toujours autant de plaisir à revoir.

 

Pour remercier leur hôte, les visiteurs avaient amené des produits « régionaux ». Il y avait bien-sûr une bière CHIMAY. C’est traditionnel et pas surprenant. Ce qui l’est moins pour nous, c’est la taille de la bouteille : 3 litres. C’est la première fois de ma vie que je vois une telle bouteille de bière.

Maintenant, il va falloir trouver une occasion de l’ouvrir. 3 litres, cela représente 4 bouteilles. Il faudra bien plus que l’aide de mon beau-père Yves, pourtant bon vivant, pour en venir à bout tout en respectant le produit !

 

L’autre présent offert par les visiteurs était une caissette d’endives du pays. Selon Jean-Michel, l’œil de la personne brillait de passion en donnant ce cadeau.


 

Mon œil aussi brillait en voyant la caissette car pour moi, l’endive l’est un des meilleurs légumes ; à égalité avec les asperges.

Nous avons donc dégusté religieusement les endives que j’ai particulièrement appréciées. Elles sont à la fois plus amères et plus sucrées que celles que je consomme habituellement. Elles sont aussi plus petites, plus denses et plus croquantes.

 

Si je parle de cette anecdote aujourd’hui, c’est parce que je me suis rendue compte que le monde des endives n’est pas très éloigné de celui du vin.

Dans ces deux cas, et dans beaucoup d’autres, ils représentent le travail des producteurs et portent aussi leurs espoirs, leurs souffrances et leur fierté.

 

Les terroirs, les conditions de production donnent une part de sa qualité au produit.

 

Mais l’amour porté par le producteur à son produit conditionne aussi le résultat final en lui donnant une âme.

 

C’est sûrement tout cela que j’ai ressenti en dégustant les endives.

Par Corinne Comme
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Lundi 23 février 2009 1 23 02 2009 09:10

Week-end de réparation de la maison.

16 ans après la réparation de notre maison de Pauillac, nous avons entrepris de faire quelques réparations à l’intérieur.

A l’époque, la philosophie de réparation des bâtiments de Pontet-Canet n’était pas la même que maintenant. Donc, c’était la grande période des plaques de doublage des murs.

Lorsqu’un mur était humide, on cachait le problème avec une plaque de plâtre doublée de polystyrène. Ainsi, on ne voyait plus le problème !

Mais, le problème était toujours là. Sournoisement, il ressortait un jour ou l’autre.


Maintenant, on est revenu aux valeurs sûres c'est-à-dire les enduits naturels à la chaux qui laissent le mur respirer. En plus, ils  ne coûtent presque rien. De la chaux, du sable et de l’eau, il n’y a rien de meilleur marché. C’est tellement vrai que rares sont les artisans qui acceptent de les utiliser.

Par contre, il faut suer un peu pour enlever les vieux enduits, souvent recouvert de béton pour masquer l’humidité.

Quand j’ai vu Jean-Michel piquer les murs j’ai compris à quel point c’est un travail d’humilité. Il faut taper fort pour faire sauter quelques centimètres carrés. Mais quand un mur est découvert, les pierres redonnent tout de suite de la noblesse à la pièce.


Donc, on enlève les plaques de doublage pour faire des enduits à la chaux et des finitions avec des badigeons à la chaux. C’est fou tout ce qu’on peut faire avec de la chaux. La variété des rendus est pratiquement infinie. Chacun peut y trouver son compte…sauf les fabricants d’enduits tout prêts et de plaques.

 

Finalement,  les maisons et les vignes ont beaucoup de points communs. On nous a proposé dans les deux cas des solutions alléchantes pour des résultats rapides. Mais ses solutions ne sont que des replâtrages sur les problèmes ; on ne règle rien. On cache les problèmes un certain temps. Mais les problèmes ressortent toujours.

 

Heureusement, un jour on en prend conscience et on revient à des solutions plus logiques ; certes exigeantes mais tellement plus satisfaisantes et durables.

 

Faire et défaire ; c’est toujours du travail.

Par Corinne Comme
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Vendredi 13 février 2009 5 13 02 2009 10:45

Alors que la région panse ses plaies après la tempête, on peut se poser la question de la prévision d’un tel déchainement de violence.

Certes, les prévisionnistes de Météo-France ont fait des progrès depuis 99 et des vies ont pu être sauvées par quelques heures supplémentaires entre l’annonce du phénomène et l’arrivée effective des vents.

Mais, il nous manque encore les clés de compréhension du « pourquoi » de telles tempêtes.

 

Je pense que certains détails auraient pu nous mettre la puce à l’oreille depuis quelques temps.

 

Ainsi, lorsque la tempête est arrivée en 99, il y avait Sisi Impératrice à la télé. Cette année, nous avons encore eu droit à la saga des Sisi pendant les fêtes. C’est un signe qui ne trompe pas.

Bien-sûr, les septiques pourront rétorquer que ces films sont programmés très souvent à Noël.

A cela, je réponds qu’il conviendrait de regarder les statistiques avec attention pour se faire une idée précise sur la question.

 

Pour ma part, le lien entre la diffusion de Sisi et la tempête est évident. Je l’explique par une sorte de courroux céleste (ou divin suivant la sensibilité des gens) contre les responsables des programmes télé.

 

Donc, la prochaine fois que vous verrez qu’une n-ième diffusion d’un film de Sisi est annoncée, n’oubliez pas de fermer vos volets et d’attacher solidement les arbres fragiles et auxquels vous tenez !

 

Malheureusement, au-delà des Sisi impératrice, il y a aussi d’autres sagas qui mériteraient toute notre attention pour leur influence sur les déchainements climatiques. Sans que la liste soit exhaustive, je pense par exemple à la Série des « Angélique, Marquise des Anges ».

 

Tout cela nous montre qu’on n’a pas fini de voir les arbres tomber ni de passer du temps sur les toits à remettre les tuiles en place…

Par Corinne Comme
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Mercredi 28 janvier 2009 3 28 01 2009 10:27

La tempête est passée. Avec elle, tous les stigmates de celle de 99 sont ressortis de notre inconscient.

Chez nous, c’est plutôt moins pire que la dernière fois. Mais est-il vraiment utile de comparer la puissance des vents et l’importance des dégâts ? Quelques pourcents de forêt ou de toitures détruits en plus ou en moins ne changent pas grand-chose à la réalité dramatique de la situation.

On ne peut qu’être humble face un tel déchainement de violence. A chaque fois, notre petit confort de base en prend un coup. Très vite, sans électricité ni téléphone, on se sent perdu. Je ne parle même pas des coupures d’eau qui paraissent très vite insurmontables. Même internet arrive rapidement à faire défaut.

Nos sociétés modernes nous ont procuré des conditions de vie particulièrement enviables mais tout cela reste particulièrement vulnérable.

Il y aura bientôt une semaine que la tempête est passée et de nombreuses zones sont encore sans électricité. Les services de réparation feront sûrement mieux qu’en 99 mais certains s’éclaireront toujours à la bougie pendant plusieurs jours.

Une incertitude cependant : les agents EDF seront-ils sur les pylônes demain ou dans la rue à manifester pour leurs conditions sociales et leurs régimes spéciaux ? C’est une grande question.

Par Corinne Comme
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