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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 17:45

J’ai ramassé hier les derniers Cabernets sous un ciel chargé mais sans pluie.

Maintenant, on peut dire que la « récolte est rentrée » ; selon l’expression consacrée.


En regardant en arrière, effectivement, on peut constater que cette récolte fut vraiment à part.

Elle s’est étalée sur plus de 5 semaines avec finalement peu de jours de vendange et beaucoup de temps d’attente.

 

Je passe sur la grêle qui a marqué définitivement le millésime pour nous en mettant quelques cuves de vinification en vacances pour une année.


Les conditions particulièrement sèches et durables pour ont permis d’atteindre des maturités que peu de millésimes peuvent revendiquer. Heureusement pour nous car l’effet retardant de la grêle s’en est trouvé largement compensé.

 

Pourtant, les températures souvent fraiches, particulièrement la nuit, et même une gelée blanche en ce début de semaine ont laissés les degrés et les acidités à des niveaux, certes confortables mais permettant d’obtenir un vrai équilibre qualitatif.

 

Les derniers labours d’automne (dans les parcelles vendangées hier) se feront aujourd’hui et la vigne sera prête pour revêtir son habit d’automne dans la sérénité.

 

Elle et moi allons retrouver une douce quiétude bien agréable et qui donne envie d’en profiter.

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 08:07

Et oui, déjà un mois que j’ai commencé les vendanges avec les premiers raisins de Sauvignon.
Un mois après, j’ai toujours mes Cabernets, surtout des Francs, à récolter la semaine prochaine.

 

L’an dernier, du premier au dernier jour, il s’était écoulé exactement un mois. A l’époque, j’avais écrit un petit article à ce propos tellement tout cela me paraissait long !

 

Cette année, cela devrait durer 1 semaine de plus (avec une demi-récolte en volume).

A ce rythme là, dans peu d’années on devrait finir la récolte avec les déguisements d’Halloween, le 31 octobre. Puis vers la fin de ma carrière, avec les cotillons de Noël !

 

Heureusement, on a le temps de récupérer un peu entre les jours de vendange qui sont particulièrement éprouvants.

 

Pour le moment, les vinifications se passent bien.

Les blancs, un mois après, fermentent toujours doucement, à un rythme de sénateur pourrait-on dire ; même si actuellement avec le réforme des retraites à voter en hâte, les sénateurs semblent avoir mis le turbo.

Ce n’est pas le cas de mes blancs et grand bien leur fasse car ils sont superbes.

 

Les rouges, eux-aussi fermentent et macèrent. La première cuve arrive dans la ligne droite finale ; encore quelques jours et elle n’aura plus de sucre.

La dernière fait son petit bonhomme de chemin et a déjà parcouru la moitié de la distance.

 

La cuve de Petit-Verdot a une couleur que l’on peut qualifier d’ « encre foncée » !


Je profite du temps libre entre deux contrôles de température, pour faire des caisses car heureusement, les commandes ne connaissent pas de répit.

 

Une visite du domaine de temps en temps avec des cavistes ou des amateurs ; histoire de garder un lien social.

 

Bref, tout roule.

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 13:37

Je l’avais évoqué il y a quelques jours, le temps des labours d’automne est arrivé.

Profitant de la pluie tombée puis du retour au beau temps, nous avons labouré les parcelles qui sont déjà vendangées.

 

 photo-3-0196.JPG

 

Tout a été dit sur le labour, ses avantages et ses inconvénients.

 

En ne le considérant que comme un moyen de contenir la pousse de l’herbe, on a cherché (et on cherche toujours) à contourner la difficulté en fabriquant des outils complexes et onéreux dont le sel but est de rendre l’endroit  relativement propre sans trop retourner la terre…et surtout sans se poser de trop de questions.

 

Pourvu que le dessus soit propre temporairement, qu’importe le dessous. De toutes les façons, on ne le voit pas !

 

C’est une vision bien restrictive mais malheureusement totalement en phase avec le respect que notre agriculture porte au sol depuis quelques décennies.

 

Certes, le labour doit aussi permettre de maintenir l’herbe à un niveau acceptable.

La notion de « mauvaise herbe » n’existe pas car chaque plante a sa propre utilité dans la nature. A nous de la comprendre, mais c’est un autre sujet…

 

Pour moi, la charrue qui entre dans le sol pour le retourner à une dimension bien plus grande.

Pour s’en convaincre, il suffit simplement de la suivre pour sentir les odeurs magiques qui se dégagent et être portés par un sentiment fort de satisfaction.

 

On renoue aussi avec des siècles, voire des millénaires, de pratiques agricoles. Et la dimension symbolique de l’opération est toujours présente.

 

Vision idéalisée du labour ?


Pas si sûr !

 

En respectant le sol et avec très peu de passages, nous arrivons à conserver nos vignes propres ; bien mieux que les voisins et leur attirail chimique.


C’est quand même ça le principal !

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 07:58

C’est sous un magnifique ciel bleu que nous avons vendangé hier matin notre parcelle de Petit-Verdot.

 

photo-3-0191.JPG

 

L’ambiance était bonne même si tous les matins, il manque quelques vendangeurs à l’appel…

 

photo-3-0192-copie-1.JPG

 

La parcelle fortement touchée par la grêle semblait avoir retrouvé un aspect normal avec des grappes « normales ». C’est ce que je pensais…


Malheureusement, les miracles restent des miracles, c'est-à-dire des choses improbables et à la fin de la récolte, ma cuve était bien vide… Pourtant, c’était une petite cuve.

 

Le Petit-Verdot est normalement un cépage à part en comparaison des autres. Les grains sont tout petits  et si on enlève les peaux et les pépins, il ne reste pas beaucoup de place pour le jus.

 

Aujourd’hui, c’est journée repos puisque la récolte du Cabernet-Franc n’est prévue que pour la semaine prochaine. Pas vraiment le repos quand même.

Il y a la vinification, le nettoyage avant la dernière étape dans les vendanges et tous les sujets à régler et qui ont été laissés de côté depuis quelques jours.

 

Courriers, factures, contacts avec les clients, (…) tout s’accumule. Ils sont comme une armée de l’ombre qui avance inexorablement, engloutissant tout sur son passage.

 

Je vais aussi en profiter pour refaire quelques provisions et prendre enfin le temps de me préparer un vrai repas avec une assiette et des couverts.

Le luxe quoi…

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 17:41

On a fini ce soir la récolte du Merlot.

 

C’est une page qui se tourne car les parcelles qui restent, Petit-Verdot et Cabernets n’ont pas subi la grêle aussi dramatiquement que celle de Merlot.

 

La pluie de lundi a laissé le sol humide mais la récolte ne semble pas être affectée.

 

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Les grappes sont magnifiques et les grains joufflus font plaisir à voir.

 

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Avec le retour du soleil, c’est le moral qui revient pour tout le monde.

 

On peut manger dehors à midi et en profiter pour discuter calmement de nos vies respectives.

 

 photo-3-0188.JPG

 

Chez les hommes parmi les sujets de conversation, il y a aussi les voitures et la chasse. Logique !

 

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Bref, des moments simples et bien agréables dans cette année perturbée pour nous mais dont les raisins semblent promettre de très beaux vins.

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 18:03

Hier, en pensant à l’écriture de mon prochain message, je pensais trouver un nom du type « shoot again » pour illustrer le fait que j’allais une fois de plus recommencer à vendanger après deux arrêts pour attendre la parfaite maturité.

 

J’avais aussi prévu de faire de belles photos de vendange pour profiter des ceps peu touchés par la grêle du mois de mai.

 

Oui mais,…

 

Il y a eu la pluie, plus ou moins forte mais continue et pénétrante. Et du coup, tout le monde s’est retrouvé dans un ciré tout rigide pendant la journée.

 

On perd alors tout ce qui fait le charme d’une journée de vendange.

On se déplace difficilement tels des pingouins sur la banquise. On a des peines à lever le panier et même le bras. Tout semble coûter des efforts surhumains.


Dans nos sols argilo-calcaires labourés, on marche tout de suite difficilement. C’est un chemin de croix pour les porteurs.

 

On ne voit plus sur les côtés avec la capuche ; il faut donc se tourner complètement pour pouvoir regarder latéralement.


Et tout devient triste et moche !

 

Après une demi-journée, on est tout trempé et il faut se changer. On ne rêve alors que d’une bonne soupe chaude.

 

 Heureusement, le temps devrait s’améliorer rapidement.

 

La bonne nouvelle de la journée s’est le rendement qui devient normal.

 

C’est la première fois de l’année que cela m’arrive et c’est très agréable…malgré la pluie.

 

 

 

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 10:13

Pour cause d’harmonisation européenne, la certification bio s’apprête à être revue et corrigée dans une direction moins contraignante pour les producteurs.

Ainsi, il n’y aura plus la nécessité d’avoir la totalité de sa production en bio pour pouvoir prétendre à la certification.

Avec 50 % et une intention pour le futur, ça devrait suffire.

Donc, on pourra voir dans le même bâtiment des produits chimiques et des produits naturels ; chacun devant théoriquement correspondre à une affectation précise.

 

Dans les chais, même chose. 

Certains lots de vin seront théoriquement issus de « raisins bios », d’autres de raisins conventionnels.

 

Et c’est justement le mot « théoriquement » qui coince.

Il y aura bien évidemment quelques personnes honnêtes qui joueront le jeu sérieusement.

Mais, pour toutes les autres ?

 

Actuellement, il n’est pas question de posséder des pesticides lorsqu’on est en bio.

Je ne suis pas dupe et je suppose qu’actuellement le « niveau d’honnêteté » n’atteint pas 100%.

Mais celui qui veut néanmoins contourner la loi doit acheter des produits sans qu’ils apparaissent sur les factures. Il faut donc une double comptabilité…et une bonne dose d’obstination à être malhonnête. Les pesticides devront aussi être physiquement invisibles sur le domaine.

 

Dans le futur, il suffira de dire que les pesticides sont destinés aux parcelles en conventionnels et le tour sera joué. Facile !

 

Pour les vins, une cuve pourra être en bio aujourd’hui et pas demain. Par contre la cuve d’à côté pourra se retrouver miraculeusement en bio du jour au lendemain en fonction des objectifs commerciaux. Une traçabilité n’est juste et sincère que lorsque l’utilisateur est lui sincère ; ce qui n’est pas une généralité nous le savons bien.

 

A tout cela, on pourra rétorquer qu’il est toujours possible de faire des analyses sur les feuilles ou sur le vin. Mais quelque est la probabilité d’être contrôlé ? Sûrement proche de zéro.

 

Le perdant, comme souvent, sera le client qui achètera un produit qui ne sera pas forcément ce qui est annoncé sur l’étiquette.

 

Echaudé une ou deux fois, il ne prêtera plus sa confiance aux produits bios qui auront alors perdu toute crédibilité.

 

Mais au fait, ce n’était pas la finalité vraie de cette réforme que de décrédibiliser la filière bio pour promouvoir l’agriculture dite conventionnelle, celle qui fait vivre les producteurs de pesticides ?

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 13:35

Effectivement, hier c’était la journée des tracas, tracas qui se prolongent fort logiquement aujourd’hui car je ne les ai pas réglés pour la plupart.

 

Les choses ont commencé dans la nuit avec le compteur électrique qui a disjoncté. Les choses n’arrivant pas par hasard, la cause était à chercher vers le groupe de froid.

 

Lorsque le courant s’est coupé, je venais tout juste de plonger dans le sommeil après une grosse et longue journée de travail.

J’ai ensuite mis des heures à retrouver un semblant de sommeil ; rendant la journée suivante plus difficile encore.

 

Le groupe de froid a refusé de redémarrer ; alors que jusqu’à présent, il fonctionnait merveilleusement bien !

 

Heureusement, les températures très froides rendaient son utilité moins vitale. Les blancs fermentent doucement et ne nécessitent pas de contrôle de température.

La vendange de rouge du matin affichait un impressionnant 4°C ; donc pas de refroidissement nécessaire.

Cela dit, il arrivera bien un moment où cet appareil devra être utilisé et il faut donc le réparer en espérant qu’il pourra l’être.

 

Puis, ce fut au tour de ma voiture de donner des signes de faiblesse. De nombreux voyants rouges se sont affichés demandant de se rendre sans tarder à l’atelier. Dans ces conditions, difficile d’envisager de se rendre chez le concessionnaire à Bordeaux sans risquer de se retrouver en panne sur le bord de la route. Le problème avec les voitures modernes, c’est que peu de gens savent les réparer. Et parmi ceux qui sont supposés savoir, beaucoup n’y arrivent même pas. Alors que penser de ceux qui ne savent pas !

Je ne sais donc que faire.

 

Enfin, la cerise sur le gâteau est venue de la bouteille d’azote qui avait décidé d’être vide. A la fin du tri, on pousse la vendange qui reste dans les tuyaux avec de l’azote sous pression. Les gros tuyaux sont vidés en quelques secondes, sans effort et sans perte de vendange. Il ne reste ensuite qu’à les nettoyer avec un peu d’eau.


Mais là, sans azote, il a fallu vider le tuyau à la main. Comme c’est toujours le cas dans ces cas là, de la vendange est tombée entre la cuve et le mur ; endroit inaccessible par nature.

Le nettoyage m’a ensuite demandé très longtemps, comme si je n’avais que ça à faire !

 

Dans ce contexte, comment faire bonne figure en restant souriante, motivée et constructive quand un visiteur est venu pour découvrir notre domaine en vue d’une éventuelle collaboration ?...

 

Aujourd’hui, pas de vendange et ce jusqu’à lundi. Je vais en profiter pour tenter de régler mes problèmes…en espérant que les jours ne se ressemblent pas, même s’ils se suivent.

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 18:23

Après  quelques jours d’interruption, j’ai commencé ce matin la récolte de la première parcelle de Merlot. Il faut dire que la petitesse de la récolte après la grêle a hâté la maturation.

 

Particulièrement avec ce cépage, il convient de ne pas dépasser la maturité optimale afin de ne pas verser dans le sur-mûri.

La dégustation de beaucoup de 2009 a montré que l’on pouvait facilement atteindre ce stade peu enviable à mon goût et dans lequel on s’approche plus du Porto que du vin de Bordeaux.

 

J’ai donc prévu de récolter les parcelles grêlées en premier puis de m’arrêter de nouveau afin de saisir le reste du Merlot lorsque mes papilles m’en donneront l’ordre.

Enfin, nouvel arrêt avant le Cabernet Franc.

 

Ce sera donc une vendange en pointillés. J’espère que les vendangeurs accepteront ces contraintes avec compréhension.

 

Les vendanges à la main sont fascinantes car elles sont aussi une formidable vitrine de notre société. En quelques personnes, on trouve tous les cas de figure.

 

Il y a ceux qui vont de petit boulot en petit boulot et qui finalement ne s’arrêtent jamais.

 

Au contraire, il y en a qui ne font que les vendanges et qui attendent chez eux sans effort, le reste du temps. Ceux-là semblent assez contents de ces semaines entrecoupées de pauses.

 

Il y a les jeunes en quête d’un supplément pour leur existence d’étudiant ou de jeune adulte encore chez les parents.

 

Il y a les salariés en vacance et qui complètent ainsi leur revenu en quelques jours de vendange.

 

Evidemment, il manque tous ceux, et ils sont nombreux, qui ne font même pas l’effort de s’inscrire pour la récolte des raisins, en sachant que leur assiette se remplira quand même toute seule grâce à la sacrosainte "solidarité".

 

Malgré la difficulté du travail, je prends toujours beaucoup de plaisir à écouter mes vendangeurs discuter de leurs vies respectives pendant qu’ils travaillent.

 

Après la première journée de Merlot, je ne vous parlerai pas du rendement qui est trop faible pour le mentionner.

 

Heureusement, on aura au moins de très bons vins, à défaut d’en avoir beaucoup.

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 09:21

 

En attendant la complète maturité des rouges, on prépare déjà le labour d’automne. Pour intervenir dans les parcelles, il faut au préalable qu’elles soient vendangées.

C’est évidemment le cas pour le tiers du domaine planté en cépages blancs.

 

L’autre condition est l’arrivée de la pluie pour rendre le sol moins dur. Pour le moment, il n’est pas question de faire la moindre tentative.

Dans nos sols argileux, la moindre pluie peut rendre tout labour irréalisable et si la pluie dure, on peut alors considérer que rien ne pourra se faire.

L’idéal serait une petite pluie fine et pénétrante qui ensuite s’arrête pour nous laisser commencer nos labours.

 

Mais vous savez, la nature a sa propre logique et n’a rien à faire de nos petits travaux.

 

Pour être prêts à temps, Jean-Michel a préparé la charrue.

 

CHARRUE-JM.jpg

 

CHARRUE-JM2.jpg

J’en ai déjà parlé ici même plusieurs fois ; nous envisageons notre démarche de respect de l’environnement dans sa globalité. Il ne faut pas s’arrêter à la seule utilisation de produits naturels. Notre approche se veut la plus globale possible pour, par exemple, avoir une consommation de carburant faible en limitant le nombre de passage de tracteur et en utilisant des outils de travail du sol simples.

 

La charrue en question est un exemple de simplicité et de longévité. Elle a été construite il y a 50 ans et fonctionne toujours. Les pièces d’usure sont disponibles dans le commerce.

Elle est totalement modulable. En quelques dizaines de minutes, on passe de la configuration printemps CHARRUE-PRINTEMPS.jpgà celle d’automne.

 

CHARRUE-AUTOMNE.jpg Tout se règle et se déplace facilement et surtout simplement.

 

 

Rien ou presque ne peut arriver.

Entre un age d’un soc tordu et quelques boulons usés à changer, on doit bien être à 150 euros de réparation… en 50 ans.

Et il n’y a pas de raison que la charrue ne dure pas 50 ans de plus.

 

C’est du vrai « développement durable » ! J’utilise les guillemets car je déteste cette expression, version plus large de « l’agriculture raisonnée » ; c'est-à-dire une version bla-bla du respect de l’environnement.

 

Mais revenons à nos moutons…

Nous attendons donc la pluie pour ameublir les sols, en espérant qu’elle ne dure pas trop longtemps car il y a encore toutes les parcelles de rouge à finir de murir…

 

 

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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