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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 10:44

AUTOMNE7.jpgAUTOME6.jpgAUTOME5.jpgAUTOMNE4.jpgAUTOMNE3.jpgAUTOMNE2.jpgPas de besoin de commentaire

 

AUTOMNE1.jpg

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Corinne Comme - dans Divers
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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 16:58

Pour la deuxième fois en deux saisons, j’ai été contrôlée il y a quelques semaines pour mon rouge 2008, mis en bouteilles dans l’été.

 

Je n’ai jamais douté de la qualité de mon vin, mais dans ces situations, on a toujours un petit nœud à l’estomac en pensant que la dégustation n’est pas une science exacte.

Heureusement et fort logiquement,  les résultats ont été positifs et donc conformes à ce que je pensais.

 

Certains ne sont jamais contrôlés. Il faut croire que je paie pour les autres…

 

Est-ce le fait de penser et d’agir différemment de la majorité qui ne rend si prompte à être contrôlée ?

Je ne peux pas répondre à la question ; même si j’ai ma petite idée sur ce point…

 

Le contrôle consiste en un prélèvement de quelques bouteilles au hasard dans un casier.

 

Il y a aussi l’examen du registre de mise en bouteilles. Je me suis toujours demandée à quoi pouvait bien servir ce document

Mais, à chaque contrôle il est inspecté.

 

Les truqueurs et trafiquants de tous poils ne doivent sûrement pas faire état de leurs malversations sur un quelconque document.

 

Mais bon, il faut bien qu’il existe des règles.

 

Au moins pour justifier le coût d’un tel contrôle qualité.

 

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 11:26

 Ce week-end, j’ai profité de la présence de toute la famille pour décuver la cuve de Petit-Verdot et la cuve de Cabernet Franc.

La première, de petite taille avec seulement 25 hl est parfaite pour la sélection des lots et c’est la raison pour laquelle nous l’avons achetée.

Cependant, pour la vider, c’est un peu compliqué. C’est tellement exigüe à l’intérieur qu’un adulte ne peut pas tenir debout.

 

 

décuvage1 

 

decuvage2.jpgPourtant, Jean-Michel y est entré ne voulant pas que j’y aille à sa place.

En un quart d’heure, l’affaire était dans le sac.

 

Pour la deuxième, ce fut nettement plus long car elle avait une capacité pratiquement quatre fois supérieure à l’autre.

Il a donc fallu remplir deux cages pressoirs mais on y est arrivé.

 

Chez nous, l’évacuation du marc sec, à la sortie du pressoir, reste une opération très manuelle.

Ce n’est pas le « Nowat » de nos collègues de Provence, mais on s’en rapproche fortement !

Courbatures garanties le lendemain…

 decuvage3.jpg

Heureusement, là aussi mes deux hommes forts ont rapidement chargé à grands coups de pelle à main.

 décuvage4

Puis, le lendemain, il y a eu le nettoyage final du pressoir. Là, c’est mon travail. Je reste la spécialiste mondiale de l’opération.

On n’y pense jamais, mais le nettoyage d’un pressoir, c’est au moins une heure de travail après une utilisation.
Lorsqu’il s’agit de le préparer à l’hivernage de fin de campagne, il faut compter au moins deux heures.

 

C’est une chose que l’on ne voit pas de l’extérieur mais qu’il faut bien effectuer si on veut travailler dans une hygiène correcte.

 

Et le vin ?

 

Il attend tranquillement dans les cuves que la fermentation malolactique décide de débuter.

 

Comme de bons parents, on ne le forcera pas.

Et comme il est raisonnable, il sait ce qu’il a à faire…

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 10:18

Maintenant que les vinifications touchent à leur fin, on pense à la taille.

Beaucoup de feuilles sont déjà tombées et les bois deviennent plus visibles pour évaluer la situation après la grêle du printemps.

 

 

grele-1.jpeg

Bien souvent, les rameaux ont été coupés à une vingtaine de centimètres de haut et il est difficile voire impossible de trouver des bois de taille c'est-à-dire des bois qui comptent suffisamment de bourgeons fructifères pour porter la prochaine récolte.

 grele2.jpg

Quand on dit qu’une grêle a des conséquences sur au moins deux ans, on en a là la démonstration évidente.

 grele3.jpg

Pourtant, comme après chaque coup dur, on va essayer de faire face, au mieux ou au moins mal.


Cette fois ci, ce ne sera pas facile mais on doit à la vigne de l’aider dans cette épreuve. C’est elle qui était sous les grêlons et le vent, ce soir du 25 mai.

 

Heureusement, avec amour, passion et un peu de temps, les cicatrices finiront bien par s’estomper…au moins tant que les même gros nuages noirs ne reviendront pas au dessus du vignoble.

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 11:12

Je n’en avais jamais parlé mais entendant des bruits de couloir pas forcément vrais, je préfère clarifier la situation en disant que je suis devenue conseil en biodynamie.

 

Cela n’a pas été une volonté de ma part mais une demande qui m’a été faite l’an dernier après les vendanges.

Les expériences marquantes dans la région et avant tout celle de Pontet-Canet, ont eu un effet majeur sur la vision qu’ont les gens de cette voie si particulière.

Beaucoup sont passés du stade de l’incrédulité, voire même du rejet à celui de la réflexion en se disant « pourquoi pas moi ».

 

Cependant, dans une aventure aussi « différente » et parfois dérangeante pour nos « savoirs acquis », il est difficile de progresser seul.

 

Il y a quelques années, Jean-Michel et moi avons été dans le même cas et une main réconfortante nous a permis de faire nos premiers pas. Puis un jour, nous avons volé de nos propres ailes, profitant mutuellement de nos expériences respectives et de notre sensibilité liée à notre caractère, notre vécu,…

 

Malheureusement, le petit monde de la biodynamie compte beaucoup de gens fort respectables mais un peu décalés d’une réalité qu’il est nécessaire d’intégrer si on veut avancer sereinement dans un monde complexe et interconnecté.

 

Aussi, nos résultats ont été une bonne caution du sérieux qui nous anime lorsqu’on fait de la biodynamie.

 

Jean-Michel reste dédié à son cher Pontet-Canet en refusant les sollicitations même si comme moi, il se fait l’ambassadeur d’une biodynamie, selon ses mots, sincère, pragmatique et abordable.

 

Pour ma part, je n’avais jamais envisagé de me transformer en consultante en biodynamie. J’ai néanmoins accepté d’aider ceux qui ressentaient ce besoin dans leur cœur.

 

Je l’ai fait pour le challenge que cela représentait et l’intérêt qu’il y avait à confronter mon approche de la biodynamie à de nouveaux cas de figure.

 

Et aussi, il faut le dire un peu pour caresser dans le sens du poil mon égo car quand on est une petite viticultrice sans racine à Margueron, c’est quand même valorisant de conseiller un Cru majeur d’une appellation prestigieuse !

 

Vanité, quand tu nous tiens…

 

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Corinne Comme - dans Divers
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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 09:45

 Divers contretemps avaient différé le repas de fin de vendange qui est appelé Gerbebaude dans la région, Gerbaude ailleurs et encore autrement dans d’autres endroits.

 

Puis, les jours passants, ma motivation baissait pour organiser ce déjeuner annuel.
Mais, face aux coups de téléphone répétés des vendangeurs et aux demandes de Jean-Louis,  mon salarié, j’ai fini par me résigner et rassembler l’énergie nécessaire à la préparation.

gerbebaude2-copie-1.JPG 

Pour ceux qui ont travaillé aux vendanges, c’est un passage incontournable de cette fin de saison.

En ce qui me concerne, je ne suis pas très repas ni fêtes mais quand je suis dans le bain, je prends beaucoup de plaisir à partager des instants avec ces gens qui ont travaillé à rentrer la récolte.

 

Dans ces cas là, le repas est plutôt du genre traditionnel, sans grande originalité gustative. C’est simple et consistant.

gerbebaude1.JPG
Ainsi, nous avons conclu dans la bonne humeur un millésime 2010 qui laissera dans nos cœurs quelques cicatrices qu’il faudra tenter de gommer.

Les sourires de mes convives du jour laisseront donnent donc un nouvel élan et promettent une saison 2011 plus calme.

 

Merci à tous pour avoir vendangé cette petite mais belle récolte qui fera des bouteilles dont je serai fière dans quelques mois.

 

 

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 16:35

Pour la première fois depuis plusieurs semaines, nous avons pu passer 24 heures ensemble les enfants, Jean-Michel et moi.

Il y avait comme un parfum d’après-vinification.

 

Jean-Michel s’est octroyé un jour de repos après plus d’un mois passé à Pontet-Canet sans regarder à côté.

 

En le voyant revenir à Margueron samedi soir, pour la première fois depuis 5 semaines, lui et moi avons eu le souvenir de la dernière fois que nous nous y étions vus.

C’était encore presque l’été grâce à une arrière saison chaude et sèche.

 

Maintenant, c’est presque l’hiver avec la pluie et les feuilles qui tombent.

Entre les deux moments, c’est le trou avec les vendanges qui nous ont gardés la tête dans le guidon ou plus exactement dans les cuves au point de ne rien voir du temps qui passait.


Alors là, on en a profité.

Il y a encore quelques remontages car les Cabernets n’ont toujours par fini leur fermentation. Mais c’est nettement plus calme. Les températures ne montent plus comme en début de fermentation donc on peut s’éloigner un peu des cuves sans état d’âme.

 

Pour lui changer les idées, Jean-Michel m’a aidé aux remontages et à la mise en caisses…

Les enfants ont mis une dernière main à leur travail scolaire.

 

Puis, on a tout simplement passé du temps tous les quatre.

 

Comme beaucoup, j’ai fleuri dans la journée les tombes de mes parents. Mon papa s’en fichait. Mais maman, très croyante aurait été horrifiée en pensant que sa tombe puisse ne pas être fleurie le jour de la Toussaint.

Je n’attends pas ce moment pour penser à eux très tendrement mais d’une certaine façon, j’ai rassuré ma maman là où elle est.

 

Maintenant, Jean-Michel et les enfants sont repartis vers leurs occupations respectives.

Nous sommes de nouveau séparés pour quelques jours de plus.

 

Il me reste malgré tout le souvenir de ces quelques heures volées à la récolte 2010 ; mais de vraies bonnes heures.

 

 

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 16:09

Comme je l’avais annoncé précédemment, j’ai écoulé mes cuves de Merlot.

 

Aujourd’hui, c’est pressurage.

Puisqu’on est dans les vacances scolaires, c’est mon fils Thomas qui est au transport de la vendange entre la cuve et le pressoir.

 

photo-3-0213.JPG

 

Notre système pourrait être jugé archaïque car le marc est transporté à dos d’homme, dans une simple hotte à vendange.

 

Souvent, on me demande pourquoi je n’investis pas dans des machines qui pourraient rendre le travail moins physique.

Les réponses sont simples.

 

D’une part, on n’est pas là pour faire du « pas fatigant » mais les meilleurs vins possibles.

 

Ensuite et surtout, aucun système ne peut être plus doux pour le marc que celui que nous employons. Donc, pourquoi changer et dépenser de l’argent pour un résultat inférieur ?


Enfin, il me faudrait quelques décennies pour amortir le coût d’achat d’un quelconque matériel de décuvage.

La gestion réfléchie d’une entreprise, quelle qu’en soit sa taille (et surtout pour les petites) commence par l’analyse objective des besoins sans se tromper de statut social.

 

Pour une fois, je n’ai pas la plus mauvaise place car je suis à la « logistique ». Je m’assure que tout se passe bien puis je fais fonctionner le pressoir en séparant les vins de presse en fonction de leur qualité.

 

Ce n’est pas si dur, le décuvage…

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 09:51

Et non, pas des rires et des chants, mais … des écoulages.

 

Même si on peut rire et chanter en sortant le marc de la cuve ! C’est d’ailleurs en général ce qui se passe !

 

Pour le moment, on n’y est pas encore. On prépare.

 

Cette année, grande nouveauté : j’ai changé mon pressoir. L’ancien, très vieux était très propre, fonctionnait à merveille et n’avait rien d’électronique. Mais comme toute chose, il devenait vieux.


Aussi, j’en ai trouvé un plus récent, toujours sans électronique pour nous accompagner jusqu’à la retraite. Celui-ci vient d’un Premier Cru Classé, c’est dire s’il doit être bon.

Blague à part, ça ne changera rien ; sauf que s’il avait appartenu à quelqu’un de moins à l’aise financièrement, il aurait peut-être fait plus attention aux éléments de carrosserie lors des manipulations…

 

Acheté avant les vendanges, il n’est arrivé qu’après la récolte des blancs donc il n’a toujours pas servi. Heureusement, j’avais gardé l’ancien !

 

Le sens de rotation a été testé pour vérifier qu’il tournait dans le bon sens. Malheureusement, ce n’est que par un examen approfondi de la machine que l’on peut détecter le bon sens de rotation. Hors, nous nous étions fiés au sens de l’ancien, considérant naïvement que dans une même marque, tous les pressoirs devaient tourner dans le même sens. Et bien non. Même pour des engins similaires dans la gamme, certains tournent vers la droite et d’autres tournent vers la gauche.

Je l’ai appris à mes dépens. Après quelques tours, le pressoir s’est mis en sécurité et a refusé d’aller plus loin.

Seule dans mon coin, j’ai du analyser et dépanner. J’ai d’abord fait tourner manuellement la cage par les poulies d’entrainement afin de « décoincer » les sécurités. Puis, j’ai inversé 2 fils d’alimentation pour changer le sens de rotation.


Et là, miracle il est reparti !

 

Je raconte tout ça car je suis très fière de moi. Je sors d’une famille dans laquelle le mot bricolage n’existe pas. Et cette fois-ci, j’ai pu me dépanner toute seule dans un domaine inconnu.

 

Mon pressoir marche et est maintenant prêt à recevoir le marc.

 

Mais  je sais que dorénavant un nouveau métier s’offre à moi : réparateur de matériel vinaire !!!

 

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 09:17

La dernière cuve ne fermente pas encore et la pluie vient d’arriver sur la région.
Enfin, pourrions-nous dire car la nature était assoiffée en cette fin d’Octobre.

 

La récolte est terminée et la pluie arrive ensuite, comme si c’était programmé ainsi.

 

C’est le seul moment de l’année où on peut regarder tomber la pluie sans état d’âme.

 

photo-3-0204.JPG

 

Les vignes sont labourées et elles sont presque prêtes pour la taille qui interviendra dans quelques semaines.

 

Je me souviens de l’année 2000 pour laquelle, il avait fait sec avant et pendant les vendanges. Puis à peine la récolte des rouges était achevée que la pluie était arrivée et ne s’était plus arrêtée pendant plusieurs mois.

 

Nous avions fait une première petite trie de nettoyage sur les parcelles destinées au liquoreux. Puis, après un petit orage nous attendions, avant une nouvelle trie, que les raisins bien dorés évacuent cet apport de pluie.

Cela n’est jamais arrivé. Les pluies se sont enchainées à un rythme soutenu et les raisins sur pied sont restés sur pieds.

Plus de la moitié de la pluviométrie de l’année s’est trouvée concentrée sur les deux derniers mois et demi de l’année.

Les vignes ont été taillées avec le reste des raisins qui s’étaient comme liquéfiés sous l’action des gouttes de pluie.

A l’époque, les temps étaient très durs pour nous et cette perte sèche (ou plutôt humide) n’avait rien arrangé, ni moralement ni financièrement.

 

Que se passera-t-il cette année, 10 ans après ? Personne ne le sait encore. Les cycles météo ne sont pas quoi qu’il en soit de 10 ans.

 

De toutes les façons, je n’ai pas prévu de faire de liquoreux en 2010 car cela reste un marché de niche et j’ai un débouché beaucoup plus sûr et régulier avec le vin blanc sec.

 

J’en ai toujours à la vente mais avec une production par intermittence.

 

Et cette année, avec la grêle, j’aurai difficilement de quoi contenter mes clients, alors le liquoreux…

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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