Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 09:26

Comme tous les ans à la même date, nous nous sommes bien volontiers pliés à la coutume qui veut que le 1er mai, on mange de l’omelette à l’aillet au petit déjeuner en l’accompagnant d’un vin liquoreux.

J’en avais déjà parlé, ici même il y a deux ans.

De nombreux repas « omelette à l’aillet » sont organisés dans la région par les comités des fêtes locaux. Chacun y va de son argument pour attirer le client.

Au village, c’est un vrai repas dans lequel l’omelette n’est qu’une partie, avant et après autre chose.

Bien entendu, mon beau-père est un convive de premier ordre, au ventre évocateur ; même s’il se défend de manger beaucoup.

 

omelette1.jpg

 

omelette2.jpg

 

 

Nous, nous avons mangé l’omelette à la maison, en famille avec les enfants.

Evidemment, c’est du liquoreux « Vieilles Vignes » 2007 qui a accompagné l’omelette.

 

omelette3.jpg

Le vin est le sang de la terre et à ce titre, il représentait un peu pour nous la mémoire de nos parents et grands-parents, disparus et avec qui nous aurions pris beaucoup de plaisir à partager ces instants simples et forts à la fois.

 

L’histoire raconte que grâce à cette omelette à l’aillet consommée ce jour-là, les fièvres seront tenues à distance pendant un an.

Il y a quelques années, j’aurais bien ri d’une telle coutume. Mais maintenant, j’ai appris que rien n’est vraiment aussi simple que ça.

 

Notre viticulture nous rappelle tous les jours que les « évidences » scientifiques sont parfois un peu distancées par une sorte de bon sens et de savoir faire paysan venu de je ne sais où.

 

Les vertus thérapeutiques de l’ail sont bien connues. Et le corps est peut-être plus réceptif en cette fin d’hiver à des stimulations telles que celles procurées par les principes actifs contenus dans l’ail.

Qui sait ?

 

Dans tous les cas, j’y crois ! Et en plus c’est très bon !

 

omelette-4.jpg

 

Alors pourquoi se priver d’une telle cure de bien-être !

Repost 0
30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 13:36

Depuis quelques temps, une loi permet l’exonération de la taxe sur le foncier non bâti pour les gens qui cultivent en bio.

C’est un bel encouragement, mais…

 

En fait, la loi permet seulement aux gens concernés de demander à leur Mairie l’autorisation d’être exonérés de cette taxe.

Rien n’est automatique ; c’est la nuance.


Donc, j’ai demandé par une gentille lettre au Maire de la commune. Il m’a encouragée dans ma démarche et le conseil municipal a gentiment dit non à ma demande.

Un point, c’est tout.

 

Je ne suis pas la seule dans ce cas.

 

C’est évident que lorsqu’on demande à la commune si oui ou non elle accepte de se passer d’une rentrée d’argent, on a de fortes chances de se voir rétorquer un refus.

 

La loi est ainsi faite et elle reflète avec quel état d’esprit elle a été élaborée.

 

On fait de grands discours sur le respect de l’environnement et la nécessité de promouvoir l’agriculture bio.

On fait une loi de façade pour montrer la bonne volonté, mais on s’arrange pour que la loi ne soit pas applicable.

Ainsi, on passe pour les champions du bio auprès d’une opinion publique qui ne s’intéresse pas aux détails subtils des choses. Mais on ne bouleverse pas les finances des Mairies pour lesquelles on a plus l’habitude de régler les déficits par une augmentation des impôts que par une diminution des dépenses. C’est le pays qui veut ça !

 

Ainsi, on reste dans la politique poudre aux yeux ; le bling-bling du respect de l’environnement si vous préférez car on risque de me rétorquer que la poudre aux yeux n’est pas homologuée bio…

Repost 0
28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 08:38

Les professionnels et les amateurs de vin du Monde entier attendaient les notes de Parker avec une certaine fébrilité.

Elles sont tombées cette nuit.

 

Pontet-Canet se voit crédité d’un magnifique 97-100 ; la meilleure jamais obtenue par le cru et une des toutes meilleures de la région.

 

Je ne suis pas une adepte des notes et du système médiatico-financier qu’il génère et qui fait un peu figure de passage obligé.

 

Félicitations donc pour Monsieur Tesseron et toute l’équipe !

 

Mais je tiens cependant à féliciter tout particulièrement, Jean-Michel, avec tout mon amour, dont le travail, la volonté et l’abnégation sont pour beaucoup dans ce résultat.

 

Comme quoi, quand on y croit, qu’on aime ce qu’on fait et qu’on se retrousse les manches, on peut arriver à déplacer des montagnes !

 

Repost 0
Corinne Comme - dans Divers
commenter cet article
26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 08:44

On l’oublie si souvent mais la campagne et à travers elle la nature est très belle.

En ce moment, ce sont les champs de colza autour de la maison dont la couleur jaune envahie l’espace.

COLZA.JPEG

On peut supposer qu’ils ont été « protégés » avec le fameux insecticide tueur d’abeilles ou un  proche copain à lui. Mais il n’en reste pas moins que les colzas sont magnifiques et particulièrement lorsqu’il y a du soleil.

 

Dans le même esprit, les pissenlits ont passé fleur maintenant et la couleur jaune bien connu a laissé la place au blanc des fructifications.

La présence de cette plante est un marqueur d’un excès de vigueur. Pour moi, ce n’est pas un bon signe mais tous les goûts sont dans la nature car si ces vignes là sont vigoureuses c’est bien  une volonté de leur propriétaire.

PISSENLIT-1.JPEG

Quoi qu’il en soit, le spectacle de ces millions de petits planeurs prêts à s’envoler est un spectacle surréaliste. On dirait un peu de la neige à une saison qui n’est plus la sienne.

Mais le blanc est plus éclatant, plus profond que celui des flocons.

 

Et oui, Jean Ferrat aurait pu le chanter.

On la renie, on la balafre, on la surexploite, bref on la détruit un peu plus à chaque avancée du progrès,

Pourtant que la campagne est belle,…pour nous qui ne le méritons pas !!

Repost 0
Corinne Comme - dans Divers
commenter cet article
23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 12:13

Entretenir un blog n’est pas chose facile. Parfois, on a plein d’idées et parfois, c’est un peu plus calme.

Heureusement, il y a des valeurs sûres qui nous sauvent toujours.

C’est la même chose avec la presse people qui peut toujours compter sur Paris Hilton lorsque l’actualité des célébrités fait grise mine.

 

Moi, j’ai la biodiversité et je l’en remercie. J’en ai parlé plusieurs fois.

L’an dernier, on a vanté les jachères fleuries et bandes enherbées pour faire pulluler la biodiversité. J’en ai parlé en mettant en avant l’aspect « diversion » de cette approche qui conforte l’usage des pesticides en instituant des zones de vie pour continuer à avoir des zones de mort tout à côté.

 

Il y a quelques semaines, nouveau blog car finalement, on apprend que les jachères fleuries and co, n’ont aucune efficacité pour la lutte contre maladies et ravageurs. Leur seul intérêt serait visuel ; la belle affaire !

 

Maintenant, c’est la suite de cette dramatique étude. On apprend à vivre avec l’idée que les jachères fleuries sont inutiles.

Il faut donc faucher l’herbe dans les vignes. Mais il convient de ne pas agir n’importe comment car il ne faut pas décapiter ou assommer la biodiversité qui se cache dans l’herbe.

 

Pour cela, il y a une technique mise au point par les techniciens spécialisés en biodiversité.

Il faut faucher un rang sur deux dans un premier temps afin que la biodiversité puisse sauter dans le rang d’à côté avant de se faire écrabouiller par les lames du gyrobroyeur.

Puis quand toutes les bestioles ont changé de rang, on fauche le rang laissé. Ainsi, la biodiversité est préservée. C’est carrément magique !

 

Par contre, il y a un problème avec les abeilles. On les aime bien mais tant qu’elles ne dérangent pas. Si on doit utiliser des pesticides nuisibles vis-à-vis d’elles, on préconise donc non pas de supprimer le pesticide mais plus logiquement de faucher au préalable les fleurs des jachères afin qu’il n’y ait plus d’abeille dans les environs. Logique implacable !

On aurait aussi pu leur demander de se boucher le nez afin de ne pas respirer le poison…

 

Il y a une autre préconisation très importante. Il faut tuer certaines mauvaises herbes qui abritent des insectes nuisibles à la vigne. C’est un blanc-seing pour un désherbant très connu.

On continue de penser qu’en tuant la plante, on supprimera l’insecte.

Quel appauvrissement dans le raisonnement !

 

La personne qui a émis cette préconisation ne s’est jamais posé la question dans l’autre sens c'est-à-dire en se demandant si mauvaise herbe et insecte néfaste n’étaient finalement pas deux conséquences d’une seule et même cause c'est-à-dire un sol et une culture en mauvais état.


En continuant de penser à l’envers, on ne fait qu’entretenir le déséquilibre et demain, ce n’est plus un insecte mais deux, trois, dix ou cent types d’insectes qui pulluleront sur un tapis de mauvaises herbes.

 

Décidément, la vague de cette biodiversité officielle met une fois de plus en avant le fossé qui existe entre le vivant et l’idée que s’en font ceux qui sont chargés de donner des directions pour l’avenir à des viticulteurs un peu perdus.

 

La lutte raisonnée a encore de beaux jours devant elle. Et avec elle, ceux qui tirent les ficelles de tout cela pour continuer à vendre leurs produits…

Repost 0
21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 09:19

Il aura suffit qu’un petit volcan d’un minuscule pays, de surcroit quasiment ruiné par la crise financière, se mette à cracher des fumées pour que toute l’Europe voit ses avions cloués au sol.

Les avions des aéroports européens voyagent dans le monde entier pour transporter passagers et fret.

Du coup, ce sont des milliers d’entreprises mondiales pour lesquelles l’avenir s’assombrit sous ce nuage de cendre pourtant invisible depuis le sol.

 

Des maisons vendues à trop de gens qui n’en avaient pas les moyens aux Etats-Unis et c’est toute l’économie mondiale qui a vacillé.

 

Notre société est ainsi faite que rien de ce qui se passe n’est anodin pour le reste du système.

Un grain de sable (ou de cendre) qui n’était pas prévu désorganise les rouages les plus fragiles mêmes s’ils semblaient fonctionner correctement.

 

Notre pays, presque champion du monde de la dette publique a accusé le coup de la crise et se retrouve maintenant à plus de 8% de déficit budgétaire. Pourtant, avec nos 3% annuels habituels, on pensaient être de très bons élèves et on n’avait aucun scrupule à renvoyer sur nos enfants ces remboursements d’emprunts d’une vie au dessus de nos moyens.

 

Remarquez qu’il y a toujours pire que nous puisqu’on fait la leçon à la Grèce qui est encore plus mauvaise que nous !

 

Pour les vins de Bordeaux, c’est un peu le même schéma. Beaucoup de domaines vivotaient de plus en plus péniblement en s’accomodant d’une vie de plus en plus rude.

Puis, avec la crise c’est un peu la main qui appuie un peu plus sur une tête qui sortait à peine de l’eau.

Dans la campagne, il est devenu fréquent de voir des parcelles de vignes abandonnées par leur propriétaire pris à la gorge ou tout simplement dégoûtés.

Il est sûr qu’à la base, il y a de mauvais choix mais un drame économique reste avant tout un drame humain.

 

Que nous réservera ce volcan ? Nul ne le sait. D’un jour sur l’autre, les mêmes scientifiques peuvent dire tout et son contraire. Comme toujours, ils n’en savent rien ; même s’ils adorent parler à la télé.

 

On ne peut qu’espérer qu’il reprendra rapidement son long sommeil ; le volcan, pas le scientifique.

 

Il aura au moins l’avantage de nous rappeler la fragilité de notre situation.

Certains très Grands Crus semblent avoir des envies de records pour les prix de vente du 2009en primeur.

 

Un volcan au nom imprononçable, dans un endroit paumé, peut tout remettre en cause en quelques jours !

 

 

Repost 0
19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 08:51

Les années se suivent et se ressemblent.

J’ai encore bien en tête le jour de préparation de la dernière tisane de 2009 en Août dernier. Pourtant,  il faut déjà recommencer !

 

Le cérémonial de la récolte des plantes dans les marais de Pontet-Canet, du séchage, du stérilisateur sur la cuisinière à gaz,… Tout cela va reprendre !

 

Pour le moment, l’ortie vient encore du stock séché l’an dernier. J’attends encore un peu avant d’aller en couper car elle est un peu petite pour le moment.

 

Les autres plantes sont fraiches et reflètent en partie mon état d’âme car je choisis le type et les quantités en fonction de mon ressenti du moment. Donc, si je suis optimiste ou pas, les tisanes peuvent changer pour des efficacités différentes ; et donc dégager des odeurs différentes.

 

Une chose reste constante : on peut toujours en boire sans risque. Ce n’est pas encore le cas avec les produits de la lutte raisonnée, même s’ils se sont estampillés « biodiversité ».

 

Lorsque j’ai l’air de trouver pesant la préparation des tisanes, j’exagère fortement. Bien-sûr, c’est beaucoup plus fastidieux à préparer que d’aller chercher une boite de pesticide sur une étagère.

Mais avec la tisane, j’ai l’impression ou la conviction que je vais faire du bien à ma vigne.

On fait toujours ce que l’on sait faire de mieux pour ses enfants. Et comme mes pieds de vigne sont un peu comme des enfants pour moi, je leur prépare le meilleur avec tout mon amour.

 

Jean-Michel le sait bien car il me laisse toujours mettre les plantes. Il m’aide à porter le récipient et souvent conduit le tracteur pour le traitement, mais il ne prépare jamais la tisane.

C’est une sorte de rite à la maison.

 

Dernier détail, à part un peu de temps, les tisanes ne coûtent rien à produire.

Il n’y a rien à gagner pour les pros de la chimie de synthèse, même « biodiversitante ».

 

C’est peut-être pour cela que ce type de lutte naturelle ne se développe pas vraiment.

Qui sait ???...

 

 

Repost 0
16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 17:15

 

 

Comme tous les ans, mon beau-père Yves et quelques amis était invités par leur voisin d’enfance pour un repas tout droit sorti d’une époque qui n’existe plus.

 

J’en avais déjà parlé il y a deux ans, au tout début de ce blog.

 

Voyez plutôt :

Après un apéritif « musclé », c'est-à-dire riche en toasts divers et variés, il y avait des cuisses de grenouilles frites. Premier coup dur pour le compteur à calories…

 

Ce plat s’est quelque peu perdu maintenant car les mares sont toutes polluées mais dans sa jeunesse, Yves en péchait beaucoup autour de la ferme de ses parents.

 

Après les batraciens, on passait directement au vif du sujet c'est-à-dire un civet de lièvre. La bête avait été tuée par l’hôte lui-même quelques jours avant.

 

Puis on passait au gigot d’agneau avec les traditionnels haricots, indispensables dans ces cas là.

 

Enfin, pour avoir bonne bouche, on passait à la troisième et dernière viande, le rôti de bœuf.

 

Avant de finir par un gâteau (crémeux…), il y avait la salade, îlot de verdure dans un monde carné et le plateau de fromages.

 

Pour faire passer le tout, différents vins ont été mis à contribution dont plusieurs Pomerol et sûrement des vins liquoreux.


Cette année, on ne peut pas parler de grand millésime car il manquait quand même un peu de début de bouche. D’ordinaire, il y a du foie gras et/ou la soupe de poule avec le farci.

Cette année, l’entrée s’est voulue tendance, c'est-à-dire light…

 

Avec trois plats de viande, le milieu de bouche était parfaitement à la hauteur.


La finale, très classique a permis d’atteindre sans difficulté les 5 heures de l’après-midi.

 

Pour relativiser les choses, on peut dire qu’il faut des petits millésimes pour bien prendre la mesure des grandes années.

 

Record ou pas, après un tel repas, Yves est allé faire un petit somme en promettant de ne pas manger le soir.

 

Mais comme on dit, les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent…

Repost 0
Corinne Comme - dans Divers
commenter cet article
14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 13:08

Nous avons connu ces derniers jours de véritables journées de printemps.

Ce fut particulièrement le cas samedi, où nous avons pu tomber les pulls pour être dehors en T-shirts.

 

Comme souvent, il y a eu les traditionnelles commandes du week-end à préparer et aussi quelques caisses de Petit-Champ d’avance, histoire de pouvoir répondre efficacement à toute demande de dernière minute. Je ne me lasse toujours pas de faire des caisses, car ayant connu des périodes difficiles dans les débuts, j’apprécie ces moments.

 

Le récent article dans la revue « Le Rouge et le Blanc » a eu de retombées très impressionnantes auprès des cavistes qui sont nombreux à avoir demandé des tarifs. Cela confirme bien qu’elle possède une vraie crédibilité chez ses lecteurs qui se fient à elle pour trouver de nouveaux producteurs.

 

Il y a eu aussi des soutirages dans le chai. Là aussi, rien de très original.

Ces heures passées dans le chai avec mon vin sont des occasions d’être en communion vraie avec lui. On est là pour lui et pas pour le vendre. Il n’y a rien à attendre en retour.

 

Et puis il y a l’odeur qui envahie la pièce…Comment dire ? Envoûtante ? Pas exactement. C’est un mélange d’attirance irrésistible et d’excitation sensorielle intense.

Et encore, il n’y a plus de blanc dans le chai. C’est dire…

 

La biodynamie a vraiment donné une autre dimension à nos vins en les révélant tout en les connectant bien plus fortement dans leur terroir.

 

Un vin doit avoir les pieds dans la terre et la tête dans les étoiles. C'est-à-dire un ancrage fort dans son terroir mais une brillance dans son expression et un équilibre sans lourdeur.

Si l’un des deux  piliers est trop fort ou trop faible, on est dans le déséquilibre.

 

Enfin, avec l’arrivée du printemps, c’est le retour des traitements de la vigne. Cette fois-ci, c’était encore un traitement biodynamique de fin d’hiver, mais il avait un petit air de printemps car les vignes sont pleines de fleurs de toutes sortes.

 

On avait espéré pouvoir le faire un peu avant mais avec les pluies abondantes tombées dans les jours et semaines précédents, il n’était pas question de mettre un tracteur dans une parcelle.

Pourquoi dégrader d’un côté pour espérer faire du bien d’un autre ?

 

Le jour favorable est arrivé quand c’était le bon moment et on l’a fait sans agression pour le sol ni la vigne.

 

C’est aussi cela le bon sens paysan...

 

Repost 0
12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 09:29

 

Je souhaitais le faire depuis des années et c’est fait.

Ma fille Laure a photographié la surface d’une bassine de lies de vin rouge après un soutirage. Il y a une telle complexité dans la nuance « lie de vin » et une telle profondeur que l’on en reste hypnotisé.

La lie n’est jamais au repos. Il y a toujours des mouvements dans le liquide qui font qu’un cliché ne ressemble jamais au prochain.

Voyez plutôt :

lies.jpeglies-2.jpeg lies-4.jpeg

lies-5.jpeg

 

lies-6.jpeg

lies-8.jpeg

Il n’y a rien à ajouter, sinon que dans la réalité, c’est encore plus beau.

Le vin a toujours un aspect surnaturel…

Repost 0
Corinne Comme - dans Divers
commenter cet article

le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

Recherche