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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 10:59

Ouf, je suis rentrée. Un voyage en train de Pauillac à Brest aller-retour représente deux journées de voyage, en vérité, 11 heures par trajet! A l’heure actuelle et avec le TGV, on se sent un peu au siècle dernier.

Il faut aller à la gare Montparnasse puis repartir en sens opposé pendant un petit moment. Tout cela parait bien logique !

On peut sûrement faire plus direct, mais dans ce cas, on s’arrête dans tous les villages. Même s’ils ont tous leur charme, c’est un peu long…

Sinon, pour en revenir au Salon des Amis de Bacchus, j’ai passé deux journées formidables.


Tout d’abord, comme on est sur mon blog, je remercie les lecteurs qui ont fait le déplacement pour me rencontrer. J’en suis très touchée et toujours impressionnée de voir des gens de toutes origines géographiques lire mes modestes écrits.

Comme dans chaque manifestation, j’ai fait la connaissance de viticulteurs passionnés et attachants. J’ai enfin pu rencontrer Franck Pascal avec qui j’avais eu de nombreux contacts par ordinateur interposé. En dégustant ses Champagne, j’ai constaté que sa réputation montante est bâtie sur des vins de grande classe et que la biodynamie en Champagne, c’est bel et bien possible (et même souhaitable) ; n’en déplaise aux mauvaises langues. Pour ma part, j’en étais déjà convaincue…

Je ne sais pas s’il existe des professions où les gens sont aussi impliqués dans leur travail que dans la viticulture. Les vins ressemblent à leur vigneron.

A moins que ce soit le contraire…

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 08:40

Effectivement, je pars demain pour Brest. Je ne suis pas souvent allée dans cette ville. Mais j’ai un vrai attachement à la Bretagne car, même si je ne me sens pas bretonne, la moitié du sang qui circule dans mes veines est breton. La famille de ma maman vient des Côtes d’Armor ; vers Perros-Guirec.

Il y a toujours une sorte d’opposition entre les Bretons de la côte et ceux de l’intérieur, entre ceux du Finistère et ceux des Côtes d’Armor. Je ne parle même pas du cas de Nantes qui à lui seul réveillerait toutes les tensions quand il s’agit de savoir si cette ville est bretonne ou pas. Mais face à  l’extérieur, les bretons font corps et sont avant tout bretons.

Donc, en allant à Brest, je reviens un peu vers des ancêtres.

Ma grand-mère était de Lannion et tous les étés nous allions passer les vacances chez elle. La côte de granit rose est pour toujours gravée dans  ma mémoire.

Mon arrière grand-mère était crêpière. Son mari était mort en 1914. Il fut l’un des premiers tués de ce terrible conflit (j'ai longtemps été certaine que le soldat inconnu était cet arrière grand-père) Aussi, pour gagner sa vie, sa veuve faisait des crêpes et les vendait. Peut-on faire plus breton que ça ?? C’est difficile.

J’ai déjà visité Brest. Mais je n’ai jamais pensé qu’un jour j’y reviendrais avec une casquette de viticultrice pour y présenter mes vins alors que personne n’a jamais possédé un pied de vigne dans ma famille. Pour les lecteurs bretons, je serai ravie de vous rencontrer à la ferme Quentel. Pour plus de renseignements : ICI



Finalement, on ne sait jamais où nous mènera la route de la vie…

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 10:22

On y arrive. Après pratiquement deux mois de fermentation, la dernière cuve de blanc, destinée à devenir du Vin Passion, arrive à la fin des sucres. En écrivant cela, je m’engage peut-être un peu car avec encore 6 grammes, on en a bien pour une semaine ou deux supplémentaires. Mais on peut dire qu’on est proche du but.

La cuve de blanc a aussi une copine de fermentation lente, c’est la cuve de Petit-Verdot. Depuis le début, elle suit son propre rythme sans tracas mais sans s’énerver… On dirait qu’elle n’en a rien à faire de l’extérieur, elle fait ce qu’elle doit faire, mais comme elle veut.

C’est marrant car le Petit-Verdot, c’est aussi ça. Il vit comme il l’a décidé et souvent à  l’opposé des autres cépages. A la fin, il produit très souvent un vin magnifique, mais en suivant ses propres aspirations. Les règles, c’est lui qui les fixent. Nous, nous suivons ! C’est tout.

Et le vin qu’il produit, il est toujours différent de celui des autres cépages.

C’est LE Petit-Verdot.

Et c’est aussi pour cela qu’on l’aime.

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 19:11

C’est l’époque du souvenir pour les personnes disparues.

Je suis allée fleurir la tombe où reposent désormais mes deux parents.

Après presque 18 années de séparation, mon papa et ma maman sont de nouveau réunis ; pour l’éternité comme on dit pour rendre la douleur moins insupportable.

Je suis sûre qu’ils auraient été ravis de cela. Et même si leur présence me manque au quotidien, l’idée de les savoir de nouveau ensemble m’aide à supporter leur absence.

 

Je ne suis pas une adepte des commémorations programmées. Je pense à eux régulièrement. Mais maman était très croyante et l’idée que sa tombe puisse ne pas être fleurie le 1er novembre a du la tourmenter plus d’une fois. Aussi, je me suis pliée à la tradition en pensant doublement à elle.

 

Jean-Michel quant à lui n’a jamais eu la force de se rendre sur la tombe de sa maman. Il honore sa mémoire en continuant son travail au Champ des Treilles. Une parcelle porte son prénom et des rosiers en bout de rang rappellent sa mémoire.

 

Face à la mort, la sensibilité de chacun s’exprime avec beaucoup de vérité.

Jours dédiés ou pas, l’important est la sincérité que l’on met dans ces gestes de souvenir.

 

Pour mes parents, une grande satisfaction était que je sois heureuse. Bien que cette notion soit toute relative, j’ai la conviction au quotidien d’avoir atteint cet objectif en partageant ma vie depuis tant d’années avec le jeune lycéen rencontré il y a longtemps et qui est devenu mon mari puis le père de mes deux beaux enfants.

 

C’est le plus bel hommage que je puisse faire à mes parents.

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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 11:57

Depuis hier soir, on a commencé des écoulages des premières cuves remplies il y a …pratiquement 1 mois ! Que le temps passe vite !!!

Mon programme était déjà fait depuis quelques jours : dimanche après-midi, on écoulait la première cuve pour la décuver lundi matin.

Mais, il y a eu un imprévu. Un marchand de vin, (peut-être futur client, qui me lit et que je salue) a proposé de venir visiter et déguster dimanche matin. Il devait repartir sur Bordeaux en toute fin de matinée.

Il est venu, on a discuté et dégusté. Et il n’est parti qu’à 17h30 ! J’ai préparé en hâte un déjeuner au mieux. On a aussi parlé de son parcours et des raisons qui l’ont amené à quitter la France pour tenter sa chance ailleurs. C’est un choix radical et qui nous a souvent effleuré l’esprit à Jean-Michel et moi.

Le bilan de la journée a donc été un grand retard dans les écoulages. Heureusement, quand on est paysan, on ne compte pas ses heures et la cuve a été écoulée dans la soirée pour être prête le lendemain.





Lundi, il y a eu décuvage puis écoulage de la deuxième cuve.

Mardi, vous l’aurez compris on a décuvé celle-ci. L’originalité de la journée fut le contrôle surprise de Quali-Bordeaux,  l’Organisme de Contrôle  de l’ODG, nouveau nom du Syndicat Viticole.

La personne a vérifié le registre de mise en bouteilles, l’identification des casiers de bouteilles,…

Il a aussi prélevé des bouteilles pour dégustation et analyses. Finalement, je m’en suis bien sortie puisque je n’ai eu aucune remarque.

Avec ce système, mis en place pour améliorer la situation, on est entré un peu plus dans l’aire de la viticulture administrative. Je n’ai pas encore rencontré un professionnel qui soit satisfait de l’évolution. Tout est beaucoup plus lourd, coût bien plus cher et ne sera de toutes les façons plus efficace qu’avant pour traquer les truqueurs.

Dans ce contexte particulier, mon décuvage avait une saveur un peu différente. Il parait bien artisanal et déconnecté de ce que l’on nous promet, c’est à dires les certifications, procédures, traçabilité, (…) qu’on souhaite nous imposer.

C’est pour notre bien, c’est au nom de l’auto-destruction de notre économie !

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 13:45

Il y a quelques jours, la grand-mère paternelle de Jean-Michel est décédée à l’âge de 97 ans.

Elle a eu l’idée de mourir pendant les vendanges.  Son fils cadet et papa de Jean-Michel est bien-sûr affecté par cette disparition ; même s’il sait que c’est déjà une performance d’atteindre pratiquement le siècle.

 

Le jour de sa mort, les vendanges nécessitaient malgré tout la présence de mon beau-père. Ce dernier ne vient pratiquement jamais aux vendanges car c’est l’époque de la palombe et surtout des repas pantagruéliques qui vont avec ! Mais cette fois-ci, il a naturellement décidé de rester avec moi car ce travail n’attend pas.

Pour le paysan qu’il est, il est inconcevable de laisser un chantier de vendange en plan quel qu’en soit la raison.

 

C’est  là que j’ai réalisé l’emprise qu’à notre métier sur notre vie au sens large. La vigne guide nos pas à toute heure du jour et même de la nuit (à cette époque de l’année).

 

Avant la reprise du domaine, lors des dernières semaines de ma belle-mère, la vigne n’a jamais souffert de la période douloureuse que vivait la famille. Tous les travaux et les traitements ont été effectués, souvent dans l’urgence mais ils ont été effectués, sans aucune impasse, ni aucun raccourci.

Même si l’atmosphère était terrible, il était évident pour tous de donner tous les soins à la vigne.

 

Notre rythme de travail est totalement décidé par la pousse de la vigne, les vendanges et la vinification. On vit avec et on organise le reste autour.

 

C’est ainsi chez tous les vignerons.

 

 

 

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 15:16

J’ai vécu les journées les plus éprouvantes de toutes les vendanges car quand on est arrivé à un moment de pleine activité dans le chai alors que les vendanges nécessitaient toujours autant de temps.

Pour les blancs, le chai était encore vide et donc les journées étaient longues mais uniquement tournées vers la récolte et le tri ; sans oublier le nettoyage des machines qui « pèse » quand même au moins deux heures par jour.

 

Lorsque le Merlot est arrivé, les blancs avaient commencé à fermenter et ils vivaient leur vie, seuls ou presque.

Le temps que les cuves de Merlot entrent en fermentation,  plusieurs jours se sont passés. Ainsi, on avait fini de récolter ce cépage.

Puis sont arrivées les vendanges des Cabernets et du Petit-Verdot. Mais là, il y avait en plus les cuves de Merlot qui fermentaient et qui demandaient plusieurs heures d’attention (sinon de travail) par jour.

 

Dans ces moments-là, ma journée type commence à 4h30 du matin. C’est le moment des remontages et du travail sur les cuves. Que celles-ci soient petites ou grandes, il faut toujours autant de temps pour brancher et débrancher les tuyaux, vider et laver les pompes,…

Tout doit être à peu près fini pour 7h-7h30 car c’est l’heure de mettre les installations en « configuration » réception de vendange. Il faut être prêt à partir à la vigne avant 8 heures.

Puis c’est une demi-journée de vendange.

A midi, il y a le tri des cagettes remplies dans la matinée, puis un nettoyage sommaire des machines.

C’est le moment de vérifier toutes les cuves et de faire des remontages en avalant péniblement quelques bouchées de nourriture.

Puis, il y a les vendanges de l’après-midi dans les parcelles.

Le soir, de nouveau tapis de tri. Mais là,  il y a le nettoyage complet des machines. Cela nous amène à 20 heures si tout va bien.

Enfin, pour la fin de soirée, il y a les remontages du soir.

Une fois de plus, le repas n’est pas pris sur une belle table bien dressée…

 

Si tout va bien pour les cuves, la journée de travail se termine vers 22 heures ; souvent plus tard.

Heureusement, une telle activité ne dure que quelques jours. Mais c’est déjà assez pour fatiguer durablement le corps.

Parfois, il m’arrive de penser aux remarques de certains amis, responsables de grands domaines prestigieux et qui pensent que nous avons beaucoup de chance d’avoir notre propre vignoble. Ces gens là, habitués à disposer de moyens matériels et humains presque sans limite, n’imaginent pas la vie des petits viticulteurs. Ils n’en voient que la face la plus noble, celle qui consiste à avoir son nom sur des bouteilles de vin.

 

Maintenant, il reste encore tout le travail de vinification. Les journées sont moins pénibles.

Pourtant, même si notre corps s’en souvient, notre tête et notre cœur oublient vite. C’est un peu comme un accouchement. On a horriblement mal sur le moment, mais le seul fait de voir le bébé dissipe instantanément les douleurs.

Dans le cas présent, il s’agit d’un beau bébé. Et comme toutes les mamans du monde, je suis persuadée qu’il est le plus beau de tous.

 

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 14:34

Hier, c’était le repas traditionnel de fin de vendange. Il doit porter autant de noms qu’il y a de petites régions viticoles en France. Chez nous, on l’appelle la Gerbebaude. Il serait intéressant qu’un chercheur qui a du temps (ça doit exister…) s’intéresse à ces étymologies. Je suis sûre qu’on pourrait en apprendre beaucoup sur l’histoire de notre pays.

Tous les ans, les habitués de l’équipe attendent ce moment avec impatience. Je ne suis pas une fêtarde née, mais je prends un plaisir certain à discuter avec ces gens qui m’ont accompagnée pendant ces quelques semaines. Dans une ambiance plus détendue et après quelques verres de vin, les personnalités apparaissent plus distinctement.

Le repas a lieu dans les chais, c'est-à-dire très proche de ce raisin que tous ont coupé et transporté. C’est un peu pour les vendangeurs une bonne occasion de  lui dire au revoir.

 

Le but n’est évidemment pas de faire un repas gastronomique mais de passer un bon moment. Un jour, je devrais embaucher Eric B pour les vendanges. Ainsi, on aurait à la fin un vrai repas digne d’un trois étoiles !

 

Cette fois-ci, j’avais prévu :

 

Tartare de tomates et gambas.

Soupe d’ortie (rassurez-vous, ce n’est pas par sectarisme de productrice bio ; c’était une demande des vendangeurs)

Assortiment de charcuterie (ce n’est pas mon fort, mais je sais que c’est très apprécié)

Entrecôte cuite sur les sarments et pommes de terre sarladaises (aux cèpes de l’année)

Plateau de fromage

Salades

Crêpes (faites par moi et que certains garnissent de Nutella, histoire de faire tourner le compteur à calories)


Le tout était bien évidemment accompagné de vins de la propriété.

 

La journée fut particulièrement chargée.

Après les remontages du matin, il avait fallu préparer le repas.

En plus du repas et du nettoyage qui va avec, j’ai eu deux camions venant chercher des palettes et un ami caviste pour retirer quelques caisses.

Enfin, le soir il y a eu de nouveau les remontages. Quand je dis remontages, il faut entendre, aussi les dégustations des cuves, les prises de températures et de densités, le lavage,…

 

Tard dans la soirée, j’ai enfin pu prendre 5 minutes pour déguster, confortablement installée, un reste de Vin Passion  du déjeuner.

Le vin était encore plus parfait qu’à midi et il avait surtout le goût de la satisfaction du travail accompli et du travail bien fait !

 

Il semblait me dire « félicitations Corinne, une vendange de plus et quelle vendange ! »

A moins que tout soit dans ma tête…

 

 

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 09:57

C’est fini. Les vendanges 2009 sont à classer dans la rubrique souvenirs. Jusqu’au moment d’écrire le titre de ce texte, je n’avais pas imaginé qu’elles s’étaient étalées sur un mois. De tête, j’avais même fait une erreur d’une semaine. Pourtant, en vérifiant, c’est bien le 10 septembre que tout a débuté. Comme souvent, c’est loin et proche à la fois.

Nous avons terminé par le Cabernet Sauvignon. Il y en a très peu chez nous car il n’est pas très à l’aise dans les terroirs argilo-calcaires. D’ailleurs, depuis plusieurs années, les pieds morts sont systématiquement remplacés par du Petit-Verdot. Ce dernier s’y  porte à merveille. Ma première idée était de ne vendanger le Cabernet Sauvignon qu’aujourd’hui lundi mais je me serais retrouvée pratiquement seule car la plupart des vendangeurs ne pouvaient pas rester.
Et comme le week-end n’était pas annoncé très beau, j’ai préféré en terminer en fin de semaine précédente. Les grains étaient mûrs et dodus ; ils n’avaient plus grand-chose à gagner. Actuellement, le temps n'est pas sûr, donc j’ai fait le bon choix.

Maintenant, il y a toujours les vinifications en cours, ou non-débutées pour les dernières cuves rentrées.

Les blancs n’ont toujours pas fini de fermenter. Ils vont à leur rythme et ils n’en changent pas. Un jour après l’autre, on va arriver et dépasser un mois de fermentation. Parfois, les blancs fermentent jusqu’à la fin de l’hiver. Je pense (et j’espère) que ce ne sera pas le cas cette fois-ci car à la maison, nous partageons avec les vins la puissance électrique pour le chauffage. Et bien-sûr, ils ont toujours la priorité et nous, on a le froid et le vieux poêle à bois.

Les premières cuves de rouge devraient finir de fermenter dans une semaine…si tout va bien.

Ce sont justement les cuves de rouge qui représentent maintenant l’essentiel du travail dans le chai. Visser les tuyaux, dévisser les tuyaux, laver la pompe,…J’en arrive à faire toutes ces choses sans même m’en rendre compte.

Heureusement, je prends aussi le temps de déguster les cuves plusieurs fois par jour pour voir l’évolution du vin. En quelques heures, il change et se révèle un  peu plus. Je n’interviens que très peu car il a à peine besoin de moi.
On est loin des vinifications techniques ou technologiques qui ne sont là que pour compenser des erreurs de raisonnement faites dans les vignes.

Notre vin est l’enfant du mariage du cep de vigne et de la terre. En faisant confiance et en respectant ses parents, il peut exprimer une vraie identité.
Comme partout ailleurs dans la nature, il est un peu de son papa et un peu de sa maman.

Pourquoi devrais-je interférer dans ce bel équilibre ?

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 07:21

C’est un moment attendu depuis longtemps : la récolte du Petit-Verdot.

Il y a plusieurs raisons à cela.

Premièrement, quand on en arrive à ce cépage, cela signifie que la fin des vendanges n’est pas loin. Je commence à entrevoir des journées moins chargées et moins longues.

 

Ensuite, il n’y a pas 7 heures de vendange de Petit-Verdot. C’est un  peu comme une journée de cours qui se termine tôt pour un lycéen ; il a l’impression de petites vacances.
Cette année, je m’avance peut-être un peu car il y a de moins en moins de vendangeurs présents ; autre activité qui reprend ou absence de volonté de travailler, il y a tous les cas de figures. Mais avec une équipe plus petite, on met nécessairement plus de temps ; même si les premiers partis ne sont pas forcément les plus endurcis au travail…


Enfin et surtout, j’adore le Petit-Verdot. Sur les 7 cépages présents au Champ des Treilles, la Muscadelle et le Petit-Verdot ont un comportement différent des autres. Ils ont leur propre personnalité, leur caractère, leurs exigences,…Tous les deux produisent des vins somptueux. La grappe du Petit-Verdot ressemble aux tanins qu’il produit : petits et serrés.

 

Nouveauté de l’année, ce cépage bénéficie d’une cuve inox toute neuve, spécialement prévue pour lui, avec tous les équipements et une capacité exactement proportionnée à la taille de la parcelle. Tout pour bien travailler.
Le luxe !!!

 

Maintenant, il me tarde d’y être…

 

 

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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