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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 08:02

Les médias viennent de relayer l’information selon laquelle une partie de la cave de l’Elysée vient d’être vendue aux enchères.

Question d’éthique ! Pensez-donc, on ne peut pas faire déguster de grands vins dans de grands millésimes aux chefs d’états et autres hautes personnalités étrangères qui sont les invités de la présidence.

La vente aurait rapporté 300000€. Une grosse somme pour le commun des mortels mais un grain de sable dans les 2000 milliards de dette de l’état ; dette qui monterait même à 5000 milliards selon d’autres calculs.

S’il y a une activité qui n’est pas délocalisable c’est bien la viticulture. Le monde entier nous envie nos vins. Mais le premier des français en a honte.

On savait déjà que notre président n’aime pas les riches et il le montre un peu plus chaque jour. Mais on sait maintenant qu’il n’aime pas les vins chers.

Il est donc question de rediriger la cave de l’Elysée vers des vins plus modestes. Exit les Petrus 90 !

Imaginez donc un chef d’état étranger à qui on servirait un Champ des Treilles après lui avoir suggéré qu’un Haut-Brion est trop cher pour lui !

Mon domaine est trop récent pour avoir produit du 92, du 77 ou du 74 mais je pense qu’il doit encore en exister çà et là. Et leur propriétaire serait ravi d’en faire profiter l’Elysée à bon prix…


Pour les sorties officielles, on aurait le choix suivant les destinations entre la DS noire, la Micheline à siège en bois et la Caravelle qui a fait les beaux jours d’Air-Inter dans les années 60. Trop dispendieux les TGV et autres Airbus.

En cherchant encore, on pourrait trouver du 68 pour bien marquer la révolution anticapitaliste. Pour le symbole on peut aussi servir du 1936. C’est plus difficile à dénicher mais cerise sur le gâteau c’est un millésime de faible qualité.

Donc vieux, démodé et fané. Parfait pour promouvoir l’image de la France !

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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