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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 09:25

Dans mon précédent message, j’ai fait part du fait que les vignes en biodynamie ont une franche tendance à se tenir bien plus droites que les autres.

Dans un commentaire, un lecteur me pose la question bien logique du « pourquoi ».

 

A cette question, il est difficile de répondre par de réponses évidentes, sinon la biodynamie n’aurait plus aucun secret pour personne.

 

Une chose est sûre. Quand nous nous sommes lancés dans ce mode de culture, la pousse des rameaux est devenue beaucoup plus droite que les années précédentes ; et cela de façon très évidente. C’est ce que l’on nous avait dit.

On a aussi pu nous reprocher de faire porter à la biodynamie une responsabilité qui n’était pas la sienne. Mais comme nous  n’avions changé qu’un paramètre, on pouvait sans trop de mauvaise foi envisager que le phénomène puisse être imputé à ce nouveau mode de culture.

 

Notre approche scientifique nous a amené à penser que le phénomène était probable et qu’il fallait le confirmer l’année suivante. Ce fut fait et les années qui suivirent aussi.

 

Par contre, comment l’expliquer ? Notre approche scientifique nous fait penser que les préparâts sont aussi des atomes et des molécules et qu’il doit bien y avoir des réactions chimiques.

 

D’un point de vue plus symbolique, celui qui nous importe vraiment, un pied de vigne c’est un peu comme un homme. Lorsqu’il est bien dans sa tête et qu’il a trouvé sa ligne de vie, il trouve une sorte de verticalité.

Un cep aura le même comportement.

Beaucoup de vignes « modernes » poussent comme des buissons et extériorisent ainsi leur « mal-être intérieur ». A la fin, elles produisent des vins déséquilibrés et dans le meilleur des cas, sans personnalité.

 

Pour qu’un vin ait de la personnalité, la vigne doit être saine dans son corps et dans son âme ; dans sa chair et dans son esprit.

 

La vigne reste toujours la plus animale de toutes les plantes.

 

 

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 17:40

Si vous accédez à cette page histoire d’apprendre quelque secret croustillant sur les grands domaines du Médoc, vous allez être déçus.

 

Il s’agit juste de faire profiter au lecteur de ce blog de quelques photos prises au début mars lors d’une excursion sur l’estuaire de la Gironde.

 

Il y a d’abord la ville de Pauillac :

 pauillac.jpg

 

Puis Pichon-Baron :

 

 pichon-baron.jpg

Pichon-Lalande :

 

 pichon-lalande.jpg

Latour : 

 

latour2.jpglatour1.jpg

Puis sans trucage, miracle des angles de vue, les trois châteaux précédents vus et qui montrent bien qu’ils sont dans un mouchoir de poche :

 

 3-chateaux.jpg

Enfin, on passe à Saint-Julien, qui est aussi un village :

 

 saint-julien.jpg

Avec deux grands et majestueux représentants :

 

Ducru-Beaucaillou :

 ducru.jpg

 

Et Beychevelle :

 

 beychevelle.jpg

Après cela, on se rend vraiment compte du lien fort qui lie le Médoc viticole à l’estuaire de la Gironde, sa rivière.

Elle lui a permis d’exporter les vins depuis des siècles.


Et convenons en, elle offre un bien bel écrin à tous ces joyaux qu’on ne se lasserait pas d’admirer.

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 08:34

 Actuellement, c’est la période de pleine floraison du pissenlit.

 pissenlit1.jpg

Dans le cadre de notre culture biodynamique, nous l’utilisons en tisane à certains moments clé du cycle de la vigne.

Pour cela, nous en récoltons tous les ans des fleurs qui sont ensuite mises à sécher avant utilisation.

J’ai déjà montré des photos de cette récolte.

Aussi aujourd’hui, j’ai décidé de donner les différents stades de développement de la fleur.

 

Tout d’abord, il y a le bouton.

 

pisselit3.jpg

pisselit4.jpg

Puis le bouton s’ouvre pour libérer la magnifique fleur jaune, véritable petit soleil, que nous connaissons tous.

 pissenlit2.jpg

 

pisselit5.jpgAprès la floraison, le bouton se referme comme dans sa prime jeunesse. C’est un cas très particulier que la nature a créé.

 pisselit6.jpg

Puis, il se ré-ouvre pour laisser la place à la magnifique œuvre d’art.

 pissenli7.jpg

 

Qui n’a pas soufflé un jour ou l’autre sur un pissenlit ???

pisselit8.jpg

Sûrement pas grand monde…

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 08:56

 Hier, en ouvrant les volets, nous avons été subjugués par le spectacle de la nature autour de la maison.

Une terre labourée s’est littéralement mise à respirer. Il n’y a rien de bien extraordinaire dans tout cela mais c’est tout simplement beau et émouvant pour nous qui sommes connectés à cette nature si proche et si mystérieuse à la fois.

 

 terre-respire.jpeg

 

Justement, malgré les températures froides au matin qui nous rappelle que l’hiver est encore bien présent, on a eu un avant-goût de printemps avec des températures douces et un soleil qui a réchauffé nos corps.

 

Même s’il n’est pas encore là,  le printemps se présente cependant en donnant les premiers signes de son arrivée.

 

 cocus.jpg

 rosier.jpg

C’est encore très discret mais qu’est ce que c’est beau et encourageant pour la suite…

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 10:14

 Hier, en lisant le message de Franck Pascal, j’ai eu un  petit sourire de satisfaction car Chaboussou, à la maison, on connait !

On peut même dire que sa rencontre par livres interposés à changé notre vie.

Tout a commencé dans la seconde moitié des années 90, quand une personne a un jour donné à Jean-Michel une mauvaise photocopie souvent annotée à la main, d’un texte datant du début des années 80. Il l’a lu et me l’a fait lire. Et là, notre vision de la nature a changé.

C’était tellement logique et tellement simple que la vérité était évidemment dans cette direction.

Nous avons vainement cherché à en savoir un peu plus sur l’auteur de ce texte. Il s’appelait Francis Chaboussou et avait été chercheur à  L’Inra.

Dans un livre de 1980 et intitulé « les plantes malades des pesticides », il avait défini une théorie qu’il avait appelé la trophobiose.

Le livre n’était plus disponible ni plus publié, mais nous avions pu en avoir une photocopie ; comme dans les films d’espionnage, presque sous le manteau.

 

Sans entrer dans un détail trop technique, il disait que les maladies et les ravageurs ne se développaient pas par hasard sur les plantes et que les conditions de leur développement dépendaient de la composition de la plante.

Ainsi, il remettait en question le rôle central du pesticide dans la «défense » des plantes et replaçait la plante aux centres des préoccupations de l’agriculteur. Pire, il disait que les pesticides avaient des actions secondaires très affirmées et que parfois on générait une nouvelle affection en agissant pour en soigner une autre.

Il mettait aussi en avant le rôle de la nutrition dans la santé.

C’était il y a trente ans et c’était très novateur ; trop novateur car ses théories n’ont pas été très bien reçues par ses collègues. Certains d’entre-eux n’y sont pas encore arrivés trente ans après…

 

Pourtant, le rôle de la nutrition dans la santé est maintenant assez bien admis pour les humains et de mieux en mieux pour les plantes.

 

Nous avons donc commencé notre « évolution » par l’application des principes de Chaboussou. De là, la vie, la réflexion, l’approche différente que nous avions vis-à-vis de la plante,…nous ont amenés à nous intéresser à une autre approche, encore plus exigeante et encore plus globale, la biodynamie.

 

L’actualité nous montre de façon crue et brutale que les « molécules de synthèse » ne sont pas aussi gentilles que ce que l’on pouvait penser et que très souvent, lorsqu’on souhaite soigner un mal, on en crée un autre parfois pire que le premier.

 

Chaboussou est maintenant décédé. Il est parti sans avoir pu recevoir une quelconque reconnaissance de sa profession. Cette dernière est toujours enfermée dans les pesticides, en y ajoutant maintenant la biodiversité qu’il faut cantonner dans un coin de la parcelle pendant un traitement chimique et les pets des vaches pour la fonte de la banquise.

 

Son livre est de nouveau édité ; c’est tant mieux pour tous ceux qui souhaitent se poser les vraies questions bien loin des couloirs à biodiversité et autres inepties à la petite semaine.

 

Au moins et plus modestement restera-t-il pour Jean-Michel et moi le déclencheur d’une évolution majeure dans notre vie professionnelle et dans notre vie tout court.

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 17:00

 On ne parle jamais d’elle préférant mettre en avant le matériel vinaire sur lequel on compte absolument pendant les vendanges et les vinifications.

 

Pourtant, l’étiqueteuse est la machine qui voit passer toutes les bouteilles sans exception.

Lorsqu’elle tombe en panne, c’est toute la chaine de vente qui s’arrête brutalement et l’argent qui ne rentre plus.

C’est sûrement la machine qui est la plus en relation directe avec les finances du domaine.

 

Lorsqu’une commande est passée, on ne se pose même pas la question de l’étiqueteuse, on la met en route et on passe les bouteilles.

Chez nous où le matériel est limité au nécessaire sans plus, l’étiqueteuse est la machine de loin la plus compliquée avec des cellules, des circuits pneumatiques, des vérins,… ; le tout synchronisé par un automate. Bref, plein de pièces qui ne demandent qu’à tomber en panne


Malgré tout, cela fonctionne sans vraiment de problème.


Notre machine a connu une première vie dans un cru prestigieux de Saint-Julien avant d’être revendue au distributeur local.

C’est là que nous l’avons achetée pour être capables de conditionner des lots spécifiques, à la demande alors qu’avant, l’étiquetage était surtout fait lors de la mise en bouteilles et alors que le vin n’était pas encore vendu. Si le client avait une exigence particulière, il fallait ré-ouvrir les caisses pour coller à la main toutes les mentions nécessaires.

 

Depuis qu’elle a baissé de quelques marches dans la hiérarchie des crus pour se retrouver au Champ des Treilles, notre étiqueteuse a toujours rempli ses missions.

Parfois, ce fut plus difficile car elle a son caractère. Il faut la connaitre pour en tirer le meilleur.
Il faut dire que notre organisation particulière avec deux vies distantes nécessite de conditionner certains jours et pas d’autres. Et ces jours particuliers sont parfois très humides ou très froids et la machine fait comme les gens, elle peine !

 

Donc, merci à notre étiqueteuse et longue vie à elle !!!

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 10:48

 Hier, nous avons eu la chance de voir la magnifique éclipse solaire.

Heureusement pour nous, le ciel était totalement dégagé. Seule la brune sur l’estuaire de la Gironde a rendu impossible la prise de photos au moment du lever du soleil.


On se contentera donc de celle-ci faite plus tard avec un filtre sur l’objectif :

 

 eclipse.jpg

 

Comme toujours, ces évènements splendides nous rappellent combien l’univers est immense et complexe ; … et aussi combien nous y sommes bien petits.

 

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 11:59

 

Autant pour le fun que pour l’anecdote, voici une vidéo allemande au sujet de notre Grand Vin Rouge 2005. ICI

 

Rien à ajouter si ce n’est le plaisir d’entendre parler de mon vin en allemand.

Je fais partie de faible pourcentage de français qui ont choisi l’allemand en première langue à l’entrée au collège. J’ai donc toujours eu un faible pour cette langue étrangère que je ne pratique pas assez.

 

Merci à mes clients allemands qui font un travail remarquable pour mes vins.

 

 

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 16:01

 Ce week-end, c’était préparation du sapin à la maison à Margueron.

Pour une fois, nous étions réunis tous les quatre ; ce qui est de plus en plus rare. Souvent, nous sommes deux, trois, parfois quatre,…voire cinq.

 

Le but premier était, comme toujours de faire des palettes qui doivent partir cette semaine.

Ce fut le travail des garçons qui n’ont pas arrêté. Une commande supplémentaire et impromptue d’Eric a fini de les occuper pour la journée de samedi. Merci Eric…

 

Le bâtiment est de plus en plus vide et je prends toute nouvelle commande avec un fatalisme de jouissance.

Les enfants, qui n’ont pas la même expérience de la vie (et des privations) partent travailler en étant conditionnés pour le nombre de caisses à faire et c’est toujours avec des protestations qu’ils accueillent toute demande supplémentaire.

Pour Jean-Michel et moi, c’est tout le contraire, plus il s’en rajoute, plus nous sommes satisfaits.

 

Mais pour Laure et moi, la priorité du moment, c’était la préparation du sapin de Noël.

C’est un travail que j’adore et que j’attends avec impatience malgré mon âge qui  n’est plus vraiment celui des sapins de Noël.

Il a d’abord fallu aller l’acheter. Moment important que celui du choix. Tout compte dans la décision et les divergences de point de vue sont estimées avec la plus grande attention.

 

Puis, c’est le moment de la décoration avec le thème qui sera retenu pour l’année considérée.

Là aussi, il y a de nombreuses divergences entre ma fille et moi, sur la position d’une boule, le passage d’une guirlande,…

Parfois, on se dispute, on s’en va puis on revient participer à la décoration ; attirées que nous sommes par une force mystérieuse et implacable !

 

noel1.jpeg

 

Dernier détail, la crèche qui vient de ma maman et qui ne rappelle qu’elle nous a quittés il y a bientôt deux ans.  Ainsi, elle est un peu parmi nous.

 

Vous l’aurez compris, le point central du week-end n’était pas le vin.

 

Pour une fois…

 noel2.jpg

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 10:44

AUTOMNE7.jpgAUTOME6.jpgAUTOME5.jpgAUTOMNE4.jpgAUTOMNE3.jpgAUTOMNE2.jpgPas de besoin de commentaire

 

AUTOMNE1.jpg

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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