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8 août 2012 3 08 /08 /août /2012 13:10

Ah les années soixante-dix, le disco, les pattes d’éléphant, les couleurs flashies,… sans oublier les odeurs de poubelles brûlées…

 

A l’époque, on passait d’une économie sans plastique où tout se recyclait, à la société du plastique sans système de recyclage.

 

Dans les campagnes au moins, les gens brûlaient les poubelles à l’air libre, sans précaution.

Je ne l’ai pas connu, mais à Margueron, la collecte s’est organisée au niveau communal avec un tracteur, une remorque et l’employé communal qui, une fois par semaine récoltait les ordures ménagères et les faisaient brûler dans un trou creusé derrière la mairie.

 

J’imagine très bien la chose car dans la zone où j’habitais avec mes parents, c’était un peu la même chose mais les ordures étainet brulées derrière le cimetière. J’ai très bien en mémoire l’odeur désagréable des poubelles brûlées.

 

Et bien, comme tout revient un jour, cette odeur nauséabonde et sûrement dangereuse est revenue grâce à l’idée géniale de nos élus locaux : le ramassage des poubelles intègre maintenant une notion de poids de déchets par foyer.

J’en avais parlé il y a quelques mois, au moment où la mesure est devenue officielle.

 

Dans le but de diminuer leur redevance « déchets ménagers », les habitants sont revenus aux anciennes méthodes, c'est-à-dire à l’incinération dans le jardin. Les plus talentueux ont fabriqué un incinérateur.

Les moins scrupuleux ont prévu les fossés et les forêts pour abandonner leurs déchets.

 

Un vrai bond de 40 ans en arrière !

 

En plus, les administrés contribuables ont dû payer de  nouvelles poubelles intégrant des puces électroniques et sûrement de nouveaux camions équipés de moyens de pesage. Un équipement digne des films de science-fiction avec les chansons des Bee-Gees en arrière plan !

 

Même en ayant les camions-poubelle qui passent en bas de chez eux avec des redevances ordures ménagères payées quoi qu’il en soit et des déchetteries gratuites, on avait déjà des poubelles abandonnées un peu partout. Donc, en faisant payer au poids, on peut s’attendre à un flop.

 

Une fois de plus, je me demande comment on peut être assez stupide pour penser qu’une telle initiative peut fonctionner ; au moins dans le sud de la France.

 

Tout le monde trouve l’initiative stupide. Mais je suis sûre que les élus ne tarderont pas à se féliciter et s’auto-congratuler au sujet de la diminution massive des quantités d’ordures collectées. Ils diront même que la sensibilisation des administrés a porté ses fruits et que la citoyenneté s’en trouve de ce fait grandie.

Pauvre de nous et pauvre pays.

 

Il parait que les Mayas ont indiqué que le 21 décembre prochain marquait un changement d’époque ; ce que certains ont interprété comme la fin du monde.

 

Je ne sais pas si c’est vrai, mais une chose est sûre, notre société est vraiment au bout du rouleau !

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 13:20

Comme tout bon vigneron de France, je dois remplir ma déclaration de stock au 31 juillet.

Il y a comme ça des passages obligés. Le 25 novembre, c’est la déclaration de récolte ; le 1er janvier, il y a les vœux. Et le 31 juillet, c’est la déclaration de stock.

 

J’ai donc compté tous les vins présents sur l’exploitation et aussi les capsules fiscalisées. Il faut ensuite faire des rapprochements avec le stock théorique et si besoin trouver la cause de discordances pour qu’à la fin tout soit conforme.

 

Cette année, l’inventaire a été particulièrement facile à réaliser. Il faut dire que les stocks de bouteilles sont au plus bas donc c’est plus rapide à compter.

On a connu des périodes où les stocks étaient importants. En plus du caractère fastidieux du comptage, le nombre de bouteilles nous rappeler sans cesse la triste réalité et nous faisait nous reposer la question centrale du « comment faire pour vendre du vin ? ».

Heureusement, ce temps est révolu et j’en savoure d’autant plus la situation présente !

 

Un autre élément qui rend le comptage plus facile (et les finances plus saines), c’est le resserrement de la gamme.

Après s’être étoffée dans le temps, elle est revenue à des valeurs sûres, c'est-à-dire des vins en adéquation avec le marché et la demande.

Je suis toujours surprise et même impressionnée de voir beaucoup de collègues multiplier les vins présents à la vente.

Dans notre fourchette de prix, il faut tout compter si on veut continuer d’exister.

Qui n’a pas été tenté d’élaborer une cuvée issue d’un terroir particulier, différent du terroir voisin ?

Pour quelques centaines de bouteilles, il faut concevoir et imprimer une étiquette spécifique. Pour de petites séries, cela peut se chiffrer en euros par bouteille.

Pour ceux qui comme nous font appel à un prestataire de mise en bouteilles, tout changement de référence pendant la mise est facturé plusieurs centaines d’euros.

On a vite atteint le prix de vente rien qu’avec le coût de l’habillage. On peut alors être tenté de vendre plus cher avec le risque réel de sortir du marché et de rien vendre.

Tout cela ne répond pas à la question fondamentale qui consiste à se demander si un tel vin, aussi bon soit-il trouvera un public permettant ainsi de pérenniser son existence.

 

Bref, j’essaie de ne pas être dans l’émotion quand je goûte mes différentes cuves en restant les pieds sur terre.

Certes, c’est moins poétique que d’avoir une multitude de cuvées aux noms plus ou moins originaux ou évocateurs, quand je fais mon inventaire, je me dis que je ne dois pas complètement être dans le faux.

 

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 15:49

Comme tout le monde, je vois s’agiter le Ministre du redressement productif face aux plans sociaux.

 

La lilliputienne chef d’entreprise que je suis, a toutes les difficultés du monde à voir le Ministre et ses collègues, comme des alliés face à la sévérité du monde.

Il me semble même que les entreprises sont considérées par ces gens comme des ennemis qu’il faut faire plier coûte que coûte.

 

Il ne s’agit pas de dire qu’on est de tel ou tel bord politique car il y a à mon sens un réalisme économique qui fait que des salariés sont dépendants d’une entreprise.

 

Sans entreprise, il n’y a plus de création de richesses et donc plus de salariés.

Cela semble évident dit comme ça, pourtant des millions d’emplois ont été perdus en ayant oublié ce constat simple et universel.


On veut interdire les licenciements sans se demander pourquoi les entreprises licencient. Et surtout sans imaginer des solutions qui leur permettraient de ne plus avoir à licencier.

 

On veut obliger les entreprises à embaucher en rendant les heures supplémentaires moins attractives.

Bien, mais comment on fait quand on a un besoin ponctuel. A la fin, c’est toujours le salarié qui va trinquer. Celui qui faisait des heures sup n’en fera plus ou même s’il en fait, son bulletin de salaire sera bien plus maigre qu’avant.

Et là, on ne touche pas les rentiers ou les patrons du CAC40 mais des gens simples qui auront un peu moins pour vivre ; tout simplement.

 

Le travail noir qui ne s’est jamais aussi bien porté, surtout depuis l’avènement des 35 heures se voit offrir un plat de roi avec le travail déclaré qui devient encore moins accessible qu’avant.

 

On pense qu’en coupant le gâteau en plus de parts, on va contenter plus de monde. C’est vrai pendant un certain moment mais il arrive un stade où les parts sont tellement petites que tout le monde a faim.

 

On ne pense surtout pas à favoriser celui qui fait le gâteau pour qu’il puisse en faire un plus gros et ainsi rassasier plus de monde.

 

Je dois sûrement être la dernière à vendanger à la main dans notre petite région sinistrée. C’est un effort financier important pour moi. Maintenant, les heures supplémentaires que nous passons pour trier me coûteront encore plus cher. Jusqu’à quand pourrai-je le supporter avant de craquer et appeler la machine à vendanger ? Je n’ai pas encore la réponse.

Un jour, on nous obligera sûrement à embaucher tous les vendangeurs en CDI ou à financer des plans sociaux à la fin des deux semaines de vendanges !

 

Quand les dirigeants de notre pays de droite comme de gauche arrêteront-t-ils de se comporter vis-à-vis des entreprises selon des principes issus du Front Populaire ?

 

Entre le libéralisme débridé et l’obscurantisme recroquevillé, n’existe-t-il pas une voie de raison permettant l’épanouissement personnel dans une entreprise libérée des contraintes contreproductives ?

 

 

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 14:36

Pour la deuxième fois en deux semaines, nous avons arrosé les jeunes plants mis en terre cette année en remplacement de pieds morts.


Quelle année étrange ! Après les trombes  d’eau, nous voici maintenant avec des sols assez secs en surface pour menacer la survie des jeunes ceps.

 

C’est plutôt bon signe pour la qualité du vin à venir car après un excès de pousse, la vigne semble revenir à une raison tout à fait souhaitable. L’arrêt de végétation est maintenant en vue.

 

L’arrosage des complants de la semaine dernière a permis de passer sans encombre la période de températures extrêmes que nous avons vécue. Avec plus de 35°C sous abri, il devait faire bien chaud pour nos petits plants au ras du sol !

La météo prévoyant encore des températures chaudes, nous avons préféré reprendre les tuyaux et le pulvérisateur pour un nouvel arrosage.

 

C’est dans ces moments là, simples et besogneux qu’on se rend compte de la dévotion qu’il faut pour amener un petit plant tout frêle  à l’âge adulte. Il en faut des gestes et des gestes d’attention et presque d’affection répétés sur des années.

 

Même si nos relations avec lui changent lorsqu’il devient plus fort et chargé de raisin, on lui donne toujours autant de soin et d’amour.

 

On est là très proche du dévouement maternel. Un exemple de plus nous montrant que la vigne est autre chose que du végétal. On se comporte avec elle comme si elle était un animal qu’on aime et qu’on dorlote.

Et en plus, elle semble aimer ça !

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 18:38

Lors de la dernière ouverture de ruches, on a pris quelques photos de nos abeilles au travail.

 abeilles1.jpg

abeilles3.jpgabeilles2.jpg

Quelques jours avant, les cadres de la hausse n’étaient absolument pas construits. Il n’y avait qu’une couche de cire gaufrée contenant les amorces de cellules.

 

C’est impressionnant de voir tout le travail réalisé en quelques jours.

 

Quand on regarde de près les constructions, on ne peut qu’être admiratif devant la perfection de ces réalisations.

 

Pourtant, cette manière de gérer les abeilles n’est pas celle que nous ambitionnons pour l’avenir.

On utilise des ruches « classiques » pour se former, comme une simple étape vers autre chose plus conforme à nos idées et surtout au respect de la nature de l’abeille.

 

Nous avons pu photographier une construction naturelle lors de la récupération récente d’un essai sauvage.

La fumée de l’enfumoir rend le cliché moins bon mais on n’avait pas d’autre solution.

Une construction naturelle, c’est encore plus admirable !

 colonie.jpg

 

 

Quand je vois de telles prouesses, je suis totalement subjuguée.

 

Il y a de quoi n’est-ce-pas ?

 

 

 

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Corinne Comme - dans Divers
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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 15:10

Cette année qui a connu des cumuls de précipitations important au printemps nous donne des vignes dans lesquelles l’herbe pousse abondamment cette année.

 

Evidemment, on est habitué à voir de l’herbe dans nos rangs. On est bien loin du standard esthétique de mon beau père où une vigne « bien travaillée » est une vigne propre, bien désherbée (chimiquement) sous le rang. Il faut ajouter au tableau  un rognage au carré sans rien qui dépasse, avec un rang tondu très ras et un rang passé à la herse rotative (engin idiot qui déstructure les sols en surface mais les laisse lisses tout en consommant énormément d’énergie).

 

Donc, nous on est loin de tout ça. Mais, il y a des zones où nous avons remplacé au printemps les pieds manquants par de jeunes plants. Et là, par endroit, les jeunes ceps accusaient un peu le coup de la concurrence avec l’herbe.


Il a donc fallu ressortir la décavaillonneuse pour supprimer cette herbe envahissante. C’est la première fois depuis des années que nous devons effectuer une telle opération.

 deca1.jpg

 

deca2.jpg

C’est le petit tracteur à chenilles qui a été sollicité pour cette mission.

 

Après avoir tout essayé, la décavaillonneuse s’avère être l’outil le plus performant pour la maitrise de l’herbe sous le rang. Elle prend le sol et le retourne, mettant de ce fait les racines de l’herbe en l’air ; meilleure solution pour la voir sécher.

 

Heureusement pour nous et pour la cuve à carburant, on n’aura pas besoin de faire tout le domaine de cette façon.

 

On ne va donc pas concourir pour la vigne la mieux travaillée.

Dommage, mais je pense qu’on n’avait aucune chance

 

 

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 08:08

Semaine après semaine, nous améliorons notre connaissance des abeilles et nous affinons notre sensibilité vis-à-vis de ces insectes si particuliers.

 

Nos ruches sont des nouveaux amis dont on découvre les facettes au fur et à mesure qu’on les côtoie.

Leurs vies antérieures sont toujours présentes par l’étendue du couvain ou des réserves qu’elles possèdent.

Et comme chaque enfant a sa propre personnalité, chaque ruche a sa propre identité ; bien différente de la voisine.

 

Je ne sais pas si l’on peut dire qu’on a commencé dans une mauvaise année car effectivement les conditions météorologiques ont été mauvaises y compris pour les abeilles.

Mais d’un autre côté, les périodes trop favorables ne sont pas les meilleures pour apprendre. Ce n’est que sous la pression qu’on peut aller chercher plus loin.

 

On leur a donné un lieu de vie respectueux de leur besoins physiologiques pour une meilleure santé. Mais comme les enfants sont toujours attirés par les bonbons ; même si ceux-ci sont mauvais pour les dents, les abeilles ne peuvent pas résister au tournesol du voisin !

 ABEILLE TOURNESOL

  ABEILLE TOURNESOL2

TOURNESOLS

Il faut éviter au maximum des nourritures non diversifiées qui affaiblissent les abeilles et les rendent vulnérables aux maladies. Une fois de plus, les jachères fleuries sont une ineptie environnementale…

 

De plus, le tournesol ne donne pas un grand miel. Mais au moins comme il est là en plus des fleurs naturelles de nos prairies, il fournit une source de nourriture importante capable de revigorer des colonies.

C’est plutôt une bonne chose pour l’une d’entre-elles qui s’est toujours montrée plus faible que l’autre depuis qu’on les a reçues.

 

Une chose est sûre, nos abeilles sont très gentilles. Lorsqu’on ouvre les ruches, on pourrait très bien ne pas porter de vêtements de protection.

 RUCHE-copie-2.jpg

Nous apprenons beaucoup à leur contact. C’est un prolongement « animal » de notre engagement biodynamique surtout tourné vers le végétal à travers la vigne et les champignons pathogènes qui lui tournent autour.

 

La vie est effectivement un tout qu’il faut envisager dans sa globalité.

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 08:26

 Il y a quelques jours, nous avons reçu la visite d’un groupe de motards issu du monde du vin et pour beaucoup des amis de longue date. En d’autres termes, des amis motards du vin.

 

C’était la première fois que la cour se remplissait de motos de toutes tailles et de toutes marques.

motos-copie-1.jpg

 

 

En balade dans la région pour le week-end, ils avaient pensé à venir chez nous ; histoire de faire un petit tour des vignes et voir ou revoir quelle était la réalité de notre viticulture à part et de nos vins.

 

Heureusement, la journée était belle et chaude et la balade dans les vignes fut un vrai moment de plaisir. Pour une fois au Champ des Treilles, c’est Jean-Michel qui a donné les explications.

La biodynamie plait ou ne plait pas mais dans tous les cas, elle interpelle.

 

J’en ai profité pour trainer derrière avec Catherine et Béatrice (entre autres) car  je les vois malheureusement trop peu. Nous avons refait un tour complet de nos vies et de nos enfants qui sont maintenant aux portes de l’âge adulte.


Après, la dégustation des vins de la maison, ils ont repris la route du Médoc dans un vacarme assourdissant.

 

Je n’ai jamais eu d’affinité avec la moto mais récemment je me suis surprise à en rêver après une proposition d’autres amis pour une traversée des Etats-Unis en Harley-Davidson. Heureusement, Jean-Michel possède le permis moto et certains des bolides du jour ont fait naitre en lui un peu d’envie, particulièrement la moto de Rémi :

 

  moto-remi.jpg

 

Finalement, la venue de ce groupe n’était peut-être qu’un avant goût de cette prochaine expérience sur la route 66…

S’il n’y avait pas les rêves…

 

 

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 13:22

Nous venons de préparer le passage du Fioul au nouveau carburant idiot, le GNR ou Gazole Non Routier.

J’en parlais il y a quelques jours. J’ai donc du acheter une cuve et son équipement pour 1000 euros.

L’ancienne cuve, qui donnait toute satisfaction va partir à la ferraille.

Pour le moment, les deux cuves cohabitent le temps que la transition soit faite pour tous les tracteurs.

 DSC04674.jpg

Ensuite, Jean-Michel a tiré une ligne électrique pour alimenter le moteur de la pompe.
Avant on remplissait avec un robinet en bas de la cuve et un bidon à fioul. Mais maintenant, plus question d’utiliser la gravité pour tirer du carburant. Les risques de fuite… Personne n’a jamais du perdre une goutte de carburant par cette voie mais un décideur plus fort que les autres a du entrevoir cette éventualité. Donc maintenant, il faut un moteur et de l’électricité pour tirer du carburant.

 

DSC04678.jpg

Exit aussi le bidon qui était une solution trop simple pour les petites structures comme les nôtres.

Le bidon avait l’avantage de responsabiliser celui qui s’en servait à la quantité de carburant qu’il mettait dans le réservoir. On avait toujours tendance à se limiter à un bidon avec la volonté de faire avec, pour ne pas avoir à en remplir un autre.

 

Maintenant, on a un pistolet. Il suffit d’appuyer sur la poignée et le carburant sort tout seul. On a bien l’indication des quantités transférées (du moins si la pile est toujours en état), mais ce n’est pas pareil.

C’est comme payer ses achats en liquide et avec une carte bancaire. Dans le premier cas, on a pleinement conscience de la dépense. Et plus on dépense, plus il faut mettre de billets dans sa main. Dans le deuxième cas, c’est beaucoup plus immatériel et la position de la virgule importe peu. Par contre, le banquier lui continue de compter !

 DSC04677-copie-1.jpg

Après, il y a le choix entre le GNR-été et le GNR-hiver ou le GNR été-hiver. Pour moi, pas vraiment de choix pour le moment car c’est du GNR d’été qui a été livré. Donc, j’ai pris le minimum de volume car nous arrivons en fin de saison et les consommations de carburant vont fortement baisser. J’espère ne pas tomber en rupture pendant les vendanges.

 

Puis, il va falloir vidanger les réservoirs des 3 tracteurs, ainsi que les circuits de carburant et enfin changer les filtres.


Enfin, le sésame nous sera accessible : rouler avec un carburant stupide, généré pour des questions bassement politiques.

C’est quand même facile de faire des lois pour réparer ses erreurs.


Si l’état était viticulteur, il ferait une loi pour obliger tous les ménages français à acheter quelques caisses de vin.

Et pof, plus de stock !

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 08:36

Depuis quelques années, les conversions ou essais en bio ont fortement
augmenté dans la région.

Il faut dire qu'avec des conditions plutôt favorables en 2010 et 2011, les
succès étaient au rendez-vous sans véritable effort ni motivation réelle.

Ainsi, on pouvait faire du bio avec la même philosophie que celle qui est en
cours avec les produits chimiques systémiques, c'est-à-dire on traite tous
les 14 jours sans se préoccuper du temps qu'il fait, du cycle de la vigne,
de ses besoins,...

Pourtant, comme souvent, la vie s'est chargée de tempérer cet excès
d'optimisme obtenu sans effort.

Et de nombreux « essais bio » se sont vus crédités de pulvérisations de
pesticides pour tenter de stopper l'évolution d'une situation qu'on pourrait
qualifier de  mal partie.

Pour ce qui nous concerne, c'est dans ces conditions qu'on peut évaluer le
travail accompli depuis nos débuts en bio. Avec des résultats bien
meilleurs, nous avons divisé par deux la consommation de cuivre. La
biodynamie a été intégrée depuis longtemps comme point central de notre
raisonnement.

Il a aussi fallu progresser en sérieux et application dans le souci du
détail. L'attention que nous portons à la vigne elle-même a aussi fortement
augmenté.

Le bio facile, c'est donc fini et heureusement. Comme souvent, il ne restera
que les gens motivés et capables d'assumer des contraintes supplémentaires
pour le bonheur de leur vigne.


Ceux qui ne souhaitaient que recevoir sans rien donner en seront pour leur
grade !





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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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