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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 10:03

Ce week-end, commence la grande messe que constitue Vinexpo pour les professionnels du vin du monde entier.

Je n’ai ni souhaité ni chercher à y avoir un stand ; même en le partageant avec d’autres viticulteurs.
Quand nous avons commencé notre aventure, il y a plus de 10 ans, j’avais profité d’un stand par l’intermédiaire de mon Syndicat Viticole. Puis, j’ai pu constater que le syndicat en question était plus à certains qu’à d’autres et que l’action collective trouvait très vite ses limites dans les ambitions personnelles de certains.
Je n’ai rien retenu de bon de cette expérience.


Puis, le temps a passé. La qualité de nos vins nous permet maintenant de bénéficier d’une petite notoriété qui interpelle des clients potentiels au point que ce sont eux qui nous sollicitent.

Donc, point de besoin de louer un micro-morceau de stand pour tenter de se faire repérer par un acheteur, noyée que je serai au milieu de quelques milliers d’autres vignerons.

 

« Mon » Vinexpo 2011 commencera donc ce week-end au Champ des Treilles avec plusieurs visites de nouveaux clients potentiels.

Puis, dans la semaine, d’autres visites de marchands de vins.

 

J’aurai le plus accueillant des stands, puisqu’il s’agira de  ma maison, de mon chez-moi.

Que peut-on offrir de plus sincère que l’ouverture de la porte de sa maison ?

 

Je n’aurai pas besoin d’expliquer notre viticulture puisqu’en quelques mètres, je pourrai la montrer ; directement dans la vigne.

 

La vie est belle…

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 08:18

 

Nous venons d’avoir 20 mm de pluie en deux fois, ce qui est presque inespéré cette année.

Pour le moment, la vigne ne semble pas souffrir de ces conditions sèches. Elle doit simplement limiter un peu sa pousse par rapport à une année normale.

 

Pour les parcelles de blanc, nous avons pris la décision de supprimer l’enherbement naturel que nous maintenons un rang sur deux. Nos parcelles ne nécessitent pas forcément de concurrence par l’herbe pour limiter leur vigueur. On maintient un couvert végétal surtout pour permettre un passage plus sûr du tracteur lors de traitements en conditions humides.

En année normale, tout se passe bien sans nous mais lorsqu’on a des déficits importants en eau, il faut prendre des décisions.

 

Maintenant, avec notre tracteur à chenilles, exit les problèmes de passage. On a donc supprimé le couvert végétal pour consacrer les réserves d’eau du sol en priorité à la vigne.

Thomas s’est découvert une passion pour cet engin, petit mais costaud.

 thomas-chenillard.jpg

thomas-2.jpgPour les adeptes de la biodiversité, qui m’est si chère, j’ai aussi quelques clichés. Mais, là, il n’y a pas de nichoir, de lâcher d’insectes ou de comptage. Que du naturel qui se débrouille seul dans un environnement sain.

 

 papillon.jpg

toile.jpgEn cette mi-juin, le vignoble est beau et respire l’émotion.

Quand on parle de branches qui se dressent fièrement vers le ciel, c’est le moment de l’année où on en a la démonstration.

 juin2.jpg

 juin1.jpg

Toutes les tiges expriment la sérénité confiante de plantes en bonne santé

 

 juin3-copie-1.jpg

 

Il n’y a pas grand-chose à rajouter, non ?

 

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 09:28

En ce moment, il faut être partout à la fois.

 

La vigne pousse très vite et il a fallu faire le travail de pratiquement deux mois en un seul mois. 

Les épamprages sont en cours et on commence à en voir le bout ; au moins pour le premier passage car pour le merlot, c'est-à-dire pour la majorité du domaine, il faut prévoir deux passages.

 

On a aussi largement entamé les relevages. Heureusement, en biodynamie, les branches de la vigne ont toujours tendance à pousser beaucoup plus droit qu’avec les autres modes de culture. On peut donc relever plus tard sans risque de casse de rameaux.

Alors le relevage devient un vrai plaisir.

Si on rajoute le soleil, les raisins qui grossissent et les lièvres qui courent devant nous, on entre alors dans la délectation.

 

Jean-Michel a aussi fait des poudrages. On détermine le produit et la dose en fonction du cépage, du terroir et du stade de la vigne ; sans oublier les conditions de l’année. Du vrai soin à la carte. C’est ça la biodynamie « vraie » c'est-à-dire des soins spécifiques à l’endroit.


Dans ce contexte de lutte contre le temps, nous avons aussi eu quelques palettes à préparer pour des expéditions dans la semaine.

Là aussi, il faut être réactif pour que le client soit toujours satisfait.

 

On peut aussi ajouter deux ou trois amateurs venus dans le week-end pour acheter du vin.

 

Bref, la routine… Mais à un train d’enfer !!

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 10:56

La semaine dernière, nous avons reçu à la maison nos amis Québécois Yannick et François, en visite en Médoc. Tous deux travaillent pour une société d’importation privée grâce à laquelle mes vins sont présents dans ce pays depuis plusieurs années.

 

Mais leur premier métier, c’est d’être naviguant dans une compagnie aérienne.

Cela leur donne à la fois du temps et une opportunité de voyager beaucoup et pas cher pour aller découvrir des vignerons partout dans le monde.

Il m’est très souvent arrivé de rencontrer des gens évoluant dans le monde de l’aviation et qui avaient fait du commerce du vin un second métier.

Le premier d’entre-eux est devenu un ami-cher, Soren, au Danemark. Je le salue car je sais qu’il lit ce blog malgré la barrière de la langue.

 

Sur fond de bouteilles de la maison et de Pontet-Canet, on a passé avec nos deux invités québécois quelques heures bien sympathiques.

Le seul problème pour moi était…une extinction de voix ! Difficile alors de participer confortablement à une discussion.

 

Mes invités ont bien entendu visité Pontet-Canet. Ils ont pu se rendre compte sur place de la globalité de la démarche entreprise par ce domaine. Comme tout le monde, ils retiendront évidemment les chevaux ; mais pas seulement. Les vignes équilibrées et respectées comme des êtres vivants, témoignent au visiteur qu’il y a une autre voie possible que celle de l’industrie viticole.

 

Bref, de bien bon moments passés avec l’inimitable et attachant accent québécois.

Il a été poposé une « revanche », comme on dit chez nous. C'est-à-dire une autre rencontre sur le terrain de l’invité, au Québec pour faire la promotion de Champ des Treilles.

 

Je dois dire que l’invitation est tentante… 

 

 

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 10:49

 Il y a quelques mois, après le drame qui était survenu à notre excellent Vin Passion (j'étais fan), j’avais expliqué tous les détails de cette sinistre affaire.

Depuis, je n’en avais pas vraiment reparlé.

Je pense qu’il est temps de donner quelques nouvelles.

En fait, des nouvelles il n’y en a pas vraiment.

Quelques jours après cette funeste filtration et face à des analyses éloquentes, le filtreur avait accepté de reconnaitre sa responsabilité dans la contamination du vin.

 

Le service juridique de mon assureur a été saisi pour constituer un dossier. Ma première surprise a été de constater que ces gens qui sont à ma disposition avaient un comportement qui me faisait penser qu’ils étaient dans le camp opposé. Etrange…

 

Dans ce genre de dossiers, il est facile de chiffrer la perte du vin en multipliant le nombre potentiel de bouteilles par le prix de l’année précédente.

Par contre, pour évaluer le préjudice commercial généré par cette sinistre affaire, c’est beaucoup plus compliqué.

Heureusement, parmi mes clients, nombreux sont ceux qui ont spontanément proposé de m’aider en faisant part du désarroi que représente la disparition temporaire dans leur gamme de ce vin qui connaissait un tel succès.

 

Justement, dans sa cuve, le vin attend toujours que j’ai reçu de tous les interlocuteurs, le feu vert pour l’envoyer à la distillerie.

 

Ecrire ou prononcer ce dernier mot à propos de mon vin, de mon sang, c’est toujours un supplice. Je dois « désaffectiver » sous peine de me mettre à pleurer à chaque instant en repensant à tout ce temps, cette énergie perdus par la faute d’inattention de quelqu’un que je connais à peine.

 

Le dossier avance donc à la vitesse d’un sénateur, si on peut oser la comparaison.

 

Pour résumer la situation, on peut dire que les nouvelles de feu Vin Passion sont justement qu’il n’y a pas de nouvelle.

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 09:53

 Samedi dernier, j’étais conviée à un salon de producteurs dans un village proche de Périgueux.

C’est notre ami Stéphane qui avait organisé l’évènement et qui avait demandé ou proposé à plusieurs vignerons de venir y présenter leur vin (et d’en vendre un peu).

N’ayant plus beaucoup de vin à vendre, j’y suis allée dans un état d’esprit un peu différent de ce qui aurait été le cas il y a quelques années.

 

Je suis toujours impressionnée par la motivation de bénévoles tels que Stéphane qui ne compte ni leur temps ni leur énergie pour servir leur passion ; sans objectif de retour sur investissement.

 

Ce n’était pas la foule des grands jours mais on a pu rencontrer des amateurs intéressés et pleins de questions sur notre travail.

 

J’ai pu aussi retrouver des vignerons amis avec lesquels j’ai passé quelques heures bien sympathiques.

 

Rien que pour cette proximité avec eux, le voyage valait largement le déplacement.

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 13:59

C’est la sortie annuelle du guide de Jacques Dupont dans Le Point au sujet des vins primeur 2010.

Présenté hier soir en avant première dans le célèbre Bistro du Sommelier à Bordeaux, cela a été l’occasion de rencontrer des connaissances et même des amis que nous ne voyons qu’une fois par an ; à cet endroit lors de la même manifestation.

On ne prend jamais le temps d’aller rencontrer des personnes que l’on apprécie sincèrement ou même de s’arrêter en passant devant chez eux. La pression de la vie, les rendez-vous, les priorités, que sais-je, nous rappellent instantanément à nos obligations.

Donc, on a pu échanger les potins et les nouvelles diverses avec les amis. On n’a pas manqué de parler un peu bio ou biodynamie avec certains tout en évitant le sujet avec d’autres qui en sont encore à quelques année-lumière.

 

Tous les ans, le guide de Jacques Dupont relate avec précision la dégustation de centaines de vins de Bordeaux dans le dernier millésime. C’est un travail de fourmi réalisé sur plusieurs semaines avec une précision et une méticulosité impressionnantes.

 

Dans beaucoup de cas, la parole est aussi donnée aux responsables qui peuvent ainsi exprimer leur vision du millésime.

 

Il est intéressant de regarder ces différents commentaires. Comme ils ne font que quelques lignes, on peut y trouver le condensé de la préoccupation principale des gens. Certains ne pensent qu’au « marché » (…et à l’argent du marché). D’autres sont dans la technique pure ; souvent incompréhensible par le profane. Enfin, il a ceux qui sont admiratifs de leur nouveau joujou (tri optique, systèmes de mesures divers, installations high-tech,…)

 

Plus nombreux chaque année sont ceux qui n’omettent pas de dire qu’ils ont un essai en bio ou biodynamie. Certains sont tellement convaincus de la démarche, qu’ils restent des années avec 1 à 10 % de leur surface cultivés selon ces principes.

 

Rassurez-vous, il reste les inconditionnels de la chimie ; plus ou moins véhéments dans la défense de leur système de pensée.

 

Notre Champ des Treilles Grand-Vin fait partie de la sélection du guide. Cela ne change pas notre vie mais c’est toujours une satisfaction de voir son vin retenu par un critique.

 

Ego, égo…

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 12:36

 Ce week-end à la maison, c’était labour.

 

Chacun avait sorti son tracteur et son outil.

Dans notre viticulture de la sincérité vis-à-vis de l’environnement, on limite le nombre de passages en intervenant le plus tard possible et avec les appareils les plus simples et les moins gourmands en énergie.

Souvent, dans les démonstrations de travail du sol « version high-tech » pour des viticulteurs néo-laboureurs, les parcelles ont un passé de plusieurs années de désherbage chimique. Donc, les dents de travail du sol n’ont qu’à ameublir le sol sans avoir à gérer l’herbe. C’est facile mais au bout d’un ou deux ans sans herbicide, les choses changent.

 

Chez nous, on est habitué à gérer l’herbe avec des charrues décavaillonneuses ; les seules qui peuvent retourner le sol.

 

Pour Jean-Michel, c’était décavaillonnage avec l’enjambeur dans les vignes à 1m. Notre enjambeur fête cette année ses 20 ans. Il a commencé sa vie en Médoc avant de venir en semi-retraite au Champ des Treilles.

 

DECA-LOISEAU.jpg

C’est un gros engin surdimensionné pour nous et pas forcément très à l’aise pour le travail du sol. Rassurez-vous, les engins plus modernes ne sont pas plus performant pour cette opération.

Pour le moment, on garde notre enjambeur et un jour, en fonction des opportunités on trouvera une solution techniquement et agronomiquement idéale ; tout en gardant une logique économique. En fait, les solutions idéales, on les connait mais pour les faire rentrer dans un cadre économique, c’est plus difficile.

Dans notre cas (et dans la plupart des cas d’ailleurs), il faut rester réaliste et faire en fonction de ses moyens sans céder aux sirènes du coup de cœur … ou de l’égo surdimensionné.

Notre enjambeur est conçu pour décavaillonner 2 rangs complets à la fois.

Jean-Michel a choisi de ne faire qu’un rang à la fois pour plus de sécurité pour les ceps.

Surtout qu’on ne peut voir les charrues qu’avec les rétroviseurs !

 

Pour les vignes à 2 m, c’était l’affaire de mon beau-père Yves qui exceptionnellement n’avait pas de grand repas ce week-end.

Comme je l’annonçais récemment, le petit tracteur à chenilles a été avant tout acheté pour traiter en cas de terrain trop humide pour passer avec le tracteur à pneus.

Mais, on souhaite profiter au maximum de ce petit engin pour faire du travail du sol car il a une stabilité impressionnante.

Sans volant, c’est une conduite particulière. Yves y excelle.

 

DECA-YVES.jpg

DECA-YVES2.jpgLes tracteurs viticoles modernes ne sont absolument pas conçus pour travailler les sols. La présence de la cabine, la position de conduite,(…), tout concourt à ne pas pouvoir regarder aisément l’outil derrière.

Pourtant, dans le cas d’un décavaillonnage, la surveillance du travail est une attention de tous les instants.

 

Pour ma part, j’ai choisi de passer les griffes avec le tracteur « historique » de la maison.

Je n’ai pas d’affinité particulière avec la mécanique mais de temps en temps, j’apprécie l’exercice.

Cela donne aussi la possibilité de faire le tour précis et systématique des parcelles. Ainsi, on peut voir tout ce qui va et surtout tout ce qui ne va pas.

 GRIFFAGE2.jpgGRIFFAGE-copie-2.jpg

Encore quelques efforts et on va pouvoir concourir pour le vignoble le mieux travaillé.

Je plaisante car on n’a aucune chance. Dans l’esprit de beaucoup, bien travaillé veut encore dire « bien désherbé chimiquement », sans rien qui pousse.

Pour d’autres, bien travaillé peut vouloir dire « labouré sans laisser une herbe ».

Pour nous, c’est tout simplement d’avoir une présence limitée d’herbe tout en ayant consommé le minimum possible de carburant.

 

Question d’appréciation…

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 09:41

 Vendredi dernier, le petit tracteur à chenilles acheté l’été dernier est enfin arrivé sur l’exploitation.

Pour des questions de facilité, on l’avait stocké à Pontet-Canet et on n’avait pas encore procédé à son transfert.

 chenillard.jpg

C’est maintenant chose faite car la saison des traitements « d’urgence » est arrivée.

Mais quand on reçoit un tel engin et avant de s’en servir efficacement, il y a tout une procédure de préparation indispensable. C’est la mise en place de tous les réglages et équipements qui vont permettre à notre nouvelle recrue de recevoir tout le matériel déjà existant pour le tracteur en poste.

 

Le tracteur à chenille est avant tout arrivé pour faire des traitements lors de conditions difficiles. C’est donc le pulvérisateur qui était en premier destiné à être tracté par l’un ou l’autre des tracteurs.

Pour être « économiquement responsable », pas question d’acheter un autre pulvérisateur car celui qui est en poste fonctionne très bien.

 

Une fois que les connections ont été validées, il a fallu faire les premiers essais dans les parcelles.

C’est Yves, mon beau-père qui s’en est chargé.

Après avoir parcouru quelques rangs sans outil, il est parti avec le pulvérisateur en conditions réelles d’utilisation. La seule différence avec un traitement « normal », c’est que le liquide à pulvériser n’était que de l’eau.

Yves a une passion pour les tracteurs et particulièrement pour les chenillards, qui ont accompagné une bonne partie de sa jeunesse.

Mais, cette phase de test a été d’une grande utilité car il a fallu plusieurs aller-retours dans les rangs pour rendre les virages en bout de rang « fluides ».

Même si avant l’opération, il n’avait pas vu l’intérêt de tels entrainements, l’exercice lui a donné un autre avis…

Il n’y a rien de pire qu’un traitement réel qui se passe mal parcequ’on l’a mal préparé.

Donc, là Yves avait tout le temps pour s’entrainer sans que la pression ne puisse s’exercer.

Maintenant, la pluie peut arriver ; on est prêt ; au moins pour les vignes à 2 mètres.

Malgré tout, pour les vignes à 1m, on en reste toujours au traitement à dos, en cas de pluie…

 

Après le pulvérisateur, il a fallu aussi uniformiser le reste du matériel. Le tracteur à chenilles, malgré son manque de confort, reste toujours le plus respectueux du sol.

Il a pratiquement disparu des catalogues car on lui a reproché son défaut sans mettre en avant sa qualité agronomique. C’est très symptomatique de la vision qu’a notre agriculture des relations entre la machine, le sol et l’agriculteur.

 

Chez nous, on compte donc bien utiliser ce tracteur à chenilles le plus souvent possible pour le travail du sol.

La traction animale n’étant pas rentable au Champ des Treilles, on peut cependant essayer de trouver d’autres solutions, certes moins poétiques mais au moins agronomiquement favorables.

 

On a des difficultés à le croire mais tous ces réglages, modifications d’un raccord électrique, d’un branchement hydrauliques, (…) prennent un temps fou.

Chez nous, la fête du travail a vraiment été la fête du travail et pas celle de l’absence de travail ; question de vocabulaire…

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 07:47

 

Avec un mois d’avril pratiquement estival, la vigne a pris un départ sur les chapeaux de roues.

On compte actuellement environ deux semaines d’avance par rapport aux années précédentes.


Faut-il penser que les vendanges seront tout aussi précoces ? Oui et non car le chemin à parcourir est encore long.

Mais comme dans toute course, pour gagner il est préférable de prendre un bon départ puis de continuer sur le même rythme avant de bien terminer. Si on perd du temps au début, il faudra beaucoup compter sur la chance pour finir tôt.

Et comme tout bon paysan je me dis que ce qui est pris est pris.

On devrait donc vendanger en septembre plus qu’en octobre.


De toutes les façons et comme d’habitude, on fera au mieux.

Et surtout avec cœur et en montrant à la vigne qu’on l’aime !

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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