L’expression très tendance en ce moment, c’est « réchauffement climatique ». On doit environ l’entendre 100 fois par jour. Elle nous est sortie à toutes les sauces ; pour expliquer le chaud, le froid, la sécheresse, la pluie,…C’est la cause de tous les maux.
Prétendre que l’homme n’a pas d’influence négative sur l’environnement serait très prétentieux, voire même inconscient.
Mais, on peut se poser la question de la simplification à l’extrême des problèmes.
Ce qui a tendance à m’énerver, c’est la dictature du réchauffement climatique qui s’instaure partout et qui n’autorise aucune contestation tant la cause est majeure.
On nous reproche pêle-mêle tous les excès. On pollue en produisant, tout simplement. Pour les viticulteurs bios que nous sommes, c’est encore pire car n’utilisant pas les pesticides et désherbants qui permettent de simplifier à l’extrême le travail, on produit plus de gaz à effet de serre. Les sarments sont montrés du doigt, la fermentation aussi car elle produit du gaz carbonique. Certains sont même allés jusqu’à s’interroger sur l’utilité des vaches qui produisent des gaz en ruminant. Heureusement, nous n’avons plus d’animaux !
Pour livrer nos vins, il faudrait les construire une ligne ferroviaire entre chaque chai et un port. Là, on chargerait les vins sur des bateaux pour les amener jusqu’aux clients.
Celui qui a une bouteille plus lourde que la bouteille la plus allégée sera bientôt condamné à des coups de fouet.
Il faut donc arrêter de produire car tout ce que nous faisons génère obligatoirement des nuisances pour l’environnement.
Parallèlement à cela, il ne vient à l’idée de personne de se demander combien de gaz carbonique a été produit par les spectateurs d’un match de foot pour se rendre au stade.
Quel est l’impact écologique et l’utilité réelle des courses de Formule 1 pour lesquelles le carburant dépensé en course doit être une goutte d’eau par rapport au transfert d’écuries entières aux quatre coins du monde ?
Les dirigeants du foot français ont-ils besoin d’aller en Afrique du Sud simplement pour participer au tirage au sort de la phase finale ? Vu comment nous avons été qualifiés, un seul représentant aurait pu suffire…
Les artistes donneurs de leçons ne pourraient-ils pas faire leur shopping localement plutôt que d’aller faire les boutiques à New-York ou Los-Angeles ?
