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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 13:22

 Parmi les bruits de couloir que l’on pouvait entendre localement, il en est un qui vient d’apparaitre dans le journal local et qui impose la réflexion. Il y a des projets d’arrachage de vigne pour implanter des panneaux photovoltaïques.

Je ne jette pas la pierre à ceux qui envisagent cette solution extrême et je ne suis pas capable du juger du bien-fondé de la démarche.

 

Mais, c’est quand même avant tout un constat d’échec pour une profession qui n’est plus capable d’assurer un revenu décent à ses producteurs. La solution passerait donc par une autodestruction  encadrée et accompagnée, légalement et financièrement.

Le modèle économique qui nous est proposé depuis quelques décennies, par les responsables de la filière et par les politiques, est en faillite.

En ce sens, la viticulture n’est qu’un cas particulier de l’agriculture en général. Mais le plus frappant pour les esprits, c’est que la viticulture a toujours été un secteur plus rémunérateur que les autres ; particulièrement à Bordeaux.

Le caractère symbolique de cette nouvelle est donc particulièrement fort.

 

On peut aussi se poser la question de la pertinence de faire disparaitre des terres viticoles au profit d’activités industrielles.

 

C’est un vaste débat et la sensation d’amertume doit être dans tous  les esprits, y compris chez ceux qui en sont réduits à cette extrémité.

 

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 12:43

C’est presque l’hiver mais déjà la nature nous a donné un avant goût de cette saison avec un week-end partiellement pourri.

Tous les paysans le disent, c’est une bonne chose qu’il tombe de l’eau maintenant. Il n’y a plus de récolte dehors donc, la pluie peut tomber sans regret.

 

Dans nos vignes, la taille a commencé et les ceps ont perdu leur beau feuillage d’automne pour présenter les sarments tristes et dressés.

J’éprouve toujours un sentiment de nostalgie en me promenant dans les rangs de vigne à cette saison.

Parfois, un raisin oublié par un vendangeur ramène à la surface des souvenirs de cette période, proche et lointaine à la fois. Il m’arrive même de sourire en repensant à des blagues où des propos de gamins qui sont de mise pendant les vendanges.

 

Dans les chais, au contraire il fait bon. Depuis que nous sommes entrés dans l’aire de la toiture neuve et isolée, le maintient des températures est beaucoup plus facile. Les factures d’électricité sont aussi sensiblement moins douloureuses à recevoir.

Environ la moitié de la récolte a fait sa fermentation malo-lactique. Pour l’autre moitié, c’est je l’espère, une question de jours.

Tout comme les levures à une certaine époque, les bactéries lactiques du commerce sont sur le point d’envahir totalement les chais. Pour cela, les industriels utilisent la corde facile et efficace de la peur en prédisant les plus grandes catastrophes pour ceux qui se risqueraient encore utiliser les bactéries déjà présentes dans les vins.

La technique est bien rôdée et elle est ressortie chaque fois qu’un nouveau produit est mis sur le marché.

 

Il est évident pour nous de laisser la nature faire son travail sans faire appel aux produits du commerce. Tous les ans, ça fonctionne…


Quand cette transformation arrive, je la sens arriver. Les vins changent à la surface des cuves et ils se dégustent un peu différemment. L’analyse ne fait souvent que confirmer mon ressenti.

 

Une vraie maman comprend toujours son enfant sans qu’il ait besoin de s’exprimer.

Pour mon vin et moi, c’est un peu la même chose car il est un peu la chair de ma chair.

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 13:39

 

 Après le beaujolais, voici le cahier des charges de notre appellation qui vient d’être publié.

Grace à lui et à la nouvelle organisation qui va avec, les fraudes doivent disparaître et les mauvais vins ne seront plus que des mauvais souvenirs.

 

Mais avant d’en arriver là, il faut quand même ingurgiter le document ainsi que les 70 et quelques pages qui composent le plan de contrôle.

Tout y est, au moins pour celui qui arrive à tout lire sans s’endormir.

D’ailleurs, il ne faut jamais s’y mettre pendant un épisode de Derrick, car là, on risque carrément l’hibernation !


Blague à part, avec cette nouvelle organisation, on confirme notre entrée dans le monde de l’administratif pur et dur.

Peu importe si le vin est bon ou pas. Il faut qu’il soit produit en suivant toutes les règles fixées dans le marbre.

 

On entre aussi dans un monde où il devient presque moins grave de voler 11 millions d’euros que de ne pas pouvoir présenter au contrôleur les fiches sur lesquelles sont inscrits les contrôles de maturité de l’année précédente classés dans l’ordre chronologique.

 

Tout comme on ne fait plus vraiment la différence entre le naufrage d’un pétrolier rouillé sur les plages et la chute accidentelle d’une cagette de vendange dans un fossé entre la parcelle et le cuvier.

 

Que faut-il penser de tout cela ? Que faut-il faire ?

Comme souvent, on va baisser la tête et continuer d’essayer de faire notre travail avec toujours autant de passion et de sincérité. On pourra aussi regretter le système ancien qui malgré ses failles évidentes était beaucoup moins lourd au quotidien.

 

Mais je ne peux pas m’empêcher de penser que c’est quand même moi qui finance tout ces contrôles et ces contraintes grâce à des prélèvements de plus en plus importants sur mes ventes.

 

Nos concurrents doivent bien rire en nous voyant nous attacher, avec une certaine fierté, un tel boulet au pied…

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 11:05

Cela fait maintenant 10 ans que je suis « exploitante » du domaine. Avant et pendant 2 ans, c’était Jean-Michel qui assurait l’intérim « officiel », le temps que je puisse prétendre au statut de « Jeune Agriculteur » ; ou de « Jeune Agricultrice » dans mon cas.

Depuis, je représente Champ des Treilles et possède une vraie passion pour ce petit bout de terre. 

Jean-Michel y est lui-aussi attaché car sa vie a débuté là et c’est le fruit du travail de ses grand-parents et de sa maman disparue. Sa famille paternelle est aussi liée à ce pays huguenot depuis des siècles.

J’ai mis quelques années à m’y sentir chez moi. Pourtant, légalement le domaine appartient à Jean-Michel. Il est le meilleur mari du monde et n’a jamais suggéré ou même eu l’idée que le vignoble était plus à lui qu’à moi. Pour lui, tout appartient aux deux.

Pourtant, je n’ai pas mes racines là. Quand je dis « racines », je ne veux pas parler des racines superficielles. Celles-ci ne permettent à la vigne que de donner des vins moyens sans charme ni caractère. Je veux parler des racines profondes ; les vraies qui expriment le terroir et l’appartenance à ce terroir.

 

Les miennes sont un peu à Oran en Algérie. Mais, ayant quitté cette terre rouge dans les premières semaines de ma vie, je n’arrive pas à m’y identifier clairement. Je vis cet attachement par procuration grâce aux récits que me faisaient mon papa

 

La ville de Talence près de Bordeaux, où j’ai passé ma jeunesse, ne sera jamais plus attachée à autre chose que la maternelle, le primaire et les évènements de ma vie qui tournent autour.

 

Puis, ce fut l’arrivée à Sainte-Foy-La-Grande pour l’adolescence jusqu’à l’âge adulte. Il y a les années collège et lycée, la rencontre de Jean-Michel sur les bancs de Terminale, les dernières années de mon père. Là non plus, pas de racines profondes ; uniquement des souvenirs.

J’y ai aussi mis au monde mes deux enfants. Pour eux, c’est une suite logique ; l’attachement à jamais à cette région. Même s’ils vont faire leur vie ailleurs, Sainte-Foy restera toujours dans leur cœur la terre de leur famille, leurs racines profondes.

 

Depuis 20 ans, je vis au quotidien dans le Médoc, au milieu des vignes de Pontet-Canet. C’est devenu mon « chez moi ». J’y ai ma vie mais pas mes racines là non plus.

 

Ainsi, je ne me considère pas comme une déracinée, mais comme une pas racinée.

 

Cela ne m’empêche pas de vivre au quotidien mais cette absence de racines profondes constitue un trouble dans mon existence.

Pour me rassurer, je n’oublie pas que la vigne ne crée pas ses racines profondes en quelques années. Il lui faut des décennies pour y arriver.

 

Maintenant que la vigne et moi faisons cause commune, je pense que mon enracinement doit aussi prendre du temps, mais qu’il viendra petit à petit.


En vivant avec elle, la vigne m’aide à m’enraciner.  Elle m’apprend aussi la patience et l’humilité…

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 14:08

Il y a quelques jours, j’avais évoqué la différence qui existe entre l’agriculteur et le paysan. Ce dernier est porteur d’une culture qu’il doit transmettre. Dans cette culture se trouve la connaissance de la nature et la compréhension du vivant.

Suite à cela, j’ai reçu un commentaire particulièrement à propos de Marc, viticulteur en Dordogne :

 

…, sur une image médiévale où l'on représente des paysans qui sèment le blé, on voit derrière que des plumes sont disposées sur des fils pour faire peur aux oiseaux. Avant-hier, je finissais les semis de trèfles et je vois des oiseaux arriver pour dévorer tranquillement mon travail. Jean, paysan, 84 ans, passe. Je lui montre le problème. Il me dit:"prends des plumes de volaille et répartis les sur la parcelle... les oiseaux ne viendront plus!". Alors? Tout n'est pas encore perdu, mais il faut se dépêcher de récolter les derniers savoir d'un époque qui a commencé dans la nuit des temps, et qui s'achève sous nos yeux.

 

Tout est dit.

Cette méthode pour éloigner les ravageurs, nous en connaissions une version qui nous avait été enseignée il y a quelques années après que nous ayons surgreffé une parcelle.

Les petites pousses très fragiles étaient particulièrement vulnérables face aux chevreuils qui sont très nombreux chez nous.

Nous les avions tenus à distance en mettant de petites boules de cheveux pendus tout autour de la parcelle.

Depuis, nous avons pu englober cette technique dans un raisonnement beaucoup plus large et qui concerne les relations complexes qui peuvent se créer au sein de la nature entre le monde animal, les végétaux et la terre elle-même.

Le raisonnement biodynamique a été très utile car il apporte une logique et une cohérence que les faits concrets viennent illustrer.

 

Cette culture ancienne existe donc encore en partie. Mais elle est sur le point de disparaître complètement…et définitivement.

 

Il n’en reste que des bribes. On pourrait certes se réjouir en voyant ce que l’on sait encore.

Il serait plus logique de se morfondre en pensant à tout ce qui a été perdu.

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 13:22

Effectivement, la vie nous a appris à ne jamais dire fontaine, je ne boirai pas de ton eau.

Lorsque nous avons commencé à commercialiser nos bouteilles de Champ des Treilles, il y a une dizaine d’années, nous nous sommes tout naturellement tournés vers le négoce bordelais traditionnel, le même qui diffuse tous les Grands Crus.

Mais très vite, nous avons fait le constat que nous ne les intéressions pas, étant trop petits, dans une gamme de prix trop basse et surtout pas connus.

Notre commercialisation s’est progressivement organisée autrement, sur la France puis l’export mais toujours avec le souci d’une distribution de qualité ; quitte à perdre certains marchés. Actuellement,  plus de 80% des bouteilles que je produis sont vendues hors de nos frontières.

Nous avons donc appris à vivre sans le négoce bordelais et j’ai fini par penser que nos routes ne se croiseraient jamais. Mais j’ai toujours pensé qu’il devait bien exister quelqu’un, parmi ces gens, qui puisse être intéressé par un projet tel que le nôtre.

Maintenant que je n’ai plus de souci pour écouler ma récolte, j’ai enfin pu constater que de telles personnes existent bel et bien et qu’il est possible de vendre du Champ des Treilles grâce à des acteurs importants de « La Place de Bordeaux ».

C’est un beau signe de modernité que de faire la démarche d’aller vers des petits viticulteurs tels que nous. Il est tellement plus facile et plus rentable de vendre des Grands Crus.

Je salue le courage de mes nouveaux interlocuteurs.

Je ne pense pas, ni ne souhaite tout vendre de cette façon.  Mais un client, c’est un client et c’est sacré !!!

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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 09:01

Il y a quelques jours, nous avons reçu du CIVB  ce tableau des pratiques œnologiques.

Que dire de plus ?

Je ne sais pas car je contemple ce document avec un état d’esprit qui balance entre amusement et écœurement.

Ecœurement car j’ai une vision pure du vin. C’est plus qu’un aliment. Il est sûrement le produit issu de la terre qui peut transmettre avec le plus de subtilité toutes les nuances d’un terroir.

Aucun vin n’est exactement le même qu’un autre. De tout ce qui nous entoure, c’est lui qui symbolise avec le plus de profondeur notre culture occidentale.

Que l’on en consomme ou pas, on est lié à lui pour ce qu’il représente de notre civilisation.

J’ai aussi une étrange réaction d’amusement car je  me demande quel goût aurait un vin recevant tout ce qui est sur la liste. Sûrement pas terrible.

Mais, une fois qu’on aurait tout mis, encore faudrait-il qu’il y ait un peu de place de reste pour le vin (issu du raisin? bigre!!!)dans la bouteille !!

 

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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 18:07

Notre société nous a habitués à remplacer le terme « paysan » par celui d’ « agriculteur » puis ensuite par un très pompeux « exploitant  agricole ». Ainsi, on donne aux gens concernés une crédibilité et une efficacité économiques que l’on pense impossible s’il s’agit de paysans.

L’exploitant agricole maîtrise les choses ; il sait car il a appris l’agriculture moderne à l’école. C’est un gestionnaire au courant avec l’évolution macro-économique de sa filière. Il a une approche industrielle de son métier : un sol, un tracteur et des outils, des cultures à faire pousser et récolter, des engrais et des produits de traitements pour y parvenir avec la plus grande « efficacité » technique possible.

Oui, mais…

Dans la précipitation, on a oublié l’essentiel, le paysan. C’est lui qui comprend la nature pour en tirer tout le parti. Depuis des milliers d’années, les paysans transmettent la connaissance de la nature et du monde qui nous entoure.

Avant, ce savoir se confondait avec la culture populaire car tout le monde ou presque était paysan. Maintenant, ce n’est plus le cas. Les sociétés sont avant tout urbaines et le monde agricole ne représente plus que des miettes de la population.

De ce fait, c’est à ces quelques personnes que revient la lourde tâche de transmettre cette connaissance aux générations futures.

En disant cela, je reste lucide car je sais que notre monde et en particulier ses agriculteurs n’ont plus rien à faire de la compréhension de la nature. Pourtant, il y a dans ce savoir beaucoup de réponses aux problèmes qui se posent à nous en termes de relations avec les maladies, de fertilité des sols, de qualité vitale dans les récoltes,…

Pour nous qui avons décidé de parcourir le chemin inverse en revenant à l’essentiel des choses, la revendication du statut de paysan est une étape importante. Malheureusement, cette culture ne nous a pas été transmise, particulièrement à moi qui suis née dans la ville. Mais même pour Jean-Michel, ce n’est pas très différent car son éducation l’a orienté vers le refus de cette culture. Malheureusement, maintenant qu’il serait demandeur, sa famille n’est plus là pour lui transmettre ce qu’elle savait…

Nous devons donc tout réapprendre seuls ou plutôt tous les deux. Mais nous nous sentons bien isolés et le chantier est immense…

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 10:20

La décision est prise, la France va emprunter 35 milliards d’Euro pour provoquer la relance. Je ne sais pas qui a eu cette grande idée semblant sortie d’un autre âge.

Pourquoi se focaliser sur ces « petits » 35 milliards alors que tous les jours, notre pays emprunte déjà environ 700 millions d’euros ( à la louche car un moment donné, trop de zéros ne signifient plus rien...) pour son train de vie ? Au bout de l’année, ces « minuscules » emprunts mis bout à bout représentent quand même 175 milliards d’euros que les générations futures seront chargées de rembourser. Tout cet argent, pour se payer un train de vie bien au dessus des moyens du pays.

Parfois je me demande ce qui pourrait bien se passer si je gérais ma petite entreprise ou mon ménage de cette façon. La réponse est très claire, j’aurais fait faillite depuis longtemps.

Pourtant, l’état n’a pas fait faillite ;  justement parce que c’est l’état et qu’il décide les choses lui-même. Il fait et défait les règles à sa convenance.

Par contre, ce qui est le plus impressionnant c’est que de droite ou de gauche, aucun n’est eu l’idée ou le courage de couper avec cette spirale infernale vieille de 30 ans. Au contraire le phénomène semble s’amplifier.

Pour nous, simples citoyens contribuables, il faut accepter, d’être surveillés et jugés par ces élites de la nation qui ne savent pas équilibrer un budget autrement qu’en contractant un emprunt pour en rembourser un autre. le problème est le manque de courage et d'idées et il est tellement simple de faire payer ceux qui travaillent sans protester.

Si on était à leur place, là haut, ferions-nous mieux ??

 

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 09:45

On en parlait il y a quelques jours. Les fermentations en blanc viennent de se terminer. Ce résultat arrive exactement 2 mois après le début des vendanges. C’est un signe du destin.

On va pouvoir déguster avec plus de précision les vins blancs maintenant qu’il n’y a plus de sucre. J’ai ma petite idée sur la suite de l’élevage ; mais il faut le confirmer en goûtant le vin très souvent.

La seule chose dont je suis sûre, c’est que les stocks de Vin Passion 2008 ne nous amèneront certainement pas jusqu’à l’été prochain. Comme l’an dernier, on risque de devoir faire une mise en bouteilles précoce pour les blancs afin d’assurer la continuité de la commercialisation. Ce n’est pas le pire qui puisse arriver…

Mais je m’égare car c’est la commerciale qui parlait. Pour le moment, ne pensons pas aux ventes ni aux expéditions. Prenons simplement le temps d’apprécier les rapports que nous avons avec ce nouveau-né. Il faut que lui et moi apprenions à nous connaître mutuellement. Nous avons un morceau de vie à faire ensemble. Ce qu’il sera ou fera à sa majorité n’est pas encore un sujet d’actualité.

Il en est pour l’heure à faire ses premiers pas mal assurés dans la vie. Soyons avec lui pour l’aider ; le reste n’est pas important.

 

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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