Ce n’est un secret pour personne, il existe bien deux France, celle d’en haut et celle d’en bas.
Je sais que l’expression a été déjà employée par des politiques pas très conscients des enjeux. En effet, la frontière entre les deux France ne se fait pas en fonction de la déclaration de revenus mais par rapport à la Loire qui sépare la France d’en haut, qui mange des galettes des rois feuilletées fourrées à la frangipane et celle d’en bas qui consomme des galettes briochées en forme de couronne avec un trou au milieu.
Jusqu’à une date récente, il y avait une sorte de guerre des tranchées entre les deux coutumes ; chacune restant sur ses positions sans envahir l’autre. Mais, avec l’uniformisation des goûts, la recette du Nord, dite Parisienne s’est mise à envahir le reste de la France.
Il est de bon ton de ne plus consommer notre galette des rois traditionnelle, plus basique et moins tendance.
Mais il faut résister !
La galette briochée est beaucoup moins lourde en calories que sa cousine parisienne. Elle est aussi bien plus pratique à manger car elle ne colle pas au doigt et ne menace jamais de tomber en paquet sur le sol ou les habits.
Bref, on peut en consommer sans crainte !
Donc, je vous propose une recette simple de cette galette des rois :
Pétrir 1 verre de farine avec un peu de farine de boulanger délayé dans de l’eau tiède.
Laisser lever pendant 3 heures.
Ajouter un autre verre de farine, 2 oeufs entiers, 50 g de beurre fondu, 30 g de sucre et de la fleur d’oranger. Pétrir à nouveau et façonner en galette.
Laisser lever, l’idéal étant durant toute une nuit.
Chauffer le four à 180° et cuire environ 25 mn.
Saupoudrer de sucre glace une fois refroidi et ne pas oublier de placer une fève !
Et comme j’ai commencé pour texte en faisant allusion aux politiques, je vais reprendre pour conclure la technique du consensus propre à ces personnes qui ont l’art de ne jamais vouloir mécontenter leurs électeurs potentiels.
Ainsi, au nom de l’unité nationale, on pourra peut-être consommer les deux galettes à la fois en ayant bien pris soin d’ouvrir pour l’occasion une bonne bouteille, ou même deux, une du nord, une du sud…
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Je revois encore la mamie de Jean-Michel, partant avec son panier en
osier et sa bèche pour en récolter. Elle en ramenait quelques dizaines qu'elle nettoyait consciencieusement avant de donner les fanes aux poules qui se battaient pour bénéficier de ce butin de
choix.
Les baraganes, qui n'ont pas de saveur prononcée respectent complètement le vin.