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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 09:47

 

Il y a longtemps maintenant, je fêtais Pâques avec mes parents. C’était l’occasion d’aller aussi à la messe car ma maman était très croyante et assez pratiquante.

 

Puis, est arrivé le moment où, j’ai commencé à échanger le repas de Pâques avec Jean-Michel et sa famille.

 

Ensuite, il y a eu l’arrivée des enfants qui ont donné un air de jeunesse et des préoccupations nouvelles aux repas de famille en présence de grands-parents et même d’arrière grands-parents.

 

Progressivement, le nombre de génération s’est réduit alors que les enfants grandissaient.

 

Alors, les repas de famille sont surtout devenus des repas de la famille, c'est-à-dire des parents entourés de leurs enfants.

 

Puis, comme un nouveau commencement, nous avons vu arriver une nouvelle tête, Chloé, qui s’est glissée dans ce cocon originel. Elle n’était pas tout à fait nouvelle car on l’avait déjà vue petite fille, lors d’anniversaires.

Mais maintenant, elle est revenue avec un nouveau statut…

 

Et maintenant, on se met à fêter Pâques avec la famille de Chloé. Là aussi, il ne s’agit pas d’inconnus pour nous. Mais nos relations ont de fait changé là-aussi de statut. Ils sont passés d’amis à presque parents de notre fils.

 

Le repas était organisé autour de deux poulets cuits à la broche au feu de bois.

 poulets.jpg

Les vins servis étaient un équilibre entre Jean-Michel et moi.

N’ayant plus de liquoreux, je me mets à faire la promotion d’un très connu qui m’est cher.

 

climens.jpg

Ensuite, évidemment il y a eu le Vin Passion 2011 sur terrine de poisson aux poireaux.

 

vp.jpg

Pour les poulets, Jean-Michel avait prévu du Pontet-Canet 2004 et du Pontet-Canet 2000.

 

Enfin, sur le plateau de fromages de nos amis producteurs Van der Horst, deux autres vins.

 pc95.jpg

Il y avait tout naturellement un Pontet-Canet 1995. Mais, recevant des vignerons, Jean-Michel avait ouvert un vin californien de l’endroit où il avait fait un stage durant ses études et qui reste toujours un peu dans le cœur de ce grand sentimental.

C’était un Pine-Ridge Stag’s Leap Cabernent Sauvignon 1983. D’une qualité surprenante malgré ses presque trente ans.

pine.jpg 

Après le café, les amateurs ont pu déguster un Cognac Tesseron lot 29.

 

Bons amis, bonne nourriture et bons vins ; rien de mieux pour passer un bon moment sans penser aux tracas du quotidien et à une campagne électorale qui n’offre pas de perspective positive pour le pays.

 

Il ne me manquait que ma fille, prisonnière des brumes suédoises. Elle a passé Pâques, loin de chez elle mais surtout sous 5 cm de neige tombée la journée précédente. Quel pays étrange !!

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 08:48

Comme tous les ans, j’ai eu moi aussi ma semaine « primeur » avec quelques rencontres sur le domaine.

 

C’est toujours surprenant et réconfortant de voir des gens venus de loin qui décident de quitter les routes convenues et qui relient les grandes appellations dans le seul but de venir à Margueron pour me rencontrer et découvrir le Champ des Treilles.

Cette idée simple m’émeut toujours un peu. C’est le signe qu’un bon vin, attire toujours les acheteurs.

 

A chaque fois, je dois au visiteur de répondre à ses questions, voire ses interrogations sur la biodynamie.

Cela parait surprenant mais peu de vignerons souhaitent (ou savent) expliquer la biodynamie avec les mots de tous les jours. Souvent, derrière une sorte de vernis philosophico-ésotérico-mystique, il n’y a rien de bien palpable.

 

Bien-sûr, la biodynamique relève d’une culture immense et profondément ancrée dans notre civilisation occidentale qu’il est difficile de cerner totalement ; mais nous pensons maintenant en avoir une connaissance suffisante pour l’appliquer en conscience au quotidien avec efficacité et l’expliquer à celui qui le souhaite.

 

A chaque fois ou presque, l’amateur est conquis par la logique et l’organisation parfaite de cette culture/technique biodynamique.

Pour beaucoup, cette explication permet d’avoir des relations différentes avec la vigne et le vin.

C’est un peu le but recherché.

 

Tout en expliquant, la dégustation est aussi un bon moyen de constater avec les sens que la biodynamie, tout en étant une philosophie de vie, est avant tout un moyen efficace et puissant de changer les vins vers plus de qualité, de pureté et de vérité.

 

Quel serait l’intérêt de la biodynamie s’il s’agissait juste de faire de grands discours théorique sans répercussion sur le produit final, le seul qui compte vraiment ??

 

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 08:27

 

Actuellement, c’est la pleine période de floraison d’une plante dont le nom courant est l’herbe sainte.
Je ne connais pas son vrai nom et je m’en fiche car son petit nom est très poétique et il me convient bien.

Il lui vient du fait qu’elle fleurit au printemps, au moment de Pâques.

 herbe-sainte1.jpg

Parfois, on peut la confondre de loin avec le pissenlit qui arbore la même couleur et la même forme de fleur. C’est un petit soleil. Mais je pense que les similitudes s’arrêtent là.

 herbe-sainte2.jpg

La présence massive de pissenlit dans les vignes n’est pas une bonne chose. C’est le signe d’un sol trop riche. Chez nous, pas de pissenlit.

 

Par son port, sa floraison, son odeur,(…) l’herbe sainte nous délivre un tout autre message au sujet de  nos sols. Elle ne marque pas un « problème », conséquence d’une dérive viticole, mais au contraire elle nous renseigne sur le « caractère » de l’endroit.

 

Il est impressionnant de voir comment sa présence est localisée et correspond à des zones bien spécifiques et peut s’arrêter d’un pas sur l’autre.

 

Pour nous, c’est une information capitale qui nous permet de comprendre un peu mieux nos terroirs pour ensuite les influencer avec respect grâce à la pratique biodynamique.

 

Chaque plante poussant naturellement nous donne des éléments supplémentaires de compréhension de la nature.

 

Je ne peux pas m’empêcher de penser que les engrais verts sont un appauvrissement significatif de la connaissance de l’endroit où on les implante. Un enrichissement du sol, peut-être ; un appauvrissement intellectuel, sûrement.

Les seules plantes qui comptent sont celles qui se développent toutes seules à un endroit donné, car elles ont un lien avec cet endroit ; pour nous dire qui il est et aussi pour l’aider.

 

Après l’herbe sainte, d’autres plantes viendront pour nous offrir quelques pièces supplémentaires du grand puzzle de la vie.

 

A nous d’être là au bon moment et de savoir les lire pour  utiliser le message.

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 07:51

Il y a quelques jours, je protestais une fois de plus contre le nouveau prélèvement de mes vins dans la cadre de l’agrément, nouveau modèle.

Lorsque le préleveur est passé pour le Grand-Vin rouge 2010, quelques jours après la mise en bouteilles, environ 90% des bouteilles avaient déjà été expédiées chez les clients. 

 

Le reste étant réservé, pour un peu, il aurait trouvé des casiers vides.

 

Cette anecdote fut pour moi une satisfaction simple et gratuite ; comme un enfant qui rit seul de sa blague.

 

Mes répartitions entre clients se font à la bouteille près pour tenter de contenter le plus de monde possible. La perte de 3 bouteilles parties pour contrôle et 3 bouteilles bloquées au chai risquent de se retrouver à la fin.

Déjà que je ne peux plus guère faire déguster ce vin pour économiser des bouteilles…

 

Ce qui m’impressionne toujours c’est de voir que l’on s’intéresse à l’arbre en bonne santé tout en oubliant la forêt vérolée qui est juste derrière.

En pensant à tout cela, j’ai justement pris en photo quelques ceps de vigne non loin de chez moi.

 

SAUVIGNON-MR.jpg

Les connaisseurs seront de quoi je parle.

Pour les autres, il faut juste retenir qu’un système comme le nôtre nivelle par le bas en tirant par le pied celui qui fait mine de partir devant et en tolérant l’intolérable par souci politique, par manque de volonté ou de vision.

 

Par manque d’amour de la vigne avant tout.

                                                                                                           

 

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 10:12

 

Je reçois un message d’amis-clients bretons et je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager ma satisfaction et ma fierté en lisant ces lignes.

 

Il dit cela :

 

« Nous ouvrons notre première bouteille du vin passion 2011: nous sommes sous le charme et on s’empresse de vous le dire entre 2 gorgées ; nos clients vont se régaler cet été... Bises à vous ».

 

C’est simple, direct et tellement réconfortant.

 

Deux lignes qui rendent une journée plus légère…

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 09:29

Avec l’approche du printemps on a eu les grues fendant le ciel de leur vol majestueux et de leurs cris stridents.

Mais maintenant,  peut-être à cause du réchauffement climatique, il faut compter sur les migrations de chevaux de trait.

 

A l’approche de la campagne primeur dans les grands crus, ils envahissent la campagne Bordelaise.

 

Est-ce une façon de donner une image nature à la propriété qui les fait venir ? Est-ce pour sauver les sols malmenés dans cette semaine capitale pour les affaires ?

Est-ce pour dérouiller la charrue sortie du 19ème siècle et qui attendait sagement dans un hangar depuis l’an dernier ?

 

Nul ne peut répondre à ces questions complexes. C’est un peu comme pour la migration des pibales, il y a encore de nombreuses zones d’ombre.

 

Heureusement, avec la dizaine de rangs travaillés au cheval pendant une semaine, le bilan carbone de la planète va s’en trouver fortement amélioré.

Bien-sûr, il ne faudra pas tenir compte des moteurs des camions qui ont transporté les animaux jusqu’à la parcelle de grand cru en venant parfois de départements voisins ; souvent pour une heure ou deux de « travail ».

 

Heureusement, en matière de respect de l’environnement, chez ses gens là, rien n’est impossible. Il suffit de faire un SME ou autre glandouillerie intellectuelle du même genre et on enlève la ligne qui dérange. Toujours pareil, il faut bien garder la main sur le cœur en disant qu’ « on ne pouvait pas faire autrement ».

Ainsi, à la fin il n’y a que du positif. Et on se félicite du chemin parcouru.

 

J’espère cependant une chose : qu’aucun chasseur n’ait l’idée de tirer sur un de ces vols de chevaux ; parce que quand un Percheron tombe du ciel, il vaut mieux ne pas être dessous !!!

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 09:47

 

 Il est enfin tombé un peu de pluie ce week-end. Presque 15 mm, c’est à la fois bien et pas beaucoup.

Avec rien ou presque en février et presque rien jusqu’à présent en mars, on ne doit pas bouder notre plaisir de voir la terre mouillée et le ciel gris.

  PLIUIE-MARS-1.jpg

PLIUIE-MARS-2.jpg

C’est toujours le problème du vigneron, il faut de l’eau pour la nature et pour la vigne ; mais la vigne apprécie bien le soleil…et nous aussi.

Comme toujours, la vérité est entre les deux.

 

Sinon, on commence à ressentir la période des primeurs chez les Grands Crus. Evidemment, à la maison, les conversations avec Jean-Michel sont souvent sur ce sujet. Mais pas seulement. J’ai eu hier la visite d’un de mes distributeurs accompagné d’une cliente asiatique.

Même si je n’ai rien à vendre, c’est avec plaisir que je me suis pliée à l’exercice mille fois renouvelé du tour des vignes, de la visite des chais et de la dégustation.

Comme toujours, ce fut un moment simple et fort à la fois.

 

La pénurie généralisée en vins commercialisables m’amène à faire déguster le rouge 2011 qui sera mis en bouteilles en fin d’année.


Donc, moi aussi je suis entrée sans le savoir dans la grande messe des « primeurs ».

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 15:27

A ma façon, je commémore l’indépendance de l’Algérie en pensant à mon papa qui a vu son monde s’effondrer autour de lui, il y a cinquante ans.  Née dans ce pays que je ne connais pas en 1965, je n’ai pas vraiment refermé la plaie de l’histoire et plus le temps passe, plus ce manque de racines me pèse.

 

Un demi-siècle est passé depuis et les commentaires des uns et des autres sont nombreux, parfois même déplacés, pour donner un éclairage plus ou moins partisan aux « évènements ».

 

Mon sentiment aujourd’hui est que la France, terre d’accueil, a accepté depuis ce demi-siècle et de tous les horizons des millions de personnes.

Pourtant, beaucoup de ces gens attirés par le niveau de vie de notre pays, n’avaient rien fait pour elle ; certains même, la détestent ouvertement et profitent de notre liberté de parole pour le dire.

 

Pourtant, il y a cinquante ans, lors de l’indépendance de l’Algérie, notre pays a abandonné à un sort terrible les Harkis qui avaient choisi la France.

 

A la lumière de l’histoire, on peut dire que ces gens là s’étaient trompés de camp.

Mais notre pays leur devait assistance et protection. Ceux qui ont échappé à une mort certaine et ont pu gagner la France, ont connu l’humiliation des camps dans des conditions à mi chemin entre la prison et la caserne militaire.

 

Autre temps, autre époque pourrait-on rétorquer.

Oui mais, depuis cinquante ans aucun gouvernement n’a accepté de leur témoigner une quelconque excuse ou compassion sincère et durable.


Ils sont pour le coup, les grands oubliés d’une histoire qui s’est écrite pour eux avec des lettres dont le sang était teinté d’encore plus d’amertume que pour les rapatriés « français de souche ».

 

J’ai honte de ce que mon pays a fait subir à ces gens, fidèles parmi les fidèles à un drapeau qui n’était pas le leur.

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 12:04

 

Mes vins sont pour la n-ième fois d’être prélevés pour l’agrément de mes dernières mises en bouteilles. L’an dernier déjà, j’avais fait un message sur le même sujet.

Théoriquement, on doit être prélevé en moyenne, une fois tous les cinq ans.

Pour moi, c’est tout les ans !!!

 

Je n’ai pas l’intention de me venger sur le préleveur qui est gentil et ne fait que son métier. Mais je m’interroge quand même.

 

Le logo AB qui orne mes bouteilles ne focalise-t-il pas l’attention des personnes chargées de la sélection des prélèvements ?

 

Suis-je la seule à vendre du vin au point d’être la cible du système d’agrément tous les ans et sur le même millésime? Je ne le pense pas.

 

Autour de nous, beaucoup de propriétés sont officiellement à vendre. Bon nombre des autres continuent tant bien que mal leur activité par habitude et surtout en ayant perdu tout espoir de pouvoir leur trouver un repreneur.


Et bien dans ce contexte particulièrement noir, c’est le domaine qui vend bien son vin qui doit justifier une fois encore du niveau de qualité des vins mis sur le marché. Lors du dernier contrôle, après la mise en bouteille du second vin, le Petit-Champ2010, j’ai obtenu la note A, c'est-à-dire la meilleure appréciation.

 

Cela justifie-t-il de me contrôler de nouveau, pour le Grand-Vin ?

A moins que les dégustateurs préfèrent se faire plaisir avec de bons vins ; plutôt que tous ces vins issus de vignes hautes et larges, sans structure, relief ou personnalité et qui représentent la majorité du marché…


A méditer…

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 09:38

Je dois avouer que lorsque Jean-Michel a voulu que nous ayons des ruches, je n’étais pas emballée.  Je n’étais pas contre non-plus, gardant à l’esprit les pots de miel que nous pouvions espérer récolter.

 

On a commencé à apprendre l’apiculture mais très vite, on s’est retrouvé face une approche de l’abeille qui s’apparente à ce qu’est la viticulture conventionnelle, c'est-à-dire une série sans fin d’erreurs ou même d’actions néfastes qui ne peuvent que conduire à une fuite en avant tragique.

 

C’est donc presque naturellement que la vision biodynamique s’est imposée à nous. Et là, nous sommes entrés dans un monde beaucoup plus intéressant, logique et respectueux de l’abeille.

 

Selon la même démarche que nous avons en viticulture, il faut comprendre qui est l’abeille, pourquoi elle est là et quel est son « chemin de vie ».

Cette étape, simple mais indispensable permet de rejeter un grand nombre des pratiques en cours dans cette apiculture moderne, « conventionnelle » ou  même « bio » ; cette dernière n’est qu’une version édulcorée de la précédente.

 

L’abeille accepte de nous laisser une partie de son travail. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il faut lui piller la totalité de son labeur ou la considérer comme un forçat à notre seul service.

C’est donc avec mesure et gratitude qu’il faut prélever la part de miel dont la perte ne la mettra pas en danger.

Elle nous confirme aussi que les jachères fleuries et autres plantations artificielles de fleurs sont encore plus stupides avec l’éclairage apicole qu’avec la casquette de vigneron. Pourtant, c’était déjà très ridicule !

 

La bonne santé par l’alimentation, c’est l’idée première qui nous a amenés, il y a 15 ans vers une voie différente.

Et bien, c’est toujours d’actualité avec l’abeille à qui on donne à manger tout et n’importe quoi sans souci de l’adaptation, de la saison, de la diversité,…

Un touriste qui change de continent et change brutalement d’alimentation va attraper la « tourista », c'est-à-dire une diarrhée due au changement trop rapide de régime alimentaire.

Pour l’abeille, c’est pareil. La différence, c’est qu’elle ne se plaint pas au Tour-operator mais s’affaiblit un peu plus à chaque action malvenue. Au bout du chemin, il y a des maladies qui apparaissent. On va « évidemment » les combattre avec des médicaments…qui rendront l’abeille encore plus affaiblie. Et ainsi de suite…


Ce n’est  qu’une partie mineure des aberrations que doit subir ce pauvre insecte.

Alors quand on voit l’abeille promue « sentinelle de l’environnement », je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il s’agit d’un raisonnement particulièrement pauvre et partiel. Les pesticides sont un fléau certain ; pour l’abeille et les gens. Mais les dangers qui menacent cet insecte sont bien plus larges et profonds que le « simple » pesticide.

Finalement la réalité de l’abeille et celle des gens sont-elles vraiment si différentes ???

 

Donc, pour nos abeilles, nous avons décidé de leur offrir ce qu’il y a de mieux. Certes, notre domaine est petit et il y a fort à parier qu’elles iront aussi butiner à l’extérieur.
On a fait un traitement biodynamique à nos prairies. Il s’agit de plusieurs hectares prairies permanentes, les seules qui vaillent pour les abeilles et les vaches.

 

 

pre.jpg

Quand le moment sera venu, on pulvérisera de la silice. Les plantes médicinales naturellement présentes dans les prairies feront le reste.

Nos abeilles seront fortes et en bonne santé.

 

On leur prépare des fleurs pleines de forces de vie. Si elles veulent nous donner du miel, il sera le bienvenu.  Mais on ne  prendra que ce qu’elles auront préparé pour nous ; pas plus.

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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