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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 09:57

Avec l’approche des floraisons, nous venons de réaliser un traitement biodynamique avec de la silice de corne sur nos prairies. Le but est de donner à nos abeilles la meilleure nourriture qui soit.

 

Evidemment, nos prairies sont permanentes et pas artificielles, c'est-à-dire semées. Quand on parle de biodiversité (le mot m’énerve toujours autant) il ne peut pas en être autrement. C’est toujours la même chose, y compris dans la vigne, les herbes qui poussent à un endroit sont adaptées à cet endroit et vont d’une certaine manière servir l’endroit grâce aux principes actifs qu’elles contiennent, à la forme de leur racine plus ou moins plongeante,…

Implanter des végétaux extérieurs, c’est d’une certaine façon, renier l’endroit, l’asservir et pas le respecter.

 

Nos abeilles ont donc en face de leur balcon, plusieurs hectares de prairies permanentes qui disposent d’une diversité impressionnante.

Ainsi, elles auront à leur disposition une grande variété de fleurs, première étape indispensable pour envisager une bonne santé des ces insectes.

Ces fleurs doivent être locales et adaptées au régime alimentaire de l’abeille. Dans la nature, les choses sont bien faites et les fleurs se succèdent dans un ordre qui  ne doit rien au hasard.

On comprend alors que les jachères fleuries et autres inventions de « biodiversité » ont des effets néfastes sur l’insecte, même si elles partent parfois de bonnes intentions.

 

Le placement de ruches dans des monocultures est aussi totalement néfaste à  l’insecte. Cela répond à une vision partielle du problème en ne regardant que les bienfaits pour la culture mais pas le prix payé par l’abeille. Imaginons une personne qui ne mangerait que des magrets de canard à tous les repas pendant des semaines. C’est la même chose avec l’abeille dans un champ de tournesol.

 

Le traitement biodynamique leur donnera, par fleur interposée, un supplément de santé et les « forces de vie » qui font défaut aux abeilles modernes et qui les rendent sensibles à tous les maux.

 

Le monde est un tout. Les abeilles n’y échappent pas et nous non plus. Et c’est très bien ainsi…

 

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 17:37

Je reviens d’un petit voyage à Paris pour voir des cavistes et revendeurs de mon vin.

 

L’occasion faisant le larron, j’ai profité de ma présence dans la capitale pour aller voir l’exposition consacrée aux peintres impressionnistes au musée d’Orsay.

On a tellement parlé de cet évènement dans les médias que j’avais vraiment envie de voir ces œuvres.

 

J’en ai pris plein les yeux et au-delà car une vrais œuvre d’art génère autre chose que du simple plaisir visuel. Il se crée avec l’œuvre un lien presque charnel.


Et même en contemplant les tableaux, la vigne n’est jamais loin.

Durant la visite, il n’est apparu plusieurs réflexions.

 

D’une part, le talent est une chose qui ne s’apprend pas. On l’a ou on ne l’a pas. On  peut juste l’influencer  mais on ne peut pas le créer. Brassens disait que « sans technique un don n’est rien qu’une sale manie ».

C’est là qu’intervient l’homme dans la mise en valeur de ce don. L’homme en est l’artisan, il n’en est pas la substance.

 

Je crois donc que les grands terroirs sont comme les grands peintres, ils ont quelque chose que les autres n’ont pas ; une sorte de don.

 

On pourra mettre tous les moyens du monde, on ne rendra pas « grand » un terroir qui ne l’est pas.

 

Et les grands terroirs, c’est comme les grands peintres, il n’y en a pas beaucoup. Nombreux sont ceux qui pensent en être, mais leur conviction, même sincère et profonde n’en fait pas pour autant une réalité.

 

Cela ne remet pas en question le mérite de tous ceux qui n’ont pas de grands terroirs mais qui s’appliquent à faire le mieux possible. Je fais partie de ceux là et vous le savez, je suis fière de mes vins.

 

La deuxième réflexion est plus personnelle, intime. En regardant l’évolution des peintres dans ce mouvement impressionniste, j’y ai aussi reconnu des similitudes avec notre viticulture.

Ils sont progressivement allés à l’essentiel en supprimant le superflu.

Leur coup de pinceau s’est épuré pour ne conserver que l’âme du trait. Pourtant, le tableau n’a rien perdu de son contenu émotionnel pour celui qui le contemple ; bien au contraire.

 

Je pense que notre chemin de vie avec la vigne et le vin nous a amenés, nous aussi à éliminer le superflu pour tendre à ne conserver que l’essence même de notre terroir et de son interprétation par les différents cépages qui y sont cultivés.

Dans cette voie dont nous voyons jamais vraiment le bout, il a fallu vaincre certaines habitudes et idées reçues, dépasser les réactions amusées ou agressives de l’entourage et essayer d’aller à l’essentiel sans le dénaturer mais en le dénudant du superflu ou du superficiel.

 

Tout comme l’impressionnisme est aussi l’art de peindre le quotidien dans sa vérité et aussi sa modestie, notre viticulture est dédiée à exprimer le terroir qui fait partie de notre quotidien ; sans vouloir ressembler à autre chose de mieux ou de différent.

 

Finalement, même dans l’ambiance feutrée d’un musée parisien, la vigne n’est jamais très loin  de mon cœur.

C’est peut-être aussi pour cette raison que mon cœur est aussi présent dans mes vins et que les gens le ressentent.

 

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 17:31

Jean-Michel et moi nous octroyons que peu de sorties chez de collègues vignerons. Et pour une fois, nous avons forcé le destin samedi dernier en allant visiter nos amis Franck Pascal et Isabelle Carles du Château Jonc-Blanc sur le versant de la Dordogne opposé au nôtre.

 

Ce fut à l’occasion de la venue dans la région et chez eux de notre ami commun Eric Bernardin, qui commence un nouveau livre sur Saint-Emilion après le Médoc.

 

Pour l’anecdote, nous avons deux amis « Franck PASCAL », tous deux vignerons, tous deux en biodynamie mais dans deux régions de France. Je salue au passage, le second Franck, qui en plus est bloggeur.

 

Cette visite, souhaitée depuis au moins 2 ans, n’avait jamais pu avoir lieu pour des raisons diverses que l’on pourrait qualifier de « tête dans le guidon ».

Leur parcours comporte des similitudes vis-à-vis du nôtre ; mais avec une interprétation parfois assez différente du métier.

 

Etant dans l’exception viticole en cultivant en biodynamie, nous nous sommes pourtant trouvés bien classiques face aux pratiques de Franck.

Est-ce une partie du classicisme bordelais qui déteint sur nous ou la mise en forme de notre caractère profond ? Sûrement un peu des deux.

Dans ces appellations moins « convenues » que Bordeaux, les gens ont moins d’interdits moraux que par chez nous !

 

Franck travaille dans la « mouvance » des vins natures, c'est-à-dire avec le minimum possible de sulfites, des vinifications minimalistes et des élevages eux-aussi dans la même ligne.

 

Nous avons pu déguster une série de vins du domaine ou d’autres domaines ; tous élaborés sur les mêmes principes.

Les résultats peuvent être franchement bons ou peuvent aussi décontenancer le public non-averti.

Mais justement, souvent les vins « natures » sont destinés à une commercialisation spécifique et à des consommateurs tout aussi spécifiques.


Pour espérer connaitre le succès, il faut maitriser parfaitement toutes les étapes, de la vigne à l’acheminement des bouteilles jusqu’au consommateur. Tout le monde ne peut pas y accéder et une erreur est fatale. Il faut être aussi capable d’assumer un échec et de repartir.

 

Franck possède aussi une vraie approche globale du respect de l’environnement.
Rien à voir avec les sujets d’un de mes précédents posts sur l’environnement à la sauce « je fais rien mais je dis que je vais faire ».

 

Il explore des pistes et nous en explorons d’autres. De la synthèse des deux naitra peut-être une voie d’avenir. Il y a tant de choses à découvrir (ou redécouvrir) !


Après quelques heures de dégustation et de discussion à bâtons rompus, nous nous sommes quittés alors que la nuit était déjà bien avancée.

 

Je ne doute pas que Jonc-Blanc sera un bel exemple à suivre dans les années qui viennent.

 

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 10:19

 La page des ans s’est tournée dans un contexte instable au niveau économique et dans une ambiance générale morose.

Je ne pense pas avoir la possibilité de changer les choses au niveau mondial, aussi je me contente de penser que des temps nouveaux et meilleurs pourront déboucher de ces difficultés qui finalement sont à relativiser par rapport au passé parfois douloureux qu’a connu notre pays.

 

Je souhaite donc à tous les lecteurs de ce modeste blog vigneron une bonne année 2012.

 

Je sais qu’il est lu un peu partout dans le monde. C’est toujours un peu enivrant de penser à l’environnement dans lequel se trouvent tous ceux qui me lisent. Que de paysages et de coutumes différents. Pourtant, un seul mot nous unit tous : le vin.

 

Le vin est bien plus qu’un produit agricole, c’est un produit culturel avant tout. Que sa consommation (modérée) puisse nous rappeler que la complexité infinie de la nature peut créer de si belles choses comme par exemple de l’émotion en buvant un jus de raisin fermenté.

 

BONNE ANNEE 2012 !!!

 

 

 

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 10:13

En cette fin d’année et de campagne, c’est l’heure des bilans. Pour ce qui est du bilan comptable, il faudra attendre encore un peu car j’arrête mes comptes en fin d’année.

 

Je veux parler du bilan du millésime ; ce qui est beaucoup plus intéressant.

Cette année nous a crédités de conditions météo hors norme avec un printemps très sec et chaud.

Plus d’une fois, nous avons baissé la tête en pensant à d’éventuelles chutes de grêle pour faire suite au traumatisme subi en 2010 sur le domaine.

Dans ces conditions, il fut difficile de trouver nos marques vis-à-vis des parcelles qui n’avaient pas le comportement habituel dans cette ambiance exceptionnelle.
Notre biodynamie a été adaptée pour ne pas amplifier les excès du temps mais au contraire pour essayer de les atténuer.

C’est là toute la supériorité de cette technique/philosophie-de-vie. Contrairement au conventionnel ou même au bio, on ne fait pas que commenter les évènements ou les subir, on les accompagne.

A ce jeu, la sensibilité de chacun intervient. Pour moi, le réflexe de maman reprend toujours le dessus. Il faut apaiser et rassurer. Alors la vigne devient plus forte et nous fournit un vin qui porte tous ces sentiments chaleureux.


Heureusement, l’été fut plus bordelais que le printemps et les prédictions de vendanges anormalement précoces se sont en partie envolées. Certes, on a vendangé tôt, mais pas de là à faire venir le Guinness des records.

Surtout, les acidités ont pu être préservées par ces conditions clémentes.

 

Les vendanges se sont passées entre les gouttes qui tombaient ailleurs, parfois pas loin mais pas chez nous. Mystère…

 

En sortie de vinification, les vins sont d’un niveau ; comment dire ?  Qui fait chaud au cœur ; tout simplement.

Les rouges sont à la fois pleins et avec des tanins croquants. Les blancs sont complexes et subtils à la fois.

Je l’ai dit il y a quelques jours ; je ne pense pas avoir eu un tel niveau moyen depuis le départ de notre aventure.


J’en suis fière. Et ce n’est déjà pas si mal.

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 10:56

Il y aura 30 ans demain que Georges Brassens nous a quittés.

 

Lorsque la nouvelle de sa mort a été annoncée, j’étais une jeune lycéenne à Sainte-Foy la Grande. Cela semble être hier, pourtant depuis, trois décennies se sont écoulées.

Et 30 ans, c’est à la fois long et court à la fois.

De tous temps, mon chanteur préféré a toujours été et reste Jacques Higelin ; dont je connais toute l'oeuvre.

Mais, comme beaucoup, nous avons l’intégrale de Brassens. On ne l’écoute pas comme les autres disques. On la consulte de temps à autres en allant picorer une ou plusieurs chansons ; comme on va chercher un article précis d’une encyclopédie.

Parfois, on découvre ou redécouvre une chanson qui par le passé avait glissé sur nous et qui maintenant que nous avons mûri, nous touche ou nous inspire. Ce fut mon cas il y a quelques mois avec la chanson « Saturne » qui fait le lien avec l’approche symbolique du monde que nous utilisons dans notre vision biodynamique. Le monde est petit !...

Certaines sont profondes, d’autres légères. Certaines sont grivoises, d’autres touchantes.

Souvent avec une touche délicieusement démodée et qui fait référence à une France qui n’est plus tout à fait la même que dans les années 50.

Il y a aussi « Les copains d’abord »,  l’hymne universel à l’amitié ; simple et sincère comme la vraie amitié. Tout français aura fredonné  cette chanson au moins une fois dans sa vie.

Brassens est parti il y a trente ans. Mais son œuvre est quand à elle définitivement ancrée dans notre culture nationale.

 

Mieux, à travers ses chansons, il appartient un peu à chaque famille française.



 

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 10:52

 Depuis quelques mois, nous avons remarqué que cette année, les chênes étaient particulièrement chargés en glands. Cet été, alors qu’ils étaient encore verts, les branches avaient un côté presque irréel tellement elles semblaient chargées de manière anormale.

 chene.jpg

Maintenant, les glands sont tombés au sol et ils constituent un véritable tapis.

 glands.jpg

Dans l’évolution qui est la nôtre vers une connaissance et une compréhension du vivant et de la nature, c’est un signe qu’il conviendrait de savoir analyser.

Malheureusement, entre des dictons qui disent tout et son contraire et l’agriculture qui ne sait qu’écraser les glands sous les pneus des gros tracteurs, nous devons essayer d’avancer seuls.

 

Pourtant, je reste persuadée que l’explication vraie et les conséquences que l’on peut en tirer étaient connues et sont tombées dans l’oubli.

 

Par rapport à cela, j’ai bien quelques pistes en m’appuyant sur l’approche biodynamique. Il reste maintenant à attendre un peu pour voir comment se passera pour le chêne et la nature qui l’entoure, durant l’hiver qui approche et même éventuellement le printemps à venir.

 

Peut-être que dans un an, je penserai avoir compris ; peut-être pas. Tel est le chemin, long et difficile dans lequel nous sommes engagés.

 

Il n’est point question d’ésotérisme ; c’est au contraire un vrai cheminement scientifique qui permet de comprendre des phénomènes naturels avec les clés de compréhension dont la biodynamie nous fait bénéficier.

 

Le cas du chêne n’est qu’un exemple parmi de nombreux autres qui se présentent à  nous régulièrement.

La compréhension du vivant nécessite beaucoup de temps et de volonté. A ce niveau là, la durée d’une vie humaine est bien peu de chose.

Combien de choses aurons-nous comprises durant notre vie de vignerons ?  Sûrement bien peu au regard de tous les mystères que nous n’aurons pas percés.

 

Mais au moins aurons-nous la satisfaction d’avoir un peu progressé. C’est déjà ça !!

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 09:13

 

Parmi les vins que nous avons l’occasion de déguster, il en est qui marquent plus que les autres.

Il s’agit de vins israéliens.

Il y a plus de 10 ans, Jean-Michel a eu un stagiaire nommé Asaf, qui est devenu le premier œnologue israélien, diplômé à Bordeaux.


Grâce à lui, on avait appris beaucoup sur ce petit pays finalement mal connu bien qu’il fasse souvent et dramatiquement la une de l’actualité.

Un jour, je lui avais donné une bouteille de liquoreux Vieille-Vigne qu’il avait ramenés chez lui. Puis quelques temps après, il avait envoyé une photo de la bouteille sur les remparts de Jérusalem.
A l’époque, nous commencions juste notre aventure de vignerons et la vue de notre vin dans un lieu aussi chargé d’histoire nous avait émus, surtout si on garde en mémoire que c’est le berceau de la viticulture mondiale.


Depuis, Asaf a fait sa vie dans son pays et y est même devenu un professionnel reconnu.

Parfois, nous recevons du vin par des amis à lui en voyage à Bordeaux.

 

Il élabore aussi son propre vin, VITKIN. Là, c’est un Carignan 2007 que nous venons de déguster.

Le cépage et le millésime sont pratiquement les deux seuls mots que l’on sait lire sur la contre-étiquette écrite en hébreux.

 ASAF1.jpg

ASAF2.jpg

A la dégustation, le vin se révèle d’une belle concentration et le caractère « nouveau-monde » que je n’apprécie pas forcément est assez peu présent car le fruit a encore une place à côté d’un boisé un peu soutenu pour mon goût actuel.

 

Finalement, une bonne bouteille qui nous a permis de passer un bon moment.

 

Et c’est quand même cela le but premier du vin!

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 16:54

 Je viens de découvrir une nouvelle qui me fait frémir. Un éleveur a installé un robot de traite pour ses vaches à lait. Selon le reportage, l’investissement se monte à 800 000 € et doit être amorti sur 15 ans !

A 30 centimes par litre de lait, il faut quand même plus de 2,5 millions de litres pour payer la belle machine, véritable prouesse technique.

Si les chiffres annoncés sont vérifiés, et vu sous cet angle, on peut quand même se poser la question de la rentabilité de l’opération ; surtout quand on envisage un amortissement sur 15 ans.

15 ans, pour du matériel c’est déjà long mais pour de l’informatique cela revient à amortir son tracteur sur 250 ans ou sa vigne sur 1000 ans !

 

Je souhaite évidemment bonne chance à cet éleveur volontaire.

 

Mais cet exemple est significatif de l’état d’esprit perturbé qui est souvent en vogue dans l’agriculture au sens large, en y incluant la viticulture.

Le suréquipement mécanique ruine totalement les agriculteurs dans cette surenchère qui dure maintenant depuis quelques décennies.

 

Si je faisais comme la plupart des viticulteurs, j’aurais pratiquement un tracteur par outil, histoire de ne pas avoir à prendre les quelques minutes nécessaires au changement d’outil.


Quand une grande partie des rentrées d’argent d’une exploitation est consacrée au remboursement des emprunts du matériel, c’est qu’il y a un vrai problème.

 

A cela on pourra répondre qu’il faut bien faire quelque chose. Evidemment, mais la première chose à faire c’est de réfléchir avant de partir dans une voie qui coûtera plus cher qu’elle ne rapportera.

 

Désir de briller devant le voisin, mauvais conseils des conseillers,…Les raisons sont presque aussi nombreuses que les personnes concernées.

 

Une chose est sûre, les vendeurs de matériel agricole ont encore de beaux jours devant eux !

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 17:40

Ce week-end, je recevais à la maison Pascale ma copine d’école du temps où nous étions étudiantes à Bordeaux. Elle venait avec une partie de sa famille, de passage entre la région Lilloise d’adoption pour le travail et sa région d’origine, presque diamétralement opposée sur la carte de France.

Pascale qui lit ce blog et que je salue donc, a repris contact avec moi par ce blog après quelques années de silence entre nous.

 

Quelques cheveux blancs plus loin pour nos maris et nous, ce fut un vrai plaisir de partager quelques heures avec celle qui a passé tant d’heures à mes côtés sur les bancs de l’école.

 

Elle a fait sa carrière dans la droite ligne de nos études, c'est-à-dire dans l’agro-alimentaire.

Moi, la vie m’a amenée dans une autre voie et c’est souvent avec difficultés que je regarde le secteur qui aurait du être le mien. Comme ma viticulture et ma vinification sont épurés d’artifices et de produits divers et variés, je ne peux maintenant plus envisager l’agro-alimentaire autrement qu’épuré de tout adjuvant. Avec une relation vraie entre le produit et le consommateur.

 

Heureusement, Pascale est un fan de vin et c’est une très bonne chose. La biodynamie fut un sujet de discussion important de notre rencontre ; avec séance pratique autour de quelques bouteilles des deux crus qui nous sont chers.

 

On ne l’a pas joué « anciens combattants » se remémorant les belles années passées et perdues. On a tout simplement apprécié la joie de se retrouver et de partager quelques instants ensembles.

 

Un vrai plaisir simple et profond.

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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