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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 10:48

 Hier, nous avons eu la chance de voir la magnifique éclipse solaire.

Heureusement pour nous, le ciel était totalement dégagé. Seule la brune sur l’estuaire de la Gironde a rendu impossible la prise de photos au moment du lever du soleil.


On se contentera donc de celle-ci faite plus tard avec un filtre sur l’objectif :

 

 eclipse.jpg

 

Comme toujours, ces évènements splendides nous rappellent combien l’univers est immense et complexe ; … et aussi combien nous y sommes bien petits.

 

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Corinne Comme - dans Divers
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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 17:56

 

Tout d’abord, je souhaite à tous une bonne et heureuse année 2011. J’espère qu’en plus de la santé pour vous et vos proches, vous trouverez la sérénité dans ce monde complexe.

 

Au moment où nous entrons dans une nouvelle année, il est aussi temps de faire le bilan de 2010. Je devrais même dire faire Les bilans car il y en a bien deux à faire.

 

Le premier, légal et le moins intéressant est le bilan comptable. J’y travaille avec sérieux mais obligation car je n’ai jamais aimé la gestion. A l’école, je détestais ces cours et je m’en mors les doigts maintenant. Je gère mon argent au plus près mais faire de la gestion dans le seul but de s’affranchir de ses impôts ne m’intéresse pas… C’est une vraie contrainte pour moi.

Pourtant, si je veux rendre mes comptes plus « positifs », j’ai tout intérêt à effectuer moi-même l’essentiel du travail de préparation du bilan au lieu de le sous-traiter à une prestataire qui me facturerait son travail.

 

Le deuxième bilan est beaucoup plus intéressant car il concerne l’année qui vient de s’écouler et tout ce qui a fonctionné ou pas dans mon petit domaine.

Contrairement à l’autre bilan qui nécessite de s’assoir devant l’ordinateur pendant de heures, on peut refaire son année partout et tout le temps ; il suffit de réfléchir.

 

J’en ai déjà souvent parlé et l’année 2010 restera pour nous marquée par la grêle de la fin mai qui a changé la donne pour toute la saison. Nous n’y pouvons rien et il n’y a pas vraiment de conclusion à en tirer.

Pour ce qui nous concerne, on finit l’année avec les meilleures ventes jamais réalisées depuis que nous avons repris ce petit domaine familial. Dans un contexte économique morose, voire moribond, on peut afficher une sérénité qui fait du bien au cœur. C’est la preuve que la politique de qualité est toujours la bonne voie.

Cependant, elle ne peut être couronnée de succès économique que si on sait rester à sa place, c'est-à-dire faire avec ses moyens sans se tromper de niveau de vie.

Je suis bien placée pour savoir quels sont les budgets consacrés à la promotion par les plus grands crus de Bordeaux. Pourtant, je ne joue pas dans la même cour qu’eux et la bonne santé de ma petite entreprise est aussi due à ce constat très simple. Je fais avec mes moyens qui sont donnés par mon prix de vente.

Ainsi, on peut continuer à regarder vers l’avenir et faire des projets.

 

La deuxième grande leçon de l’année nous a été une fois de plus donnée par la vigne et le vin. La voie que nous avons choisie est certes plus compliquée mais à l’usage elle se révèle donner des vins à la fois plus proches de leur terroir tout en supprimant les actions qui n’ont aucune utilité sinon de rendre les vins plus communs.

Je pense que ce résultat explique aussi en grande partie le succès commercial que nous connaissons.


La biodynamie reste une aide incontournable dans notre évolution. C’est un chemin complexe qui est à l’opposé de l’amateurisme. Effectivement, une vraie connaissance, sinon compétence est indispensable pour choisir la bonne action à mettre en œuvre, au bon moment.

 

Enfin, leçon de la grêle, si on peut oser parler ainsi : il nous faut être capable d’intervenir efficacement pour traiter la vigne lorsque le temps ne se montre pas sous son meilleur jour. Cela doit aussi se faire dans le respect des sols. C’est pour cela que nous avons investi dans un tracteur à chenilles (d’occasion…pour faire en fonction de ses moyens).

Ainsi, même après une grosse pluie, la majorité du vignoble pourra être protégé.

 

Quand je me relis, je me rends compte que pour quelques lignes consacrées au bilan « légal », l’essentiel de mon texte concerne la vigne.

 

C’est un signe de plus qui montre l’endroit où va ma préférence…

 

 

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 09:01

C’est assez  inhabituel pour moi que de passer autant de temps sans donner signe de vie sur ce blog.

Est-ce le caractère morne de cette fin d’année avec ces journées grises et courtes ?

Le fait que l’activité de la vigne et du vin se ralentit ?

 

Sûrement un peu tout à la fois.

 

On attendait avec impatience que la magie de Noël illumine nos cœurs. Et puis, un peu comme un soufflet, qui monte et retombe, Noël est arrivé, on a passé de bons moments et puis on est reparti dans le quotidien.

 

Cette année, le repas du 25 s’est fait en famille au Champ des Treilles, comme au temps où il y avait toutes les générations réunies. A quelques kilomètres, j’avais aussi mes parents.

C’était un bonheur simple et une chance éphémère que l’on ne mesurait pas à l’époque.

Maintenant, il nous reste les souvenirs…

 

La maison a donc renoué avec les habitudes de grands repas familiaux. Il manquait les odeurs des poulets rôtis de mamie et les remontrances que pouvait lui faire papi quant à cette volaille qui manquait de soins pendant la cuisson.

 

Ils ne sont plus là mais ce 25 décembre, il nous semblait les entendre.

Pour eux et pour les autres, on a allumé une bougie ; histoire qu’ils soient un peu avec nous.

 

Quelques calories et quelques bouteilles vides plus loin, on s’est quittés ravis de ces quelques heures passées en famille.

 

C’est tout simplement là que réside la vraie magie de Noël.

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 11:59

 

Autant pour le fun que pour l’anecdote, voici une vidéo allemande au sujet de notre Grand Vin Rouge 2005. ICI

 

Rien à ajouter si ce n’est le plaisir d’entendre parler de mon vin en allemand.

Je fais partie de faible pourcentage de français qui ont choisi l’allemand en première langue à l’entrée au collège. J’ai donc toujours eu un faible pour cette langue étrangère que je ne pratique pas assez.

 

Merci à mes clients allemands qui font un travail remarquable pour mes vins.

 

 

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Corinne Comme - dans Divers
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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 16:01

 Ce week-end, c’était préparation du sapin à la maison à Margueron.

Pour une fois, nous étions réunis tous les quatre ; ce qui est de plus en plus rare. Souvent, nous sommes deux, trois, parfois quatre,…voire cinq.

 

Le but premier était, comme toujours de faire des palettes qui doivent partir cette semaine.

Ce fut le travail des garçons qui n’ont pas arrêté. Une commande supplémentaire et impromptue d’Eric a fini de les occuper pour la journée de samedi. Merci Eric…

 

Le bâtiment est de plus en plus vide et je prends toute nouvelle commande avec un fatalisme de jouissance.

Les enfants, qui n’ont pas la même expérience de la vie (et des privations) partent travailler en étant conditionnés pour le nombre de caisses à faire et c’est toujours avec des protestations qu’ils accueillent toute demande supplémentaire.

Pour Jean-Michel et moi, c’est tout le contraire, plus il s’en rajoute, plus nous sommes satisfaits.

 

Mais pour Laure et moi, la priorité du moment, c’était la préparation du sapin de Noël.

C’est un travail que j’adore et que j’attends avec impatience malgré mon âge qui  n’est plus vraiment celui des sapins de Noël.

Il a d’abord fallu aller l’acheter. Moment important que celui du choix. Tout compte dans la décision et les divergences de point de vue sont estimées avec la plus grande attention.

 

Puis, c’est le moment de la décoration avec le thème qui sera retenu pour l’année considérée.

Là aussi, il y a de nombreuses divergences entre ma fille et moi, sur la position d’une boule, le passage d’une guirlande,…

Parfois, on se dispute, on s’en va puis on revient participer à la décoration ; attirées que nous sommes par une force mystérieuse et implacable !

 

noel1.jpeg

 

Dernier détail, la crèche qui vient de ma maman et qui ne rappelle qu’elle nous a quittés il y a bientôt deux ans.  Ainsi, elle est un peu parmi nous.

 

Vous l’aurez compris, le point central du week-end n’était pas le vin.

 

Pour une fois…

 noel2.jpg

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Corinne Comme - dans Divers
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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 15:17

J’avais disparu de mon blog depuis quelques jours.

J’étais dans le Nord. Pas exactement mais depuis ici tout ce qui est au nord de la Loire, c’est le Nord.

C’était à Fécamp pour répondre à une invitation de Ludivigne, où travaille maintenant notre ami Eric Bernardin.

 

Eric Bernardin, celui Du Livre sur le Médoc, devrait-on apprendre à dire car cette publication connait un vrai succès mérité et elle risque fort de le rendre célèbre.

 

J’ai profité du voyage pour faire à Paris une halte « shopping » et « visite » de mes amis Elise et Tom, que je salue ici.

J’ai passé de vrais moments d’amitié sincère avec ce couple.

 

Je n’avais jamais vu les Champs Elysées ni les grands magasins avant Noël.

J’en ai pris plein les yeux.

On est loin de la malheureuse guirlande de Margueron installée par la Mairie dans la sapinette de mon beau-père parce que sa maison est au centre du village !

 

Puis, ce fut le reste du voyage vers mon rendez-vous. Ce n’est plus vraiment en voyage mais un marathon. Il y a deux France. Bordeaux-Paris c’est 3h 30 en TGV. C’est rapide et on est dans le 21ème siècle.

 

Mais Pauillac-Bordeaux (60 km) c’est 2 heures pour le voyage et la correspondance. Pour le prix, on a droit aux gares de Moulis, Macau, Parempuyre, Blanquefort,…On fait même une halte dans une gare où, fait étrange, on repart en sens opposé pour suivre notre chemin !

 

Je passe sur la correspondance à Paris, où il faut changer de gare.

La partie « nord » de mon voyage n’était pas mal non-plus car elle s’est terminée en…bus.

Le retour fait « d’une traite », c’est quand même 12 heures de voyage ; pour quelques centaines de kilomètres à vol d’oiseau. Soit quelque chose comme 50 km par heure passée.
Là on revient au 19ème siècle et on se revoit partant fièrement vers les Indes…

 

Pour en rajouter une couche et avoir une vraie impression de Nooord, la neige m’a accompagnée durant tout le voyage. Je déteste la neige et particulièrement lorsque je dois me déplacer.

 

Heureusement, l’ambiance durant la soirée Ludivigne fut des plus cordiales et des plus agréables malgré le froid.

J’ai passé des moments agréables avec mes collègues vignerons et particulièrement Franck Pascal de Champagne qui est un ami.

 

Une fois de plus, j’ai pu constater que notre viticulture de l’émotion et du respect parait totalement logique et même évidente aux consommateurs.

 

Pourquoi en est-il différemment pour les viticulteurs et cela avant même de parler de risques de perte de récolte ? Grande question. Je pense qu’il y a plus à chercher dans les habitudes de pensée et dans l’éducation. Mais c’est un autre débat…

 

Bref, je ne regrette pas les longues heures de train, bus et métro qui m’ont permis de profiter de ces quelques heures d’échange avec les personnes qui consomment mon vin.

La chaleur humaine à défaut de chaleur tout court.


Les gens du Nord… comme le dirait Enrico Massias. Et puis, EnricoOOO, c’est un peu mon pays !

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 12:45

 Je l’avais annoncé il y a quelques jours et c’est maintenant fait, nous avons changé de millésime pour le Petit-Champ. C’est le 2008 qui dorénavant représentera la maison dans cette couleur et ce segment de la gamme.

 

L’anecdote vient cette année des étiquettes. Travaillant depuis plusieurs années avec un imprimeur, je me suis tout naturellement tournée vers lui pour préparer les étiquettes de ce nouveau millésime. Dans ces cas là, avant de commander, il faut un « bon à tirer » qui doit être approuvé par le client avant de lancer la production proprement dite.

Or, je n’ai jamais réussi à obtenir le moindre bon à tirer malgré de multiples relances par internet et téléphone. Tout le monde était très gentil avec moi, mais personne n’a rien fait alors que j’ai toujours payé mes factures dès leur réception.

 

Ayant des impératifs de délai pour les premières expéditions de caisses, je me suis tournée vers un autre imprimeur local et avec qui j’avais déjà travaillé à nos débuts il y a une dizaine d’années.

A l’époque, un problème de fabrication avait généré de nombreux arrêts d’étiquetage et  les solutions proposées par l’imprimeur n’avaient pas été à la hauteur des enjeux.

J’étais donc partie voir ailleurs.

Mais là, 10 ans après, j’ai pensé que tout cela était de l’histoire ancienne. J’en ai parlé au commercial qui n’était pas encore dans l’entreprise à l’époque mais qui m’a assuré, un petit sourire au coin de la lèvre, que tout cela appartenait à un passé bien lointain et disparu.

 

Pourtant, à l’ouverture du premier rouleau d’étiquettes, un doute s’est installé en moi.

Puis, au bout de 10 mn, quand le rouleau a cassé, le doute s’est transformé en certitude : rien n’a changé.

Avec un changement systématique de rouleau après 3 ruptures consécutives et 3 rouleaux entamés, nous avons pu finir notre commande de deux palettes.

 

Les cartons vont donc reprendre le chemin du retour à l’expéditeur. J’ai acheté des étiquettes au prix indiqué et je ne souhaite pas de remise ou de geste commercial pour m’accommoder d’une situation qui me fait perdre du temps.

Je repartirai sûrement voir un autre imprimeur. Il doit bien en exister qui ont envie de travailler et qui fabriquent de étiquettes irréprochables.

 

En fait, la réalité trop souvent rencontrée c’est que tout le monde s’en fiche. Je ne parle pas de la MSA, notre sécu agricole, qui est sans contestation le champion du monde toutes catégories de l’incompétence. Je parle des entreprises qui coulent au quotidien par la faute d’une ou deux personnes qui n’en ont rien à faire.

Ce peut-être le commercial qui oublie de répondre à un appel d’offre, la personne qui oublie de traiter une commande en la laissant sur son bureau pendant plusieurs semaines, le magasinier qui envoie le mauvais produit au mauvais endroit, le service production qui laisse partir des produits non-conformes,…

 

Souvent, ce n’est pas par volonté de nuire ou pas mercantilisme, mais c’est par légèreté ou bêtise pure, celles contre lesquelles on ne peut rien ou presque.

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 14:38

 Comme beaucoup de viticulteurs locaux, je viens de recevoir une proposition pour une journée consacrée au bio et organisée par le CIVAM-Bio de la Gironde ; organisme chargé de promouvoir la viticulture bio dans la région.

 

Le thème est le suivant : « l'Agriculture Biologique : une voie d'avenir pour la viticulture artisanale ».

 

Une rapide explication de texte demande à éclaircir le sens du mot « artisanal ». 

 

S’il désigne une viticulture de petite taille, c’est une vision un peu modeste de l’avenir du bio.

On en reste presque aux baba-cools du film du même nom. Certes, ils ont évolué et pris de la sagesse en vieillissant mais ils ne représentent toujours aucune réalité économique. Tout juste génèrent-ils une sympathie condescendante de la part de ceux qui sont confortablement assis sur leur gros tracteur et leur « certitudes phytosanitaires ».

 

Le mot « artisanal » peut aussi désigner un savoir-faire ; c'est-à-dire une application, une méticulosité dans l’approche que l’on a de la viticulture qui la rend presque artisanale, même si la taille de l’exploitation n’est plus franchement artisanale.

 

Sans vouloir faire de procès d’intention à la personne qui a formulé le titre de cette journée, on peut quand même ressentir le fait que y compris chez les officiels du bio, la confiance dans cette voie n’est pas franchement totale.

 

Pourquoi ne pas écrire : « l’Agriculture biologique : une voie d’avenir pour une viticulture non-industrielle » ?

Au moins, là c’est plus clair.
En France, la viticulture non-industrielle est la seule qui au final est capable de rémunérer les viticulteurs. Ce n’est pas une condition suffisante mais c’est quand même une des conditions nécessaires.

Dans ce schéma là, la viticulture biologique a toute sa place, quelle que soit la taille du domaine et la noblesse de son terroir.

 

Avec le même état d’esprit, j’ai du mal à imaginer ce qu’on aurait pu donner comme titre à une journée consacrée à la biodynamie en viticulture….

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 11:32

 Comme tous les ans à pareille époque, il faut remplir et porter en Mairie la Déclaration de Récolte pour la vendange qui vient de se terminer.

 

Cette année, grande nouveauté pour nous car il est désormais possible de faire cette déclaration par internet. On y trouve même quelques avantages destinés à rendre cette opération plus attractive par informatique qu’avec le traditionnel papier.

 

Je me suis donc affranchie de mes obligations et j’ai choisi la voie « moderne » par internet, directement depuis mon bureau.

 

La viticulture est sans conteste, la profession la plus surveillée de France. Si la logique de la déclaration de récolte est de demander aux vignerons d’indiquer leur niveau de production pour le comparer ensuite aux rendements maximum autorisés, on peut se demander pourquoi existent encore toutes les autres obligations légales.

En fait, la réponse est simple : les taxes !

 

Je ne dis pas cela pour faire penser que je ne souhaite pas payer les taxes et autres impôts générés par mon activité. Personne ne paie ses impôts avec plaisir, mais on sait qu’il faut bien que les impôts existent pour assumer toutes les dépenses de l’état.

 

Par contre, dans notre activité, pourquoi ne pas payer en une fois et une fois pour toutes le montant de notre participation ?

Pourquoi continuer de compter les capsules fiscalisées à la capsule près. Pourquoi devons-nous faire toutes les déclarations, suivis d’expéditions, apurement des documents après leur arrivée à destination,… ?

 

Il y a tellement de documents à remplir et donc de personnes à surveiller le suivi de ces documents que le montant de toutes nos cotisations et taxes diverses et variées doit à peine suffire à payer les salaires de ces agents de l’état. Quand on parle de réduction du train de vie de l’état, on en a là un bel exemple. Avec moins de monde affecté à des tâches plus nobles que le simple contrôle, l’état pourrait utiliser positivement une partie beaucoup plus importante de l’argent généré par les taxes que nous payons.

 

Par contre pour nous actuellement, ces « obligations légales » représentent une part non-négligeable de notre activité quotidienne.

 

Si un jour tout cela s’arrêtait, quel bonheur et quelle tranquillité d’esprit ce serait…

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 11:16

 

En chômage partiel depuis plusieurs mois, le pluviomètre a repris du service ces dernières semaines.

En une vingtaine de jours, il a comptabilisé environ 150 mm de pluie ; ce qui est assez inhabituel pour nous.

 

Le week-end qui vient de s’écouler fut particulièrement représentatif de cette humidité ambiante.

Impossible de ratisser les feuilles accumulées autour de la maison.

Il faudrait aussi rentrer le pressoir qui a maintenant terminé son travail pour l’année. Mais pour cela, il faut sortir une partie du matériel de culture du garage pour tout y stocker dans « l’ordre ».

Au fond, il y aura ce qui ne fonctionnera que dans un an, c'est-à-dire le matériel de récolte puis devant les charrues qui reprendront du service au printemps.

Normalement, chacun a sa place mais cette année, le nouveau pressoir plus grand que l’ancien risque de perturber cet ordre immuable.

 

Mais on verra tout cela lorsque le soleil reviendra.

 

Pour le moment, il y a un peu de travail à faire dans le chai pour s’occuper du vin.

Mais, c’est surtout, encore et toujours la mise en caisse qui a occupé notre week-end.

Ainsi, on était à l’abri de la pluie quasi ininterrompue.

 

Je l’ai déjà dit maintes fois mais c’est toujours un grand plaisir pour nous que de préparer des commandes. Ayant connu des périodes de vaches maigres, voire très maigres, dans nos débuts, on peut savourer la situation actuelle, où le vin se vend.

 

Evidemment, on n’en est pas encore au cas des Crus Classés les plus prestigieux, pour lesquels les clients font la queue à la porte. Mais quand même, on ne se plaint pas ; au contraire.

 

On en arrive même à regarder avec un peu d’angoisse les stocks fondre.

Exit le Petit-Champ rouge 2007 ; il sera remplacé dans les jours qui viennent par le 2008 dès la réception des étiquettes.

Le Grand-Vin rouge 2006 et le 2007 en sont à leur dernier demi-casier. Pourtant, le 2008 est déjà en partie retenu.

Pour le blanc Vin-Passion 2009, livré depuis le printemps, il reste encore quelques casiers, mais la jonction avec le 2010 risque d’être difficile à faire ; sans anticiper la future mise en bouteilles. Et en plus, la récolte de ce 2010 est faible après la fameuse grêle qui me suit jusque dans les expéditions.

 

Ne nous y méprenons pas, ce n’est pas le plus difficile que de gérer ce genre de situation nouvelle pour nous. Dans l’autre sens, c’est bien pire !!

 

Surtout qu’ayant pris l’apéritif avec le Vin-Passion 2010 tout simplement tiré de la cuve, nous avons pu passer un très bon moment de plaisir et de sérénité tant il est bon, complexe et expressif de son terroir. Un vrai bonheur.

Et dire qu’il y a encore beaucoup de viticulteurs qui sont incrédules sinon hostiles à la biodynamie.

 

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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