Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 11:49

Ce n’est pas souvent que je fais part des citations de la presse concernant nos vins.


Volonté d’humilité ? Peut-être. Je sais parfaitement  que je ne deviendrai jamais une bonne commerciale.

 

Mais là,  je ne résiste pas : ICI

 

 

Je ne m’en lasse pas…

Repost 0
Corinne Comme - dans Divers
commenter cet article
4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 09:09

J’ai parlé à de nombreuses reprises des conséquences de l’orage de grêle qui nous a touchés à la fin mai.

Nous avons du passer beaucoup plus de temps que d’habitude dans les vignes par la faute d’une végétation désordonnée qu’il convenait de rectifier au mieux en  pensant aux quelques raisins encore présents et aussi à la taille de la prochaine saison.

 

Pourtant, lorsque les moyens humains ou la motivation arrivent à faire défaut, il est très facile d’atteindre un stade pour lequel il devient difficile de s’en sortir.

Plus le temps passe, plus les branches poussent et plus le désordre dans la végétation devient ingérable.

Lorsque cette situation est atteinte sur une partie importante du vignoble, il n’y a plus rien à faire ; on  ne peut pas s’en sortir.

 

C’est ce qui semble arriver non loin de chez nous.

 

 friche.JPG

Je ne suis pas là pour juger car je pourrais très bien être dans la même situation.

 

Parfois, la limite entre le bon et le moins bon côté est tellement mince que l’on ne maîtrise par forcément son propre destin.

 

Heureusement, l’an prochain sera une autre année ; meilleure peut-être…

Repost 0
2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 19:46

Initiative surprenante le week-end dernier à Margueron : un concert de Tango dans l’église du village dans le cadre des Musitinéraires en pays foyen 2010.

Que le lecteur ne se méprenne pas,  je ne suis pas une bigote de la première heure enfermée dans un dogme obscur et rigide concernant la religion. Catholique par ma naissance, je ne pratique pas la religion.

 

Un lieu de culte quelle qu’en soit la religion, est un lieu sacré pour les croyants, il me semble donc très mal venu d’y faire entrer des musiciens pour autre chose que de la musique sacrée dont le rôle est la mise en valeur de la divinité honorée.

 

Le Tango, malgré toute la noblesse de ses origines, n’en fait pas partie et aurait été bien mieux placé dans la salle des fêtes de la commune.

 

Que dire aussi du vin d’honneur servi sur la petite place devant l’église, entre le cimetière et le monument aux morts ?

 

Le mot « respect » n’a sûrement pas la même valeur chez tout le monde.

Repost 0
30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 07:56

 

Lorsqu’il s’agit de traiter les vignes après une pluie, c’est un peu problématique chez nous. Les argiles sont, comment dire ? Collantes, voire très collantes.

Les tracteurs à 4 roues motrices ont amené un supplément de sécurité mais le compte n’y est pas car quand c’est vraiment mouillé, le tracteur à pneus doit s’abstenir et rester dans le garage.

On l’a vu après l’orage de grêle du mois de mai. Il a fallu plusieurs jours avant de pouvoir apporter les premiers soins aux ceps meurtris.

 

Je ne parle même pas de l’agression bien réelle que reçoit le sol lors du passage d’un tel engin en conditions humides. C’est un autre problème.


Donc, depuis plusieurs années, on s’est dit qu’il serait bien d’avoir un tracteur à chenilles en sécurité. Mais, on ne s’était pas vraiment penché sur le problème car de tels engins sont assez rares et l’achat neuf reste au dessus de nos moyens ou en dehors de tout réalisme économique.

 

Et puis, la chance est venue nous chatouiller en nous mettant en contact, par hasard, avec un tracteur à chenilles de 25 ans d’âge, donc pas cher mais ayant très peu servi et appartenant à des gens sûrs.

 

 

TRACTEUR-CHENILLE.JPEG.JPG

On a réfléchi puis l’affaire a été conclue.

Certes, il ne servira que l’an prochain ou après les vendanges si on doit l’utiliser aux labours, mais au moins, on l’a sous la main.

 

Tout  n’est pas réglé pour autant car il reste maintenant à trouver une remorque porte-engins car les tracteurs à chenilles sont indésirables sur les routes. Dans tous les cas, il faudra le transporter avec un tracteur à pneus pour l’amener aux parcelles. Mais on est sûr de passer en toutes conditions sans aucune dégradation pour le sol ou les ceps de vigne.

C’est quand même le principal.

Le caractère fastidieux du chargement/déchargement, c’est un autre sujet. La vigne n’a pas à s’en soucier…

 

Repost 0
28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 09:24

C’est fait, la mise en bouteille des rouges 2008 est faite.

Le lecteur l’aura compris, cette opération est une étape que je redoute fortement par peur de l’oubli de tel ou tel fourniture, de l’erreur durant l’opération,…

Une année, alors que nous faisions aussi l’étiquetage en même temps, un des opérateurs du prestataire a pris l’initiative d’aller chercher lui-même un rouleau d’étiquette dans le stock pour finir les quelques dizaines de bouteilles qui restaient encore à faire.

J’étais sûrement à quelques mètres de là, affairée à autre chose.

Il a pioché dans la mauvaise caisse ; celle qui contenait les mêmes rouleaux d’étiquettes mais sans le marquage du millésime. Pour des questions de coût, je faisais imprimer des étiquettes pour deux ou trois ans et ensuite. Le millésime était quant à lui « repiqué » à la demande en fonction des besoins.

 

Malheureusement, pour les étiquettes non millésimée et déjà collées, pas d’autre solution que le décollage manuel et l’huile de coude !!

 

Donc, maintenant je reste totalement concentrée et disponible pour alimenter la chaine en fournitures. On ne supprime pas le risque d’erreur mais il est bien réduit.

 

Enfin, ce ne sont que de petits problèmes.

 

Le 2008 est en bouteilles et là aussi, c’est une page de notre vie qui se tourne. Il faisait partie de notre vie depuis bientôt deux ans et maintenant, il va commencer une nouvelle vie. Il entre dans l’âge adulte et va quitter ses parents.

 

J’espère seulement que les consommateurs qui le dégusteront pourront ressentir toute  l’émotion qu’il y a eu dans l’élaboration de ce vin, du pied de vigne au dernier soutirage.

 

De mon côté, c’est sûr cette émotion, elle m’envahit à chaque gorgée.

 

Et en plus, je le trouve très bon !!!

Repost 0
23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 07:41

Nous recevons ce week-end à la maison Soren et Heidi, un couple d’amis danois.

Si je parle d’eux aujourd’hui, c’est pour vous faire part du parcours particulier de Soren vis-à-vis du vin.

 

Dans la vie, il est aiguilleur du ciel. Il n’avait aucun lien direct avec le vin et un jour de réveillon, en préparant le repas en famille, une bouteille a été ouverte pour la cuisine. Ce vin rouge a été choisi au hasard parmi d’autres.  Soren s’y est intéressé et s’est rendu compte que Château Talbot faisait partie des meilleurs crus de Bordeaux.  Il a pu alors mesurer le gâchis qu’il y avait à employer un tel vin pour faire des sauces.

 

Cela lui a donné l’idée de se former un peu mieux au vin.

Avec quelques collègues de travail, ils ont formé un petit club de dégustation.

Puis, durant l’été 2000, ils ont pris la voiture et sont venus à Bordeaux pour visiter des vignobles.

Leur périple les a menés à Sainte-Foy la Grande, où ils ont fait une halte à la maison du vin.

Ils ont acheté un échantillonnage de bouteilles pour les déguster à leur retour et créer une petite entreprise d’importation et de vente de vin au Danemark.

 

Parmi les bouteilles achetées, il y avait Champ des Treilles. Le vin leur a plu et ils nous ont contactés.

Soren s’est alors découvert une vraie passion pour la vigne et le vin. Il a progressé dans la connaissance de la viticulture et de la vinification en nous côtoyant. 

 

Pendant quelques années, il a importé notre vin dans son pays et a même organisé des voyages de découverte du bordelais.

Puis progressivement l’appel du pied de vigne l’a amené à prendre des parts dans un petit vignoble local.

Il s’est beaucoup investi dans sa nouvelle mission et a délaissé l’importation de vin.

 

Entre temps, nous avions créé une clientèle beaucoup plus large et diversifiée. La perte de ce client fut sans conséquence.

Mais nous avons toujours conservé des liens étroits ; preuve que les sentiments peuvent primer sur les intérêts commerciaux.

 

Depuis, des ennuis de santé l’ont amené à réduire son implication viticole et à se réorienter, toujours dans le monde du vin, sur l’internet vinicole.

 

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il est toujours aiguilleur du ciel mais je pense que son esprit est ailleurs (…au moins quand il ne guide pas les avions).

 

Quel autre produit que le vin peut générer autant de passion ?

 

Sûrement aucun !

 

 

Repost 0
21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 13:42

Comme tous les ans et même deux fois par an, nous allons avoir la mise en bouteilles la semaine prochaine.

 

Depuis que le vin blanc sec « Vin Passion » est produit et connait beaucoup de succès, la mise en bouteilles se fait donc en deux temps, au printemps pour le blanc afin d’éviter une rupture d’approvisionnement des clients et l’été pour le rouge.

 

Certaines années, on avait prévu cette opération à la fin août, nous coupant ainsi des quelques jours de congés que nous nous octroyons éventuellement en fonction des conditions de la saison et de l’état de nos finances.

 

En 2003, on a même fait mieux en mettant en bouteilles alors que les vendanges de blanc avaient déjà commencé pour cause de précocité sous l’effet de la canicule.

Les remorques de vendanges croisaient les palettes de bouteilles.

On avait même une cerise sur le gâteau, ou plus exactement une absence de cerise sur le gâteau car le bâtiment de stockage, évidemment en retard pour sa fin de construction n’avait pas de toit sur la totalité de la surface. On voyait donc le ciel de l’intérieur.

 

L’insouciance aidant, on n’avait donc pas encore d’alarme non plus pour protéger le bâtiment.

 

Une autre année, que nous sous-traitions aussi l’habillage des bouteilles lors de la mise, il nous manquait les capsules de liquoreux qui s’étaient perdues en chemin alors que toutes les  précautions avaient été prises pour que cela n’arrive pas. A quelques minutes près, elles étaient arrivées ; évitant le blocage de toute la chaine.

 

Heureusement, on s’en est toujours bien sorti ; même s’il me reste encore de la sueur dans le dos après certains épisodes.

 

Cette année, tout semble bien se présenter. Les vins rouges sont prêts, les bouchons et les bouteilles sont commandées et doivent arriver en cette fin de semaine, c'est-à-dire suffisamment tôt pour détecter tout problème et le corriger à temps.

 

Mes stocks de bouteilles sont suffisamment bas pour me permettre de disposer de bien plus de casiers à bouteilles vides que nécessaire.

J’ai donc aussi largement la place de stocker les bouteilles à venir.

 

Le paradis quoi…

Repost 0
19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 08:37

Samedi dernier, un couple d’étrangers a pris rendez-vous pour une visite du domaine.

Après quelques minutes de conversation téléphonique, j’ai appris qu’ils étaient hollandais.

Je les ai reçus pour un tour des vignes et des chais. Enfin, il y a eu la dégustation des vins du domaine.

Ils m’ont dit qu’ils avaient déjà découvert mes vins dans leur pays grâce à mon ami-importateur Marc, qui est justement venu me voir et dont je parlais ici même il y a peu de temps.

 

C’est toujours une sorte d’émotion qui m’envahi quand j’apprends que des personnes ont découvert mes vins à plusieurs centaines de kilomètres de chez moi et que de passage sur la côte atlantique, elles font l’effort de venir me rendre visite.

 

C’est sûrement que les vins leur ont plu.

Ils n’étaient pas vraiment venus pour acheter du vin mais pour en savoir un peu plus sur les bouteilles qu’ils ont eu l’habitude d’acheter dans leur pays.

 

Certes, ils étaient sensibilisés au bio et à la biodynamie mais ils ont été ravis d’apprendre quelques notions de ce qu’est vraiment la biodynamie au-delà de considérations de base et souvent erronées.

C’est à la fois fou et motivant de lire la satisfaction dans les yeux des visiteurs quand ils commencent à toucher du doigt le caractère profond de cette technique de travail, philosophie de vie.

 

Pour moi, les heures passent alors à une vitesse folle car l’échange qui se crée fait que leur vision de la viticulture et de la vie en général ne seront plus tout à fait comme avant.

 

Encore un bon moment !

 

Enfin, je dois signaler un détail insignifiant mais tellement logique dans le respect de la planète.

Notre voisin et client de Margueron, Monsieur Capelle est venu se réapprovisionner en bouteilles de Vin Passion. Tout naturellement, il a ramené la caisse vide de l’achat précédent.

Ainsi, pas de caisse dans le camion poubelle et donc pas de caisse nouvelle à redonner.

C’est comme cela que nous envisageons une vraie démarche écologique. Ce n’est pas en recyclant l’emballage que l’on respecte la planète, mais au contraire en ne produisant pas cet emballage.

 

Je ne lui ai pas rempli sa caisse de nouveau car le Vin Passion était déjà en caisses carton fermées, mais celle-ci, en parfait état sera réutilisée une fois prochaine.

 

Quand le geste est logique, sincère et intelligent, c’est toujours mieux…

Repost 0
15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 12:58

Depuis quelques mois, nous nous intéressons aux sites remarquables par l’ambiance particulière qui y règne. Si on n’a pas peur de faire fuir les gens, on peut même parler de bâtiments sacrés…

Je suis très sensible aux ambiances et parfois, il m’arrive d’être mal à l’aise dans certains lieux. 

 

Au contraire, il existe des endroits dans lesquels on se sent bien.

Certains diront qu’il s’agit de foutaises. Laissons les parler. Pour moi, c’est une autre partie du vivant qui s’exprime à nous dans toute sa complexité.

C’est une sorte d’élargissement de la biodynamie sur un axe qui rend le monde encore plus complexe et plus fascinant.

Comme pour la biodynamie, rien n’est du au hasard dans la nature et dans les actes passés des hommes.

Malheureusement, comme pour la biodynamie, tout le savoir a été perdu et il faut tenter de reconstituer des parties minuscules d’un puzzle presque infini.

 

Donc, nous nous sommes intéressés à une petite chapelle en ruine près de chez nous. Nous nous y sommes promenés pour y ressentir les « sensations » positives ou négative.

Tous les endroits du bâtiment ne se valent pas.

 

Mais notre principale curiosité ce jour-là fut pour la pierre de seuil de l’édifice.

Nous l’avons photographiée.

  

 CHAPELLE.jpg

 

Il est difficile de dire s’il y a un lien entre notre centre d’intérêt du moment et les représentations gravées dans la pierre.

Mais une chose est sûre, les inscriptions sont bien surprenantes.

On y retrouve bien la coquille de Saint-Jacques. Pour le reste, c’est digne d’Indiana Jones !

 

Si quelqu’un s’y connait…

Repost 0
Corinne Comme - dans Divers
commenter cet article
12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 07:40

Parfois, nous sommes obligés de faire des choses que nous n’aimons pas. Certes, il y a toujours les impôts à payer mais ce n’est pas vraiment un choix, c’est une obligation.

 

Dans mon cas présent, c’est faire un geste que j’ai toujours des difficultés à entreprendre.

Il s’agit du rognage.

 

Notre viticulture est envisagée dans une notion d’équilibre entre de nombreux paramètres qu’il faut mettre en concordance pour que le cep arrive à nous offrir ce que l’on attend de lui sans avoir eu la volonté de l’agresser ni le violer.

Une viticulture apaisée dans laquelle je joue une fois de plus le rôle de maman.

 

Pourtant, après la grêle, la vigne est devenue une sorte de buisson réclamant beaucoup d’attention et de nombreux gestes de douceur.

Mais après le nécessaire travail manuel, il est apparu que le rognage permettrait dans ce cas précis de donner un peu moins d’épaisseur aux rangs.

Etant assez tard en saison, la fin du cycle de pousse de la vigne est proche et donc on ne peut  pas trop redouter les effets pervers du rognage, c'est-à-dire le départ de toute une végétation secondaire ; qui était de toute façon déjà partie après le mitraillage.

 

Aussi, Jean-Michel a ressorti la rogneuse. Le résultat semble répondre aux attentes.

Les rangs ont retrouvé un équilibre visuel plus conforme à ce que l’on a en tête.

 

Petit à petit, les stigmates de l’orage de grêle s’estompent.

ROGNAGE.jpg

Repost 0

le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

Recherche