Il y a des jours comme ça, où on se demande pourquoi on s’est levé…
Vendredi dernier, Jean-Michel avait pris une journée de « congé » pour terminer son décavaillonnage des vignes à 1
mètre.
On avait aussi fait coïncider le traitement des vignes ce jour là.
La journée a commencé de très bonne heure avec le soleil qui se levait.
A peine parti avec le pulvérisateur, le tracteur est revenu avec un problème de manette de gaz sur le tracteur neuf. Première
intervention pour resserrer le boulon récalcitrant.
Puis, un moment après, nouveau retour pour une tuyère du pulvérisateur détachée de son châssis. Nouvelle intervention pour refixer le
tuyau en plastique.
Enfin, la cuve du pulvérisateur a pu être enfin vidée mais on était déjà en début d’après-midi.
Après un rapide repas, nouveau départ du tracteur pour finir l’hectare encore à traiter.
Une demi-heure plus tard, c’était carrément un retournement du pulvérisateur dans un rang !
Le sol rendu instable avec la terre remuée par les charrues, une cuve de pulvérisateur presque vide, un dévers particulièrement
prononcé à cet endroit,…Une somme de détails qui, mis ensemble au même moment ont engendré l’accident.
Dans ces cas là, on se demande d’abord comment remettre l’appareil sur ses roues tout en agissant en sécurité pour ne pas rajouter un
drame humain à un accident matériel.
Heureusement, Jean-Michel finissait son décavaillonnage et il a donc trouvé une nouvelle occupation : « dépanneur de
pulvérisateur retourné ».
J’ai été obligée de lui laisser temporairement mon petit tracteur à chenilles qui me servait à griffer.
Grâce à cela et en moins d’une heure, le tracteur et le pulvérisateur endommagé étaient de retour à la maison.
Bilan, 3 tuyères d’air brisées et les fils des électrovannes arrachées. A postériori, je me dis que pour illustrer mon propos,
j’aurais très bien pu prendre une photo. Mais voilà, dans la précipitation je n’y ai pas pensé.
Une fois de plus, « Mac Gyver » Jean-Michel a réparé un après l’autre tous les tuyaux d’air, en partie avec des portions
intactes de tuyaux cassés.
Puis est venu le temps de l’électricité : retrouver la bonne place dans un raccord multiple pour tous les fils arrachés. Pour
cela, il faut tester, réfléchir, essayer et finaliser le branchement.
Ainsi, le pulvérisateur a enfin pu repartir et terminer son travail commencé bien plus tôt.
N’étant pas issue d’une famille de bricoleurs, j’ai progressivement pris l’habitude de vivre avec un mari qui sait tout faire ou
presque.
Maintenant, je finis par penser que c’est normal de savoir tout faire !
Après de telles journées, on se demande toujours si les choses auraient été différentes si on avait décidé de traiter le samedi au
lieu du vendredi.
Grande question et pas de réponse…