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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 11:12

Je n’en avais jamais parlé mais entendant des bruits de couloir pas forcément vrais, je préfère clarifier la situation en disant que je suis devenue conseil en biodynamie.

 

Cela n’a pas été une volonté de ma part mais une demande qui m’a été faite l’an dernier après les vendanges.

Les expériences marquantes dans la région et avant tout celle de Pontet-Canet, ont eu un effet majeur sur la vision qu’ont les gens de cette voie si particulière.

Beaucoup sont passés du stade de l’incrédulité, voire même du rejet à celui de la réflexion en se disant « pourquoi pas moi ».

 

Cependant, dans une aventure aussi « différente » et parfois dérangeante pour nos « savoirs acquis », il est difficile de progresser seul.

 

Il y a quelques années, Jean-Michel et moi avons été dans le même cas et une main réconfortante nous a permis de faire nos premiers pas. Puis un jour, nous avons volé de nos propres ailes, profitant mutuellement de nos expériences respectives et de notre sensibilité liée à notre caractère, notre vécu,…

 

Malheureusement, le petit monde de la biodynamie compte beaucoup de gens fort respectables mais un peu décalés d’une réalité qu’il est nécessaire d’intégrer si on veut avancer sereinement dans un monde complexe et interconnecté.

 

Aussi, nos résultats ont été une bonne caution du sérieux qui nous anime lorsqu’on fait de la biodynamie.

 

Jean-Michel reste dédié à son cher Pontet-Canet en refusant les sollicitations même si comme moi, il se fait l’ambassadeur d’une biodynamie, selon ses mots, sincère, pragmatique et abordable.

 

Pour ma part, je n’avais jamais envisagé de me transformer en consultante en biodynamie. J’ai néanmoins accepté d’aider ceux qui ressentaient ce besoin dans leur cœur.

 

Je l’ai fait pour le challenge que cela représentait et l’intérêt qu’il y avait à confronter mon approche de la biodynamie à de nouveaux cas de figure.

 

Et aussi, il faut le dire un peu pour caresser dans le sens du poil mon égo car quand on est une petite viticultrice sans racine à Margueron, c’est quand même valorisant de conseiller un Cru majeur d’une appellation prestigieuse !

 

Vanité, quand tu nous tiens…

 

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 16:15

Depuis quelques temps, ce blog était muet. C’est rare mais ça arrive.

La raison était simple. J’étais à la mer !!

 

Après de nombreuses années sans vacance pour cause de budget trop serré ou plus exactement inexistant, nous nous forçons maintenant à prendre quelques jours de repos sans autre occupation que la lecture et le farniente.

 

Cette fois-ci, nous sommes allés sur le bassin d’Arcachon. La dernière fois que j’y étais allée, je vivais encore avec mes parents. Pour Jean-Michel, c’était encore pire car chez lui, la mer c’était un ou deux dimanche par an, départ de Margueron le matin, retour le soir.

 

Donc pour nous, c’étais presque une grande première !

J’avais bien-sûr amené un Stephen King et Jean-Michel s’est attelé à la biographie en Anglais d’Abraham Lincoln.

 

A force, j’aurai lu plusieurs fois en Français et en Anglais tous les livres de mon auteur favoris et Jean-Michel connaitra par cœur l’histoire américaine.

 

S’il y a un secteur pour lequel nos goûts divergent, c’est bien celui des genres littéraires. Il ne lit que des livres historiques et je ne lis que des romans (surtout de Stephen King).

 

Notre escapade dans ce haut-lieu de villégiature pour Bordelais fut aussi d’un intérêt sociologique évident.

On y croise des connaissances dans un milieu différent de celui habituel.

 

Il y a les flambeurs dont le but n’est que de faire des allers-retours dans le centre urbain avec quelque vieux coupé de sport décapotable.

 

Il y a aussi la Méhari rutilante aux mêmes couleurs que la maison devant laquelle elle est garée.

 

J’allais oublier les incontournables citadins qui avec la proximité de la mer s’habillent comme de vieux loups de mer avec casquette et vareuse.

 

Enfin, je n’oublie pas tous ceux qui paradent tous les week-ends sur leur bateau à moteur à faire des ronds inutiles dans l’eau.

Bon nombre d’entre eux doit se dire sensibilisé au réchauffement climatique en regardant d’un mauvais œil l’agriculture consommer du carburant.

 

Il y a peut-être même certains pour lesquels l’excès de pets des vaches constitue une menace grave pour l’avenir de la planète….

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 11:49

Ce n’est pas souvent que je fais part des citations de la presse concernant nos vins.


Volonté d’humilité ? Peut-être. Je sais parfaitement  que je ne deviendrai jamais une bonne commerciale.

 

Mais là,  je ne résiste pas : ICI

 

 

Je ne m’en lasse pas…

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 12:58

Depuis quelques mois, nous nous intéressons aux sites remarquables par l’ambiance particulière qui y règne. Si on n’a pas peur de faire fuir les gens, on peut même parler de bâtiments sacrés…

Je suis très sensible aux ambiances et parfois, il m’arrive d’être mal à l’aise dans certains lieux. 

 

Au contraire, il existe des endroits dans lesquels on se sent bien.

Certains diront qu’il s’agit de foutaises. Laissons les parler. Pour moi, c’est une autre partie du vivant qui s’exprime à nous dans toute sa complexité.

C’est une sorte d’élargissement de la biodynamie sur un axe qui rend le monde encore plus complexe et plus fascinant.

Comme pour la biodynamie, rien n’est du au hasard dans la nature et dans les actes passés des hommes.

Malheureusement, comme pour la biodynamie, tout le savoir a été perdu et il faut tenter de reconstituer des parties minuscules d’un puzzle presque infini.

 

Donc, nous nous sommes intéressés à une petite chapelle en ruine près de chez nous. Nous nous y sommes promenés pour y ressentir les « sensations » positives ou négative.

Tous les endroits du bâtiment ne se valent pas.

 

Mais notre principale curiosité ce jour-là fut pour la pierre de seuil de l’édifice.

Nous l’avons photographiée.

  

 CHAPELLE.jpg

 

Il est difficile de dire s’il y a un lien entre notre centre d’intérêt du moment et les représentations gravées dans la pierre.

Mais une chose est sûre, les inscriptions sont bien surprenantes.

On y retrouve bien la coquille de Saint-Jacques. Pour le reste, c’est digne d’Indiana Jones !

 

Si quelqu’un s’y connait…

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 10:56

Hier soir, il y avait au Bistro du Sommelier à Bordeaux, la soirée de présentation du supplément du Point consacré aux Bordeaux primeurs 2009.

Nous y sommes allés « en touristes » simplement pour le plaisir. Jean-Michel n’avait pas d’obligations particulières vis-à-vis de Pontet-Canet ; même si je l’ai surpris plusieurs fois près de la table contenant son bébé. On ne se refait pas…

Nous avons pu déguster de nombreux vins que nous n’avions pas eu le temps de découvrir. Mais surtout, on a eu la chance de rencontrer énormément de connaissances et même d’amis que nous ne voyons plus assez souvent.

On a fait un peu les anciens combattants en se rappelant que lors de nos premières rencontres nos enfants étaient des bébés et que maintenant ils sont adultes.

Notre vie dédiée à la vigne dans cette orientation si exigeante qui est la notre,  nous a éloignés de ces gens qui font finalement le même métier que nous.

On a ainsi passé des moments très chaleureux parmi ces bouteilles mythiques de 2009.

Un grand merci au Point et à Jacques Dupont !

Et félicitations à ce dernier pour la qualité et l’étendue de son travail !!!

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 08:38

Les professionnels et les amateurs de vin du Monde entier attendaient les notes de Parker avec une certaine fébrilité.

Elles sont tombées cette nuit.

 

Pontet-Canet se voit crédité d’un magnifique 97-100 ; la meilleure jamais obtenue par le cru et une des toutes meilleures de la région.

 

Je ne suis pas une adepte des notes et du système médiatico-financier qu’il génère et qui fait un peu figure de passage obligé.

 

Félicitations donc pour Monsieur Tesseron et toute l’équipe !

 

Mais je tiens cependant à féliciter tout particulièrement, Jean-Michel, avec tout mon amour, dont le travail, la volonté et l’abnégation sont pour beaucoup dans ce résultat.

 

Comme quoi, quand on y croit, qu’on aime ce qu’on fait et qu’on se retrousse les manches, on peut arriver à déplacer des montagnes !

 

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 08:44

On l’oublie si souvent mais la campagne et à travers elle la nature est très belle.

En ce moment, ce sont les champs de colza autour de la maison dont la couleur jaune envahie l’espace.

COLZA.JPEG

On peut supposer qu’ils ont été « protégés » avec le fameux insecticide tueur d’abeilles ou un  proche copain à lui. Mais il n’en reste pas moins que les colzas sont magnifiques et particulièrement lorsqu’il y a du soleil.

 

Dans le même esprit, les pissenlits ont passé fleur maintenant et la couleur jaune bien connu a laissé la place au blanc des fructifications.

La présence de cette plante est un marqueur d’un excès de vigueur. Pour moi, ce n’est pas un bon signe mais tous les goûts sont dans la nature car si ces vignes là sont vigoureuses c’est bien  une volonté de leur propriétaire.

PISSENLIT-1.JPEG

Quoi qu’il en soit, le spectacle de ces millions de petits planeurs prêts à s’envoler est un spectacle surréaliste. On dirait un peu de la neige à une saison qui n’est plus la sienne.

Mais le blanc est plus éclatant, plus profond que celui des flocons.

 

Et oui, Jean Ferrat aurait pu le chanter.

On la renie, on la balafre, on la surexploite, bref on la détruit un peu plus à chaque avancée du progrès,

Pourtant que la campagne est belle,…pour nous qui ne le méritons pas !!

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 17:15

 

 

Comme tous les ans, mon beau-père Yves et quelques amis était invités par leur voisin d’enfance pour un repas tout droit sorti d’une époque qui n’existe plus.

 

J’en avais déjà parlé il y a deux ans, au tout début de ce blog.

 

Voyez plutôt :

Après un apéritif « musclé », c'est-à-dire riche en toasts divers et variés, il y avait des cuisses de grenouilles frites. Premier coup dur pour le compteur à calories…

 

Ce plat s’est quelque peu perdu maintenant car les mares sont toutes polluées mais dans sa jeunesse, Yves en péchait beaucoup autour de la ferme de ses parents.

 

Après les batraciens, on passait directement au vif du sujet c'est-à-dire un civet de lièvre. La bête avait été tuée par l’hôte lui-même quelques jours avant.

 

Puis on passait au gigot d’agneau avec les traditionnels haricots, indispensables dans ces cas là.

 

Enfin, pour avoir bonne bouche, on passait à la troisième et dernière viande, le rôti de bœuf.

 

Avant de finir par un gâteau (crémeux…), il y avait la salade, îlot de verdure dans un monde carné et le plateau de fromages.

 

Pour faire passer le tout, différents vins ont été mis à contribution dont plusieurs Pomerol et sûrement des vins liquoreux.


Cette année, on ne peut pas parler de grand millésime car il manquait quand même un peu de début de bouche. D’ordinaire, il y a du foie gras et/ou la soupe de poule avec le farci.

Cette année, l’entrée s’est voulue tendance, c'est-à-dire light…

 

Avec trois plats de viande, le milieu de bouche était parfaitement à la hauteur.


La finale, très classique a permis d’atteindre sans difficulté les 5 heures de l’après-midi.

 

Pour relativiser les choses, on peut dire qu’il faut des petits millésimes pour bien prendre la mesure des grandes années.

 

Record ou pas, après un tel repas, Yves est allé faire un petit somme en promettant de ne pas manger le soir.

 

Mais comme on dit, les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent…

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 09:29

 

Je souhaitais le faire depuis des années et c’est fait.

Ma fille Laure a photographié la surface d’une bassine de lies de vin rouge après un soutirage. Il y a une telle complexité dans la nuance « lie de vin » et une telle profondeur que l’on en reste hypnotisé.

La lie n’est jamais au repos. Il y a toujours des mouvements dans le liquide qui font qu’un cliché ne ressemble jamais au prochain.

Voyez plutôt :

lies.jpeglies-2.jpeg lies-4.jpeg

lies-5.jpeg

 

lies-6.jpeg

lies-8.jpeg

Il n’y a rien à ajouter, sinon que dans la réalité, c’est encore plus beau.

Le vin a toujours un aspect surnaturel…

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 08:24

La semaine dernière, il y avait partout en Bordelais des dégustations Primeurs 2009.

 

Des milliers de professionnels de toutes sortes s’étaient donné rendez-vous pour déguster le dernier millésime.

C’est une chance pour Bordeaux et un formidable succès que de pouvoir attirer autant de monde à la fois. Preuve que le mot « Bordeaux » veut encore dire quelque chose.


A ce propos, c’est aussi un message fort pour ceux qui ont transformé notre région viticole en grosse machine informe et souvent incapable d’avancer.

 

Loin de la cohue des grandes dégustations officielles, de la pression des notes à venir et des dégustations « off » plus ou moins ratées, j’ai fait ma semaine des primeurs chez moi comme une grande.

 

Mon programme n’en était pas moins chargé. Je recevais tous les jours des clients à la maison ; comme je le fais toujours.

 

En prenant la peine de prendre rendez-vous et de traverser pratiquement tout le département pour se rendre à Margueron, on peut penser qu’ils avaient déjà un bon état d’esprit concernant le Champ des Treilles.

 

Puis, s’en suivaient quelques heures de discussion, de visite du vignoble, de dégustation et souvent d’un déjeuner.

 

Alors mes visiteurs pouvaient avoir une vraie idée de ce que représente notre projet et de toute la partie affective qui lui est attachée et que nous tentons de transmettre dans les vins.

 

Je n’ai donc pas eu le temps d’aller déguster dans les grandes appellations dans lesquelles mon absence n’a pas été trop remarquée.

 

Et puis, les vignes lunaires passées au désherbant, il n’y a  pas besoin de se rendre dans les grands châteaux des appellations prestigieuses pour en voir ; j’en ai près de mes deux chez moi, à Pauillac et à Margueron…

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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