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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 08:56

 Hier, en ouvrant les volets, nous avons été subjugués par le spectacle de la nature autour de la maison.

Une terre labourée s’est littéralement mise à respirer. Il n’y a rien de bien extraordinaire dans tout cela mais c’est tout simplement beau et émouvant pour nous qui sommes connectés à cette nature si proche et si mystérieuse à la fois.

 

 terre-respire.jpeg

 

Justement, malgré les températures froides au matin qui nous rappelle que l’hiver est encore bien présent, on a eu un avant-goût de printemps avec des températures douces et un soleil qui a réchauffé nos corps.

 

Même s’il n’est pas encore là,  le printemps se présente cependant en donnant les premiers signes de son arrivée.

 

 cocus.jpg

 rosier.jpg

C’est encore très discret mais qu’est ce que c’est beau et encourageant pour la suite…

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Corinne Comme - dans Divers
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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 10:14

 Hier, en lisant le message de Franck Pascal, j’ai eu un  petit sourire de satisfaction car Chaboussou, à la maison, on connait !

On peut même dire que sa rencontre par livres interposés à changé notre vie.

Tout a commencé dans la seconde moitié des années 90, quand une personne a un jour donné à Jean-Michel une mauvaise photocopie souvent annotée à la main, d’un texte datant du début des années 80. Il l’a lu et me l’a fait lire. Et là, notre vision de la nature a changé.

C’était tellement logique et tellement simple que la vérité était évidemment dans cette direction.

Nous avons vainement cherché à en savoir un peu plus sur l’auteur de ce texte. Il s’appelait Francis Chaboussou et avait été chercheur à  L’Inra.

Dans un livre de 1980 et intitulé « les plantes malades des pesticides », il avait défini une théorie qu’il avait appelé la trophobiose.

Le livre n’était plus disponible ni plus publié, mais nous avions pu en avoir une photocopie ; comme dans les films d’espionnage, presque sous le manteau.

 

Sans entrer dans un détail trop technique, il disait que les maladies et les ravageurs ne se développaient pas par hasard sur les plantes et que les conditions de leur développement dépendaient de la composition de la plante.

Ainsi, il remettait en question le rôle central du pesticide dans la «défense » des plantes et replaçait la plante aux centres des préoccupations de l’agriculteur. Pire, il disait que les pesticides avaient des actions secondaires très affirmées et que parfois on générait une nouvelle affection en agissant pour en soigner une autre.

Il mettait aussi en avant le rôle de la nutrition dans la santé.

C’était il y a trente ans et c’était très novateur ; trop novateur car ses théories n’ont pas été très bien reçues par ses collègues. Certains d’entre-eux n’y sont pas encore arrivés trente ans après…

 

Pourtant, le rôle de la nutrition dans la santé est maintenant assez bien admis pour les humains et de mieux en mieux pour les plantes.

 

Nous avons donc commencé notre « évolution » par l’application des principes de Chaboussou. De là, la vie, la réflexion, l’approche différente que nous avions vis-à-vis de la plante,…nous ont amenés à nous intéresser à une autre approche, encore plus exigeante et encore plus globale, la biodynamie.

 

L’actualité nous montre de façon crue et brutale que les « molécules de synthèse » ne sont pas aussi gentilles que ce que l’on pouvait penser et que très souvent, lorsqu’on souhaite soigner un mal, on en crée un autre parfois pire que le premier.

 

Chaboussou est maintenant décédé. Il est parti sans avoir pu recevoir une quelconque reconnaissance de sa profession. Cette dernière est toujours enfermée dans les pesticides, en y ajoutant maintenant la biodiversité qu’il faut cantonner dans un coin de la parcelle pendant un traitement chimique et les pets des vaches pour la fonte de la banquise.

 

Son livre est de nouveau édité ; c’est tant mieux pour tous ceux qui souhaitent se poser les vraies questions bien loin des couloirs à biodiversité et autres inepties à la petite semaine.

 

Au moins et plus modestement restera-t-il pour Jean-Michel et moi le déclencheur d’une évolution majeure dans notre vie professionnelle et dans notre vie tout court.

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Corinne Comme - dans Divers
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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 17:00

 On ne parle jamais d’elle préférant mettre en avant le matériel vinaire sur lequel on compte absolument pendant les vendanges et les vinifications.

 

Pourtant, l’étiqueteuse est la machine qui voit passer toutes les bouteilles sans exception.

Lorsqu’elle tombe en panne, c’est toute la chaine de vente qui s’arrête brutalement et l’argent qui ne rentre plus.

C’est sûrement la machine qui est la plus en relation directe avec les finances du domaine.

 

Lorsqu’une commande est passée, on ne se pose même pas la question de l’étiqueteuse, on la met en route et on passe les bouteilles.

Chez nous où le matériel est limité au nécessaire sans plus, l’étiqueteuse est la machine de loin la plus compliquée avec des cellules, des circuits pneumatiques, des vérins,… ; le tout synchronisé par un automate. Bref, plein de pièces qui ne demandent qu’à tomber en panne


Malgré tout, cela fonctionne sans vraiment de problème.


Notre machine a connu une première vie dans un cru prestigieux de Saint-Julien avant d’être revendue au distributeur local.

C’est là que nous l’avons achetée pour être capables de conditionner des lots spécifiques, à la demande alors qu’avant, l’étiquetage était surtout fait lors de la mise en bouteilles et alors que le vin n’était pas encore vendu. Si le client avait une exigence particulière, il fallait ré-ouvrir les caisses pour coller à la main toutes les mentions nécessaires.

 

Depuis qu’elle a baissé de quelques marches dans la hiérarchie des crus pour se retrouver au Champ des Treilles, notre étiqueteuse a toujours rempli ses missions.

Parfois, ce fut plus difficile car elle a son caractère. Il faut la connaitre pour en tirer le meilleur.
Il faut dire que notre organisation particulière avec deux vies distantes nécessite de conditionner certains jours et pas d’autres. Et ces jours particuliers sont parfois très humides ou très froids et la machine fait comme les gens, elle peine !

 

Donc, merci à notre étiqueteuse et longue vie à elle !!!

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Corinne Comme - dans Divers
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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 09:18

 Un article du journal Sud-Ouest du 28 janvier a annoncé une bien-étrange nouvelle.

La consume du Cognac doit être taxée…

 

Lorsque j’ai lu le titre, j’ai tout de suite pensé que l’état, toujours en manque de nouvelles rentrées d’argent s’était mis en quête de récupérer quelque argent sur le dos de la « part des anges », consume lors de l’élevage du Cognac en barriques.
En effet, seul l’état est capable de taxer une perte ou une taxe. Donc là, on était pile dans le contexte.


Et bien non. Il s’agit tout simplement de pousser un peu plus loin la logique du « pollueur-payeur » en taxant le rejet dans l’environnement de molécules organiques issues de ce précieux breuvage. On ne rit pas !!!

 

Dans ce genre de débat, on en vient très vite aux pets des vaches pour illustrer un peu mieux le ridicule de la situation quand on parle de gaz à effet de serre. Et justement, l’article en parle en citant les recherches de l’INRA de Clermont-Ferrand-Theix dans lesquelles les chercheurs tentent de trouver une ration alimentaire pour les vaches dans le but de produire moins de pets et de rots de la part des bovins !

Et là, on ne rêve pas. Ce n’est pas encore le 1er avril, c’est du sérieux et c’est même avec nos impôts que l’on occupe les chercheurs de l’Inra à de telles stupidités.

Je vais finir par faire la grève de l’impôt.

 

Ont-ils oubliés que si la vache rote et pète c’est parce qu’elle a une place à part dans la chaine alimentaire car seule la rumination est capable de fabriquer de l’azote organique à partir de l’azote minéral et que sans elle, la vache ne serait plus une vache et la vie serait bien plus compliquée sur terre ?

Pour ne pas ruminer, ils vont sûrement leur faire manger des farines animales… à base de vaches. Comme ça, la boucle de la débilité sera bouclée.

 

On ne peut qu’alterner entre révolte, incrédulité et sourire.

 

Dans quelques temps, on s’attaquera aux haricots qui ont une réputation bien affirmée en matière de gaz à effet de serre !!!

Faudra-t-il taxer les producteurs, les fabricants de Cassoulet ou les consommateurs car on suppose que selon le métabolisme individuel, la réponse à l’ingestion de haricots ne sera pas forcément la même. Aujourd’hui, tout se plaide devant un tribunal.

De même, les différences subtiles entre Cassoulet de Castelnaudary et Cassoulet de Toulouse, ne vont-elles pas induire des différences dans la production de gaz à effet de serre par les consommateurs ?

 

Autant de questions fondamentales qui restent sans réponse et auxquelles il conviendra de répondre dans les plus brefs délais. En effet, une des vertus de l’impôt est d’être compréhensible par tous.


La question des gaz à effet de serre est l’occasion de l’avènement d’une inquisition tout aussi rigide et implacable que celle qui sévissait pour d’autres raisons il y a quelques siècles.

 

Les exemples (ou contre-exemples) sont légion quand il s’agit de montrer à quel point on s’intéresse à certains détails sans même voir tout le reste, devant son nez.

 

Pour une fois je ne parlerai pas des palettes de Bordeaux chargées en Belgique pour cause de réseau de transport soviétisant et de dockers arrêtés à la douce époque stalinienne.

 

Non, je parlerai de l’absence de commentaire de la part des bien-pensants de l’environnement à l’annonce de l’organisation du Mondial de foot au Quatar en 2022 dans des stades climatisés parce qu’à 50°, le Zizou de l’époque ne pourra pas jouer et construits uniquement pour l’occasion car là-bas presque personne ne joue au foot.

Oui mais là, c’est un divertissement donc ce n’est pas pareil.

 

Et justement, le vrai Zizou est ambassadeur de l’opération. Personne ne lui posera la question de la logique environnementale de l’opération, qui est tout sauf durable ni même déontologique pour la planète.

 

On ne parlera pas des avions qui vont transporter les spectateurs de cette coupe du monde et qui pour l’occasion produiront ces fameux gaz néfastes.

D’ici 2018, les avions fonctionneront sûrement aux haricots lingot et donc les compagnies aériennes se seront déjà acquittées de la taxe sur les gaz néfastes avant d’embarquer les spectateurs du Mondial.

Et pour faire un clin d’œil à Coluche, j’espère que les moteurs d’avions ne seront pas lubrifiés aux pastilles FUCA après avoir consommé des haricots.

Sinon, ceux qui seront sous les couloirs aériens auront du souci à se faire…

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 13:37

 

Pour rebondir sur les propos de nos collègues et amis provençaux, je viens de recevoir un avis pour le chargement de palettes de mes vins à Anvers. Depuis quelques temps, les clients lointains sont alimentés par des ports tels que Rotterdam et le problème du surcoût de transport se pose alors.

 

Faut-il en sourire ou en pleurer ?

Si la survie d’entreprise ou d’emplois n’en dépendait pas, on pourrait effectivement s’amuser du comique de telles situations ; particulièrement quand les donneurs de leçons, politiques ou autres nous alarment régulièrement sur l’état de la planète, les pets de vaches et autres énormités qui dérangent le climat.

Mais, le pays qui a sûrement le plus de surface maritime au monde par habitant ne sait plus expédier ses marchandises de ses propres ports parce que quelques dizaines de personnes enferrées dans des combats d’un autre âge l’ont décidé ainsi et que le pouvoir n’a pas la force ni la volonté de faire appliquer le principe simple du respect de la liberté de travailler ou de laisser les marchandises et les personnes circuler librement ; au nom de la  liberté de faire grève souvent transformée en liberté de tout bloquer, ce qui est différent.

 

Pourtant de ma fenêtre, je peux voir l’estuaire de la Gironde, poumon économique de la région pendant des siècles. Parfois, il y a même des bateaux qui y passent. Et pourtant, tout le vin de Bordeaux part maintenant par camion et se fait charger en Belgique ou en Hollande.

 

Autre sujet à méditer : le suicide des agriculteurs n’a jamais atteint des niveaux aussi hauts.
Ils ne se suicident pas pour se voir refuser un départ à la retraite quelques années plus tôt que les autres, pour ne pas avoir pu passer de 30 à 25 heures par semaine.

Beaucoup de ceux qui choisissent de vivre travailleront plus tard que les autres et finiront leur vie avec le minimum vieillesse, n’auront connu que des semaines de 70 heures de travail, n’auront eu qu’une protection sociale minimale tout en étant hors de prix et auront gagné le SMIC dans les meilleures années.

Je ne cautionne pas le modèle économique en vigueur dans les campagnes, les ministères mais force est de constater qu’il y a un gros problème. On a fabriqué une machine à produire des drames humains.

 

PS : aujourd’hui, 2 heures pour se connecter sur le site du CIVB et préparer l’expédition de vin. Remarquez, il n’y a pas d’urgence, les ports sont bloqués. A quoi bon faire les papiers…

 

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 10:32

 Il y a une semaine, je parlais ici même de la dématérialisation des documents d’accompagnement des vins qui quittent les chais.

Officiellement, il n’y a plus de possibilité pour des documents sur papier. Sur le principe, c’est une bonne chose car les nombreux exemplaires qui étaient nécessaires peuvent maintenant être renseignés par informatique sous forme de copie.

 

Mais dans la réalité, tout n’a pas été envisagé. D’abord et alors qu’officiellement, on doit renseigner le site lors de la venue du camion, les choses ne sont pas simples et spécialement pour nous qui devons passer par le CIVB. On doit faire avec un serveur qui semble dater de l’APPLE Two du début des années 1980.

Si on appelle le CIVB pour avoir de l’aide, personne ne répond. Les douanes, qui gèrent les transferts de vin, ne sont pas concernées car nous devons utiliser le CIVB comme interface obligatoire.

La dernière préparation d’une expédition a été préparée heureusement à l’avance grâce au numéro du camion fourni par le transporteur ; en espérant que ce sera effectivement le bon camion qui viendra.

La connexion au site a due être recommencée au moins 4 fois. Je pouvais saisir le mot de passe mais j’en restais à la phase d’identification ; pendant plusieurs dizaines de minutes. A chaque fois, on se dit que « ça doit être planté » donc on annule et on enlève la clé USB. Puis on recommence. On se fixe une échéance en se disant qu’on le fait une dernière fois et qu’on arrête. Puis, par miracle ou intervention divine, on se connecte. On renseigne les cases en prenant soin de taper un chiffre à la fois en laissant quelques secondes entre deux frappes pour ne pas perturber La Bête. Puis, on valide. Là, rien ne se passe. On ne sait pas si la validation à été enregistrée. Par contre, si on revalide, ça plante et il faut tout recommencer.

C’est une validation russe, sorte de roulette russe pour les ordinateurs. Donc, on clique une fois avec sérieux et conviction pour être sûr de son geste. Puis, on attend et on se retient de cliquer une fois de plus ; au cas où.

Enfin si on est patient, le sésame arrive ; le fameux CRA, numéro très long qu’il faudra donner au chauffeur pour qu’il soit en règle avec le vin.

Entre le premier lancement du logiciel et la délivrance, il s’est passé plus d’une demi-heure.


Dans la réalité du terrain, les gens qui font cela lorsque le chauffeur est dans la cour, ne peuvent pas attendre autant de temps dans l’incertitude.

Pour la survie des entreprises de transport, les chauffeurs ne peuvent pas passer une heure d’attente chez chacun de leur client.

 

Nombreux sont ceux qui ont repris les documents papier qui n’ont plus court. C’est un peu comme de payer avec des francs alors que ceux-ci n’ont plus cours.

Qu’adviendra-t-il lors de la réception du vin alors que les procédures papier ne sont plus tolérées ?

Mystère.

 

Je le redis, on aurait pu profiter du passage à l’informatique pour rendre le travail plus simple pour le viticulteur, le transporteur, les douanes et le destinataire.
Mais voilà, une réforme gérée à l’échelle européenne a engendré un monstre incapable de se mouvoir.

 

C’est dommage…et dommageable pour nous qui avons autre chose à faire que d’attendre en croisant les doigts devant un écran immobile.

 

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 09:51

 Samedi, nous avons soutiré toute la récolte 2010, blanc et rouge. Vous pourriez me dire que ce n’était pas bien difficile tant elle était petite. Facile mais un peu vrai.

 

Mais ce que les gens ne savent pas forcément, c’est que le temps de soutirage n’est pas forcément proportionnel à la quantité de vin. Grosse quantité, grosse cuve. Petite quantité, petite cuve. Et pour laver une petite cuve ou une grosse, le temps est sensiblement le même.

Le temps de préparation des pompes, cuves et tuyaux est le même.

Donc, en soutirant de grosses cuves, on ne met pas forcément bien plus de temps.


Je n’ai jamais compté précisément la répartition du temps entre le pompage et tout le reste. Mais approximativement, on peut dire qu’il ne représente qu’un tiers du temps total de l’opération.


Je m’épanouis dans mon métier de vigneronne car j’aurai passé ma vie à frotter, gratter, nettoyer ; bref, faire le ménage. Et dans le travail du chai, c’est surtout du nettoyage et du rangement.

 

De l’extérieur, on voit souvent le travail du chai ou la vinification comme des opérations excitantes presque magiques. Certes, mais pour une minute d’excitation, il doit bien y en avoir 10 de nettoyage. Pas très glamour.

 

Pendant le temps de pompage, je pensais toute seule à l’évolution de ce métier. Combien de techniques, montées en flèche ont franchi la barre de la décennie ?

Effectivement, dans un monde en quête de sensation et de reconnaissance rapide, combien de solutions présentées comme géniales, incontournables ont pu se pérenniser ?

Que reste-t-il des malo en barrique ? en dehors de quelques domaines ou quelques barriques « primeur » par domaine, pas grand-chose.

De l’élevage sur lies sans souritage ? Ceux qui l’ont généralisé comme l’arme absolue pour la gloire, ne sont ni plus ni moins glorieux 10 ans après ; si ce n’est ceux qui le font faire et qui ont bien pris garde de faire autre chose entre temps…


Ainsi va la vie…

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 10:21

 Depuis le premier janvier, les formalités nécessaires lors d’expédition de vin ne doivent plus se faire sur papier mais par le biais d’internet.

C’est la « dématérialisation ».

 

Malheureusement, si c’était conçu par une entreprise privée, tout fonctionnerait parfaitement sous peine de disparaitre. Mais là, pas de souci de performance en secteur concurrentiel car c’est uniquement pour suivre les vins afin de prélever les taxes au passage.

 

Un des postulats de départ est d’avoir un ordinateur connecté à internet à l’endroit où le camion va charger afin de remplir les formulaires au moment du chargement.

Pour nous et notre organisation « déportée » sur deux sites différents entre Pauillac et Margueron, ce n’est pas gagné.

 

Pas gagné non-plus d’avoir un ADSL performant ou un ADSL tout court, ce qui est mon cas.

Je pense que ceux qui ont élaboré tout cela n’envisagent même pas qu’on puisse ne pas avoir internet partout, dans toutes les pièces avec un réseau puissant et performant.

Ils doivent aussi être à des années lumière de penser que l’ADSL n’a pas envahi totalement le pays et que les zones « blanches » existent encore pour internet ou le téléphone portable.

 

A  Bordeaux, comme on aime bien l’administratif et les complications, même lorsqu’il s’agit de supprimer la paperasse, on a mis le CIVB entre le viticulteur et les douanes,avec une clé USB pour l'interface.

Si les douanes sont une des administrations qui fonctionne le mieux, malgré son rôle ingrat, pour le CIVB, c’est autre chose…

 

Bref, on ne sait pas comment on va pouvoir continuer de vendre du vin dans cet environnement qui s’est particulièrement compliqué au point de constituer un obstacle à l’activité économique.

Dans notre pays, on a le chic pour rendre plus compliquée qu’avant une situation qu’on a décidé de simplifer.

 

Les premiers jours, les lignes téléphoniques du CIVB étaient surchargées d’appels de viticulteurs désorientés.

J’espère que les choses rentreront dans l’ordre rapidement car si on n’expédie plus de vin,…on disparait !

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 10:02

 

Après quelques jours de calme pour cause de fêtes de fin d’année, nous venons de reprendre nos habitudes de préparation de commande.

 

Nous avons photographié les affichettes que nous mettons sur les commandes en partance.

C’est amusant de regarder avec un peu de recul où vont les vins qui partent en ce moment.

 

palette1 

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Pour moi, au-delà des affichettes, il y a des hommes et des femmes qui nous font confiance et qui participent dans leur coin du monde à faire connaitre et à promouvoir notre petit domaine ; faisant ainsi perdurer notre projet.


Je les remercie et j’espère pouvoir continuer d’être à la hauteur de leurs attentes.

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 09:45

 Actuellement, deux projets de production d’électricité photovoltaïque semblent être à l’étude aux environs de notre domaine.

 

Le cocasse ou le pitoyable de la situation vient du fait que dans les deux cas, il concerne des agriculteurs impliqués dans les instances agricoles.

Pour le dossier le plus avancé, les terres concernées ont été achetées dans le cadre d’une installation Jeune Agriculteur et par l’intermédiaire de la Safer, organisme officiel chargé de la redistribution des terres.

 

Dans la commune, on est content car les panneaux solaires constituent la deuxième option après celle qui prévoyait l’ouverture d’une carrière sur les parcelles concernées. Là aussi, quelle grande idée.

Le photovoltaïque, finalement c’est moins pire !

 

Donc notre agriculture, ses dirigeants et ses intervenants les plus représentatifs n’ont pas d’autre idée pour sauver la « ruralité » que de développer des activités non-agricoles comme le tourisme rural ou les panneaux solaires.

Quel succès admirable pour tous ceux qui se battent pied à pied pour ne pas changer le modèle économique qui est en faillite !

 

Les projets verront-ils le jour ? Rien n’est moins sûr malgré tout car EDF freine des quatre fers pour continuer d’être obligé par l’état de racheter cette électricité « verte » à un prix plusieurs fois supérieurs à celui de l’électricité nucléaire.

On est proche des économies planifiées à la soviétique où le politique décide par idéologie et l’impose à l’économie. On a vu ce que de tels systèmes pouvaient donner…

 

Plus l’électricien national achète, plus il perd de l’argent. Cela ne reste possible que si l’électricité « verte » se cantonne à une frange négligeable de la production.

Dans le cas contraire, on ne pourrait pas échapper à des augmentations vertigineuses du prix de l’électricité.

 

Le marché faisant son travail de régulation, les prix de rachat diminuent inexorablement sans forcément respecter les engagements antérieurs, méthode très fréquemment utilisées par l’état qui n’a pas de scrupule à renier sa signature.

 

Je reste hostile au nucléaire, énergie dangereuse et à la gestion « opaque ». Mais on ne peut pas aller à l’encontre de l’économie et pensant que ça va marcher. C’est ce qu’a fait l’état ; à la soviétique.


Donc, on verra ce qu’il adviendra des fermes solaires prévues près de chez nous.


Je ne peux pas m’empêcher de me demander si les agriculteurs en question ont déjà réfléchi à une agriculture de bon sens, rentable et respectueuse de l’environnement et des individus, à commencer par eux-mêmes et leur famille.

Pas sûr…

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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