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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 10:05

Sur proposition du CIVB, je suis allée à Paris pour une opération appelée « Apéro Vintage».

C’était bien la première fois que je participais à une opération de cet organisme que j’ai souvent tendance à critiquer ici même.

Mais cette fois-ci,  j’ai été séduite par les heures passées en compagnie des visiteurs.

 

Il s’agissait de faire déguster des vins de Bordeaux, en compagnie des viticulteurs, à des parisiens après la sortie du travail.

 

La première chose qui m’a surprise positivement est le jeune âge des participants. La moyenne était plus proche de 25 ans que de 40.

C’est plutôt bon signe pour le futur. Il suffit simplement que l’on propose de bons vins pour que les clients soient là.

 

Beaucoup étaient réellement intéressés par le vin et son contexte. Ils ont posé de nombreuses questions sur le travail de la vigne et de vinification. Pour moi, c’était du pain béni car je ne sais pas m’arrêter lorsque j’ai des personnes demandeuses en face de moi.

 

Par contre, j’ai pu constater que beaucoup ne savent pas que lutte raisonné et bio ne sont pas la même chose ; bien au contraire.
Entre ceux qui pensent que tous les vins sont bios et ceux qui soutiennent que la lutte raisonné c’est bio, on se rend compte qu’il y a encore beaucoup de travail d’explication à faire.

 

Cela montre aussi que le lobbying des marchands de pesticides et les campagnes de désinformation portent leurs fruits.

 

Comme j’ai pu, j’ai tenté de remettre les choses à leur place ; sans dénigrer mais en appelant bio ce qui est sans pesticide ; c'est-à-dire pas en lutte raisonnée.

 

Mais ce n’est qu’une péripétie sans grande importance, tellement on est habitué à lutter contre ces amalgames.

 

J’ai donc passé une bonne soirée et me réinscrit pour une prochaine manifestation…s’ils veulent bien de moi…

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 10:20

Pratiquement deux semaines après le passage de grêle destructeur, la vigne commence à faire de nouvelles feuilles.

Certes, elles sont encore très petites mais l’intention est là.

 

En regardant les rangs, on commence à voir des alignements de petites feuilles blanchâtres au dessus des feuilles hachées par les grêlons.

 

La vie est plus forte que tout doit-on penser dans ces cas là.

Serai-je capable de redresser la tête après avoir été rouée de coup comme l’ont été les pieds de vigne ? Je ne suis pas capable de répondre.

En me promenant dans les rangs, j’ai toujours un sentiment de malaise en regardant les rameaux cassés ; malaise et aussi gâchis car j’ai toujours le souvenir de ces vignes magnifiques que je parcourais juste avant cette tempête terrible.

 

Rien ne sert de ressasser le passé. Maintenant, c’est fait, l’orage est passé et il faut aider la vigne.

Ce week-end, elle a eu droit à tous les soins  pour la rendre de nouveau belle.
Traitement et poudrage généralisés en profitant du temps chaud et clément.

 

Puis les vignes à 1mètre ont été griffées pour supprimer l’herbe et effacer les ornières des passages de tracteur.

 

J’ai regardé mes vignes avec beaucoup de fierté car maintenant, elles semblent vraiment avoir la volonté de reprendre le dessus. Et en faisant ainsi, elles me suggèrent de faire de même !

Je vais donc m’exécuter et voir les choses positivement.

Dans cette ambiance de fin du monde où plus une feuille n’est intacte, les grappes qui restent sont en fleur et embaument la campagne.

On ne sait pas si elles donneront des grains de raisins mais l’intention y est !

 

Courage petite vigne…

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 14:28

 

 

Une semaine après la tempête dévastatrice, on a enfin pu finir de traiter les vignes à 1 mètre.

La solution, on l’avait presque à portée de main mais encore fallait-il y penser.

C’est le traitement à dos ; tout simplement.

Nous n’avions jamais été dans une telle situation et donc, nous n’y avions jamais réfléchi.

Il y a déjà eu des sols détrempés mais à chaque fois, les choses s’étaient arrangées ; au moins suffisamment pour que le tracteur puisse intervenir.

Mais là, c’était autre chose.

 

Jean-Michel a prêté un pulvérisateur pneumatique à dos qu’il avait à Pontet-Canet pour le jardin. Et finalement, avec de la bonne volonté et beaucoup d’énergie, Jean-Louis y est arrivé.

 

Maintenant, la présence d’un tel engin sur place nous parait très évidente et dans un futur proche je ferai l’acquisition d’un appareil neuf.

Ainsi, comme les scouts, il sera toujours prêt en cas de coup dur.

 

De toute situation critique, il ressort toujours quelque chose de positif.

 

Cela ne rend pas les branches hachées mais au moins on se sent un peu mieux préparé pour la prochaine fois…

 

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 07:50

 

 

Il y a maintenant presque une semaine que la grêle s’est abattue sur notre vignoble. Il faut vivre avec cette réalité.

 

Le plus terrible dans « l’après », c’est que le déluge d’eau a détrempé durablement les terrains ; rendant le passage de tracteurs plus incertain.

 

Après deux jours d’attente, les vignes à 2 m ont enfin pu être poudrées puis traitées par mon beau père qui a montré une fois de plus sa totalement maitrise de la conduite des tracteurs.

Ce fut délicat, mais il s’en est sorti sans dommage.

 

Par contre, pour les vignes à 1 m, les choses sont bien différentes. Jusqu’à samedi, rien n’a été tenté pour les traiter. Il suffisait de se promener dans les parcelles pour se rendre à l’évidence ; la pluie, sur des sols tout juste labourés les avait rendus détrempés pour longtemps.

Je comptais sur la venue de Jean-Michel, vendredi soir pour sauver la situation.

Après inspection, il m’a fait part de son scepticisme et préféré laisser le sol se ressuyer 1 jour de plus.

 

Ainsi, samedi matin, nous avons pu faire...des caisses ! Comme tous les samedis. Heureusement, devrais-je dire !

 

Puis, samedi après-midi, Jean-Michel s’est concentré avant de monter dans l’enjambeur.

Il n’était pas très optimiste et savait qu’il allait vivre des moments intenses.

Ses craintes étaient largement fondées car il n’a pas pu faire deux passages dans la parcelle. Le tracteur s’est mis en travers, a couché plusieurs piquets et a failli rester enlisé.

 

Puis dimanche, c’est la pluie qui est revenue supprimant tout espoir pouvoir traiter.

 

On en est donc revenu au point de départ.

 

L’ambiance n’était donc pas des meilleures pour profiter de la fête des mères. Heureusement, les attentions de mes enfants ont fait oublier quelques secondes la rudesse du moment.

 

Pour ma part, j’ai allumé une bougie en souvenir de ma maman et de celle de Jean-Michel ; toutes les deux disparues mais présentes dans nos cœurs d’éternels enfants.

 

Maintenant, il faut trouver des solutions alternatives pour protéger les parcelles et les réconforter après le traumatisme.

Rien n’est jamais simple…

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 10:04

Mardi soir, un véritable ouragan s’est abattu sur notre secteur. Ayant des visites toute la semaine, j’étais sur place et j’ai pu vivre en « live » les évènements.

 

Pour accompagner les 44 mm de pluie tombés en quelques minutes, nous avons eu à subir un orage de grêle dévastateur.

Il est difficile de trouver des mots pour exprimer ce que l’on ressent à ce moment-là. Tous les grêlons que reçoit la vigne sont autant de coups que l’on subit dans son corps et dans sa chair.

 

Au matin, ma première préoccupation a été de faire le tour du vignoble. Je n’ai pas pu retenir des larmes et des cris de désespoir en voyant le spectacle horrible.

 

Je suis désolée de ne pas mettre en ligne des photos car je pense qu’il y a une certaine impudeur à prendre des clichés de ce ceps mutilés et atteint dans leur intimité.

 

Après les larmes, on doit d’abord penser à la vigne et à son bien-être même si c’est difficile de parler de bien-être suite à un tel traumatisme.

C’est maintenant qu’elle va avoir besoin de nous et que notre rôle de parent va vraiment devoir s’exprimer.

 

Même si c’est secondaire, j’ai aussi repensé aux projets qui resteront sur le bord de la route pendant au moins une saison de plus, à l’anniversaire de Jean-Michel, 2 jours avant et qu’il a passé dans son tracteur pour servir la vigne,...

 

Quelques heures après la tempête, le soleil brillait de nouveau et seules les vignes portaient les stigmates de ces instants destructeurs. La nature avait repris son cours, presque normalement ; histoire de nous rappeler que l’on ne contrôle rien.

 

C’est dur la vie…

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 07:33

Ce week-end, il y avait deux préoccupations à la maison.

 

La première était le double anniversaire de notre fille Laure samedi et de Jean-Michel dimanche.

Laure fêtait ses 18 ans ; déjà devrais-je dire.

Jean-Michel est quant à lui un habitué et fait donc moins de cas de ces moments.

Lorsque nous nous sommes connus au lycée, nous étions plus jeunes que notre fille actuellement. Pourtant, les années passent et j’ai toujours autant d’amour pour mon mari. Comme les grands vins, il se bonifie en vieillissant.

 

Laure avait d’abord fêté l’évènement avec ses copines à Bordeaux puis toutes les deux, nous sommes allées rejoindre Jean-Michel et Thomas, occupés depuis le vendredi soir à la deuxième activité du week-end, le labour de la vigne.

 

Quel rapport entre les anniversaires et le décavaillonnage des pieds de vigne ? A priori aucun, sauf que l’herbe poussant à grande vitesse avec le retour du soleil, il fallait s’y mettre très sérieusement sous peine de voir les rangs disparaitre sous la végétation.

 

Jean-Michel a passé son week-end et donc son jour d’anniversaire seul dans la cabine de l’enjambeur.

On pouvait rêver mieux pour ce jour particulier.

 

Mais il ne se plaint pas car son amour pour la vigne semble sans fin. Il affirme même que le temps passe très vite à regarder les pieds de vigne défiler sous le tracteur (à la vitesse folle de 1,5 km/h) !

Il vaut quand même mieux avoir quelques chansons en mémoire pour faire passer les longues heures de solitude.

 

Heureusement, le décavaillonnage des vignes à 1 m est terminé et grâce à l’aide de Thomas, celui des vignes à 2 m est bien avancé.

On en voit le bout…

 

C’est donc le travail de la vigne qui a rythmé la vie de la famille pendant ce week-end « férié ».

C’est ainsi chez les paysans depuis toujours, la nature donne les priorités et les hommes s’y soumettent.

 

Et dire que certains pensent que cela peut changer…

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 09:12

Avec la montée en puissance de la notoriété du « bio » chez les consommateurs, il est devenu de bon ton de montrer qu’on en est ; que ce soit véritablement ou pas.

 

Me sentant impliquée par ce sujet, j’écoute autour de moi tout ce qui se dit et parfois, c’est surprenant.

Tout d’abord, pour bien cadrer le débat, pour le moment, la seule façon d’être « en bio » est d’avoir la totalité de sa culture en bio et d’être contrôlé par un organisme habilité qui vérifie que l’on respecte bien le cahier des charges défini au niveau européen, voire français.

 

Cependant, il existe différentes catégories de personnes.

 

Il y a d’abord les « bios non certifiés ». Ceux là, communiquent sur le bio mais n’en acceptent pas les règles, ne serait-ce que le contrôle pouvant prouver qu’ils sont bien en bio.

Différentes raisons sont évoquées pour justifier cette attitude. La première est bien-sûr le refus du contrôle, véritable « flicage » de notre travail. En ce qui me concerne, travaillant dans la transparence, je ne crains absolument pas la venue de la contrôleuse, que ce soit avec rendez-vous ou de façon inopinée. Je pense que  bien souvent la véritable motivation est la possibilité qui est alors conservée d’aller chercher la boite de pesticide lorsqu’on estime que « les conditions le nécessitent ». Cela veut tout dire et rien dire mais c’est bien pratique !

 

Ensuite, il y a les « presque-bios ». Ceux-là font tout comme les bios,…sauf un ou deux traitements sans importance. Dans leur esprit, le résultat est le même. Enfin, presque. Quand on en est rendu à ne plus faire qu’un seul pesticide dans l’année, je ne pense pas que ce seul produit soit d’une efficacité telle qu’il puisse à lui seul sauver la récolte. Les pesticides, c’est comme le reste, il faut les raisonner dans leur globalité.

 

Enfin, il y a ceux qui font des essais bios et qui communiquent beaucoup à ce sujet.

Je pense là à tous les grands domaines prestigieux qui « testent » le bio sur de petites surfaces, souvent pendant plusieurs années et qui n’arrivent pas à passer à de vrais surfaces, c'est-à-dire des proportions significatives de leurs vastes vignobles. Preuve que la motivation semble faire défaut à un niveau de la hiérarchie, sinon à tous les niveaux.

Mieux vaut ça que rien, me direz-vous. Certes mais le plus cocasse c’est que certains n’ont en fait aucune idée de ce qu’est le bio. Oui, c’est possible, même en 2010 !

 

Tout existe. Il y a ceux qui pensent être en bio à partir du moment où ils ont arrêté le désherbage chimique sur la parcelle concernée. Ceux pour qui le bio commence après les désherbages chimiques et s’arrêtera avant le prochain herbicide. Ceux qui font de l’épamprage chimique, des anti-pourritures (chimiques), des insecticides,…Voire même tout à la fois.

Bref, leur bio ne consiste qu’à avoir remplacé le fongicide anti-mildiou par de la bouillie bordelaise.

Ne pensez pas que je porte un regard acide pour autant sur ces personnes. Tout d’abord, beaucoup ne font même pas les efforts que ceux-là ont entrepris, aussi modestes soient-ils.

Mais surtout, ils sont les victimes d’un système de pensée qui consiste à remplacer dans les programmes de traitement les pesticides par des produits « homologués » bio mais avec la même philosophie et surtout en restant les clients des grandes firmes pharmaceutiques.

Ainsi, on banalise le terme « bio », on lui enlève sa substance pour mieux contrôler le marché et éviter que les producteurs aient l’idée de remplacer tous ces produits du commerce par des plantes récoltées gratuitement dans la nature.

La biodynamie n’est pas en reste car là aussi, il existe de petites perles.

Après la biodynamie raisonnée, qui entérine la présence de fongicides « au cas où », on rencontre même la biodynamie sans dynamisation. Qu’on soit pour ou contre la biodynamie, la dynamisation est un pilier de la technique. Faire de la biodynamie sans dynamiser revient à faire de l’homéopathie sans dilution ou le 18 juin sans De Gaulle ; c’est lié.

 

Bref, rien n’est simple.

Une chose est sûre, on n’a pas parlé de la vigne et c’est pourtant d’elle qu’il s’agit.

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 13:10

Il y a quelques jours que je n’ai pas fait vivre ce blog qui d’ordinaire ne s’endort jamais très longtemps.

 

Avec le printemps et la vigne qui pousse, il faudrait être capable de se diviser en deux ou trois pour pouvoir tout faire.

Dans mon cas, ce serait un problème car il ne resterait guère que 10 à 15 kg dans chaque part et je ne suis pas sûre que ce serait suffisant pour porter des caisses de 20 kg !

 

Dans les vignes, c’est la période de l’épamprage. Il bat son plein. Je ne sais pas quelle est la part de l’année et celle des soins apportés à la vigne dans les années précédentes, mais il semble que cette année, il y ait beaucoup moins de pampres à enlever. On verra bien l’an prochain…

Nous avons tout juste commencé le travail du sol car les conditions météo ne permettaient pas de travailler correctement jusqu’à présent.

 

Par contre, il y a toujours des expéditions à préparer. Et heureusement !!!!!!

Le week-end dernier, nous avons fait aussi de « l’épicerie », c'est-à-dire de petites commandes qui nécessitent de monter et démonter l’étiqueteuse pour quelques caisses ou quelques bouteilles. Souvent ces opérations sont plus longues que l’étiquetage proprement dit. Mais c’est le métier et je ne me plains pas.

Il y a aussi des commandes plus grosses.

Toutes sont bonnes à prendre.

Nous avons eu aussi à enlever les étiquettes sur 240 bouteilles pour lesquelles je m’étais trompée de millésime. C’était pendant les vendanges. J’étais avec mon panier dans les vignes et le transporteur m’a appelé pour venir prendre une commande qui était prévue pour plus tard.

Pour être gentille, je lui ai dit oui alors que je n’avais pas le temps et que mon esprit était occupé ailleurs.

Bilan, j’ai pris le mauvais casier pour la bonne étiquette. Le vin est parti puis revenu. On n’a pas gagné de temps et j’ai du assumer ma bêtise.

 

Enlever étiquette et contre-étiquette est une opération longue et inintéressante au possible. Mais il faut expier ses fautes !!

 

On peut ajouter à cet emploi du temps chargé des visites du domaine et du temps passé à expliquer comment on travaille et quelle philosophie se cache derrière notre projet.

 

Enfin, il y a aussi la vie de maman qui est prenante et qui ne diminue pas avec l’âge des enfants ; bien au contraire !

 

Finalement, la seule qui était calme jusqu’à présent, c’était la vigne. Freinée par les températures fraiches, elle a été conciliante avec cet emploi du temps chargé.

Elle et moi, on s’entraide...

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 10:56

Hier soir, il y avait au Bistro du Sommelier à Bordeaux, la soirée de présentation du supplément du Point consacré aux Bordeaux primeurs 2009.

Nous y sommes allés « en touristes » simplement pour le plaisir. Jean-Michel n’avait pas d’obligations particulières vis-à-vis de Pontet-Canet ; même si je l’ai surpris plusieurs fois près de la table contenant son bébé. On ne se refait pas…

Nous avons pu déguster de nombreux vins que nous n’avions pas eu le temps de découvrir. Mais surtout, on a eu la chance de rencontrer énormément de connaissances et même d’amis que nous ne voyons plus assez souvent.

On a fait un peu les anciens combattants en se rappelant que lors de nos premières rencontres nos enfants étaient des bébés et que maintenant ils sont adultes.

Notre vie dédiée à la vigne dans cette orientation si exigeante qui est la notre,  nous a éloignés de ces gens qui font finalement le même métier que nous.

On a ainsi passé des moments très chaleureux parmi ces bouteilles mythiques de 2009.

Un grand merci au Point et à Jacques Dupont !

Et félicitations à ce dernier pour la qualité et l’étendue de son travail !!!

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Corinne Comme - dans Divers
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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 13:55

Depuis ce week-end, on est entré dans une période de mauvais temps.

On ne peut pas dire qu’il fasse particulièrement humide ou très froid mais le temps est couvert, parfois pluvieux avec du vent.

On fait profil bas en pensant au gel qui peut toujours arriver.

Les jeunes rameaux ont atteint depuis longtemps une sorte de point de non-retour qui fait que toute chute massive de température se traduit par des dégâts sur la vigne.

mai-vigne-2m.jpegmai-pluie.jpeg mai-vigne-1m.jpeg

Hier, c’était le pompon avec des rafales et même de la neige sur Carcassonne.

 

Une fois de plus, le calendrier lunaire donne une explication à ces phénomènes que l’on pourrait qualifier de soudains mais qui sont parfaitement logique à défaut d’être totalement prévisibles.

 

Le monde est un tout dans lequel chacun a sa place et sa vie. C’est vrai pour le gens ; mais aussi pour les planètes.

 

Ces jours-ci, il y a de nombreuses phases importantes dans les nombreux cycles qui gèrent la vie de la lune.

Lors de la tempête meurtrière de la fin février, on avait une accumulation de ces instants remarquables dans un nombre de jours très restreint.

 

Là, c’est un peu pareil mais un peu différent et c’est pour cela qu’il est difficile de savoir avec pertinence ce qu’il va se passer.

Pour le savoir, il suffirait d’avoir déjà vécu dans le passé de pareilles combinaisons et d’avoir pris la peine de noter le temps à ce moment-là.

C’est justement ce qui coince car parfois, on ne retrouve les « mêmes » choses que plusieurs décennies après.

Autant dire que la vie humaine est un peu courte…et la motivation pour observer et noter parfois aussi (un peu) déficiente.

 

Les observations du subtil ou de l’infiniment grand sont gérés à l’identique, c'est-à-dire en essayant de tout mettre dans des équations simples. Et comme rien n’est simple, on ne progresse que très peu.

 

Ainsi, les animaux peuvent ressentir et fuir un tsunami alors que les humains équipés des ordinateurs les plus puissants n’ont pas réussi à détecter quoi que ce soit.

 

Belle leçon d’humilité…

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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