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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 07:37

Comme très souvent et même comme de plus en plus souvent, je viens d’avoir une série de visites, sur deux jours, de la part de clients potentiels, cavistes ou marchands de vin au sens large.

 

J’en suis à la fois flattée et surprise tant notre petit domaine est éloigné des grands axes de communication. Pour venir jusque là, mes visiteurs doivent avoir une vraie motivation.


Certains sont des habitués de la vente et ils continuent de prospecter en essayant de découvrir de nouvelles références pour leur commerce.

D’autres se lancent et arrivent avec un projet de commercialisation qu’ils ont mûri seuls ou en famille. Ils espèrent ainsi avoir LA bonne idée qui leur permettra de vivre de leur passion.

Ceux-là, souvent jeunes, sont en général très sensibilisés à la bio et la biodynamie.

Les visites sont donc alors particulièrement faciles. On peut plus parler d’échange que de visite car ces passionnés, ex-amateurs et presque pro ont une culture du vin bien plus importante que la mienne ; de très loin.

 

Par contre, leur connaissance de la biodynamie s’arrête souvent après quelques généralités ou des notions particulièrement théoriques ; même si elles sont médiatiques.

Il faut donc leur expliquer ce qu’est vraiment la biodynamie en la positionnant dans ce grand « tout » qu’est le vivant.

Pour cela, des exemples concrets leur permettent rapidement d’en comprendre certaines subtilités et le caractère génial et universel de cette technique – philosophie de vie.

 

Bref, ces visites sont des moments forts de partage et de convivialité.

 

Encore une fois, quel autre produit que le vin peut générer de tels instants ?

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 10:38

 

La main d’œuvre (familiale) aidant, nous avons soutiré nos barriques de 2009 avant le rush des vendanges.

 

Ces jours là, c’est toujours un peu du sport dans les chais car il faut préparer de quoi stocker plusieurs dizaines de barriques vides à la fois.

 

Tout d’abord, il faut préparer un tain qui recevra les barriques en égouttage.

 SOUTIRAGE-1.JPG

 

Il est à placer pratiquement au centimètre près.

 

 SOUTIRAGE2.JPG

Malgré tout, c’est toujours très juste pour passer ; même en étant mince.

 SOUTIRAGE3.JPG

 

Puis il y a la séance de remplissage. Ici, c’est Laure qui s’en charge.

 

 SOUTIRAGE4.JPG

Puis, il y a la quiétude du soir.

 SOUTIRAGE5.JPG

 

Le moment de récupération et de grande quiétude…

 

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 06:25

La semaine dernière, j’ai eu le contrôle Ecocert de l’année. C’est devenu une routine depuis le temps.

L’année culturale fut facile au regard du Mildiou aussi j’ai été particulièrement fière d’afficher mes consommations de cuivre.

 ecocert.jpeg.JPG

 

Au-delà de l’absence physique et comptable de pesticides, c’est pour le cuivre que le contrôle est rigoureux.

Les stocks avant et après la saison sont analysés en fonction des consommations annoncées et des factures d’achat. La cohérence des chiffres est systématiquement vérifiée.



C’est encore une différence notable entre les bios certifiés et tous les autres, « bios non-certifiés » ou « chimiques ». On doit rendre des comptes quant à nos pratiques vis-à-vis du cuivre.

Souvent, en fin de saison, avec deux ou trois traitements au cuivre, les conventionnels utilisent autant de cuivre que nous dans toute la saison ; ... en plus de tout le reste. Pour parler chiffres, l’autre jour un voisin a utilisé 1200 grammes en un passage alors que dans le même temps les parcelles bios certifiées voisines n’en recevaient que 125 grammes !

 

Après l’examen des factures et du local de stockage des produits, nous faisons un tour complet du vignoble avec la contrôleuse.



ecocert2.jpeg.JPG

Son œil expert est là pour déceler d’éventuelles traces de désherbants chimiques ou autres pesticides. Je suppose qu’avec le temps, elle a pu mettre en place des critères simples pour se faire une idée. Il est sûr qu’une vigne en bio sans un pied d’herbe ou des bouts de rangs particulièrement propres, cela peut faire naitre des doutes…

 

Heureusement, chez moi rien de tout cela, il y a de l’herbe un peu partout. On considère l’entretien du sol dans la globalité du respect de l’environnement. Le nombre de passage de tracteurs est volontairement réduit au minimum acceptable.


Au final, rien à signaler après ce contrôle. Si ce n’est que l’évolution de la réglementation bio vers plus de « flexibilité » ne va pas rendre les contrôles plus efficaces ni les consommateurs plus sûrs lors de leurs achats de produits bios.

Mais c’est un autre sujet…

 

 

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 09:20

Hier, il y avait dans le journal  SUD-OUEST un grand article consacré à notre projet au Champ des Treilles.

 

L’auteur Claude Petit, que nous avons reçu la semaine dernière, a pris le temps de comprendre notre démarche.

A lire l’article, je pense qu’il a pris toute la mesure de la profondeur de la démarche dans laquelle nous nous inscrivons.

J’espère qu’il donnera envie à certains de faire un pas vers cette voie exigeante mais tellement excitante qu’est la biodynamie.

 

Merci à lui et bravo pour cet article vrai :

 

Viticulture : Bio et dynamiques
  

Jean-Michel et Corinne Comme sont à l'écoute de leurs vignes du Champ des Treilles, qu'ils soignent avec douceur et passion en biodynamie.

 

photo-sud-ouest.jpg 

 

Les époux Comme conjuguent simplicité et talent au Champ des Treilles, à Margueron. ph. claude petit
 

La charrue ne paie pas de mine. Un solide cadre en fer un peu rouillé, quatre socs rudimentaires, c'est tout. « Elle a au moins 30 ans, reconnaît Jean-Michel Comme, mais ça marche très bien, ça suffit largement. Pas besoin d'un gros engin pour la tracter. Pourquoi acheter le dernier modèle high-tech surdimensionné ? Pour s'endetter encore un peu plus ? »

Jean-Michel et son épouse, Corinne, ont une idée de la société de consommation qui ferait frémir les marchands de matériel agricole et autres usuriers du monde paysan. Dans leur propriété familiale du Champ des Treilles, à Margueron, aux confins de la Gironde et du Lot-et-Garonne, pas de démonstration de force. Tout se passe dans la douceur et l'harmonie. Corinne veille sur ses vignes comme une mère le ferait sur ses enfants.

  

De la sève dans les veines

Jean-Michel, par ailleurs régisseur du Château Pontet-Canet, grand cru de Médoc, l'assiste quand il le peut. Mais tout repose sur les épaules de Corinne, qui n'ont de fragilité que l'apparence. « Je me suis retrouvée vigneronne un peu par la force des choses, mais j'y ai très vite pris goût. J'y éprouve une sorte de liberté », confie-t-elle. Les deux époux nourrissent la même passion pour cette plante exigeante. Corinne dit de Jean-Michel « qu'il a de la sève dans les veines ».

Cette passion commune, ils l'ont entretenue par un cheminement personnel qu'ils ont fait sur la voie de la compréhension du vivant dans son ensemble.

« La biodynamie nous aide à comprendre, explique Corinne. Ce mode de culture s'est imposé naturellement. Lors d'une présentation d'un énième anti-botrytis, qui devait, selon le labo, être miraculeux, je me suis dit que ça suffisait. Il fallait arrêter tous ces poisons. »

« Un jour, il se passera avec ces produits ce qu'il s'est passé pour l'amiante », prédit Jean-Michel. « Ça n'a pas été évident, reprend-il, notre formation scientifique d'ingénieur ne nous prédestinait pas à ça. Il est plus facile d'aller acheter une boîte et de la balancer dans le pulvérisateur que de chercher à comprendre le pourquoi des choses. Mais, pour autant, je comprends que tout le monde n'adhère pas. Je n'ai pas une âme d'évangéliste. Si on veut venir voir comment je travaille, je l'explique, mais je ne suis pas un vendeur de lune. »

 

L'observation les guide

« Nous sommes des paysans, pas des philosophes, reprend la vigneronne, c'est l'observation qui guide nos choix. La biodynamie, c'est pour nous une boîte à outils dans laquelle on pioche pour aider la vigne, rarement pour la contraindre. C'est l'expression du sol qui est importante, le cépage est secondaire et les vinifications encore plus. Tout se passe à la vigne. »

Cette vérité, elle est bien palpable dans le vin des époux Comme. Dans le blanc, dont ils ont arrêté l'élevage sous bois, qui, selon eux, masquait sa véritable identité. Dans le rouge, dont l'équilibre et la franchise font référence.

« La vigne est une plante pérenne, on a le temps de faire avancer les choses, il faut être patient, souligne le maître de chais de Pontet-Canet. Tous les jours nous mesurons tout ce que nous avons encore à apprendre. »

 

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 08:48

Samedi, j’avais deux visites du domaine prévues dans la journée.

Le premier rendez-vous, avec des Anglais, était fixé « après le marché de Sainte-Foy ». Très précis.

Le deuxième, plus traditionnel était pour 14 heures.

 

Bilan, les deux véhicules sont arrivés exactement au même moment, l’un derrière l’autre ; comme s’ils étaient ensemble.

Aussi, j’ai demandé son aide à Jean-Michel. Il a pris en charge les Anglais et moi les Français.

 

Ces derniers sont partis d’abord. J’ai ainsi pu rejoindre Jean-Michel et les britanniques.

 

Les vins se goûtaient particulièrement bien et l’ambiance était parfaite, installés dehors sous un arbre.

 

Aussi vers 15h 30, les invités ont demandé l’autorisation de sortir le poulet et le pain achetés plus tôt au marché.

 

 

anglais.jpeg

 

La dégustation s’est alors transformée en une sorte de pique-nique improvisé et sympathique. Jean-Michel a ensuite ouvert un Grand-Vin rouge 2000 pour accompagner le poulet et remplacer les rouges plus récents et dont les bouteilles étaient devenues vides.

 

On a parlé de tout et de rien. De vigne et de vin, bien sûr mais de plein d’autres choses.

Puis on s’est quittés, amis et ravis d’avoir partagés ensemble ces quelques moments simples et forts à la fois.

 

C’est ça la magie du vin.

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 19:46

Initiative surprenante le week-end dernier à Margueron : un concert de Tango dans l’église du village dans le cadre des Musitinéraires en pays foyen 2010.

Que le lecteur ne se méprenne pas,  je ne suis pas une bigote de la première heure enfermée dans un dogme obscur et rigide concernant la religion. Catholique par ma naissance, je ne pratique pas la religion.

 

Un lieu de culte quelle qu’en soit la religion, est un lieu sacré pour les croyants, il me semble donc très mal venu d’y faire entrer des musiciens pour autre chose que de la musique sacrée dont le rôle est la mise en valeur de la divinité honorée.

 

Le Tango, malgré toute la noblesse de ses origines, n’en fait pas partie et aurait été bien mieux placé dans la salle des fêtes de la commune.

 

Que dire aussi du vin d’honneur servi sur la petite place devant l’église, entre le cimetière et le monument aux morts ?

 

Le mot « respect » n’a sûrement pas la même valeur chez tout le monde.

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 07:56

 

Lorsqu’il s’agit de traiter les vignes après une pluie, c’est un peu problématique chez nous. Les argiles sont, comment dire ? Collantes, voire très collantes.

Les tracteurs à 4 roues motrices ont amené un supplément de sécurité mais le compte n’y est pas car quand c’est vraiment mouillé, le tracteur à pneus doit s’abstenir et rester dans le garage.

On l’a vu après l’orage de grêle du mois de mai. Il a fallu plusieurs jours avant de pouvoir apporter les premiers soins aux ceps meurtris.

 

Je ne parle même pas de l’agression bien réelle que reçoit le sol lors du passage d’un tel engin en conditions humides. C’est un autre problème.


Donc, depuis plusieurs années, on s’est dit qu’il serait bien d’avoir un tracteur à chenilles en sécurité. Mais, on ne s’était pas vraiment penché sur le problème car de tels engins sont assez rares et l’achat neuf reste au dessus de nos moyens ou en dehors de tout réalisme économique.

 

Et puis, la chance est venue nous chatouiller en nous mettant en contact, par hasard, avec un tracteur à chenilles de 25 ans d’âge, donc pas cher mais ayant très peu servi et appartenant à des gens sûrs.

 

 

TRACTEUR-CHENILLE.JPEG.JPG

On a réfléchi puis l’affaire a été conclue.

Certes, il ne servira que l’an prochain ou après les vendanges si on doit l’utiliser aux labours, mais au moins, on l’a sous la main.

 

Tout  n’est pas réglé pour autant car il reste maintenant à trouver une remorque porte-engins car les tracteurs à chenilles sont indésirables sur les routes. Dans tous les cas, il faudra le transporter avec un tracteur à pneus pour l’amener aux parcelles. Mais on est sûr de passer en toutes conditions sans aucune dégradation pour le sol ou les ceps de vigne.

C’est quand même le principal.

Le caractère fastidieux du chargement/déchargement, c’est un autre sujet. La vigne n’a pas à s’en soucier…

 

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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 09:24

C’est fait, la mise en bouteille des rouges 2008 est faite.

Le lecteur l’aura compris, cette opération est une étape que je redoute fortement par peur de l’oubli de tel ou tel fourniture, de l’erreur durant l’opération,…

Une année, alors que nous faisions aussi l’étiquetage en même temps, un des opérateurs du prestataire a pris l’initiative d’aller chercher lui-même un rouleau d’étiquette dans le stock pour finir les quelques dizaines de bouteilles qui restaient encore à faire.

J’étais sûrement à quelques mètres de là, affairée à autre chose.

Il a pioché dans la mauvaise caisse ; celle qui contenait les mêmes rouleaux d’étiquettes mais sans le marquage du millésime. Pour des questions de coût, je faisais imprimer des étiquettes pour deux ou trois ans et ensuite. Le millésime était quant à lui « repiqué » à la demande en fonction des besoins.

 

Malheureusement, pour les étiquettes non millésimée et déjà collées, pas d’autre solution que le décollage manuel et l’huile de coude !!

 

Donc, maintenant je reste totalement concentrée et disponible pour alimenter la chaine en fournitures. On ne supprime pas le risque d’erreur mais il est bien réduit.

 

Enfin, ce ne sont que de petits problèmes.

 

Le 2008 est en bouteilles et là aussi, c’est une page de notre vie qui se tourne. Il faisait partie de notre vie depuis bientôt deux ans et maintenant, il va commencer une nouvelle vie. Il entre dans l’âge adulte et va quitter ses parents.

 

J’espère seulement que les consommateurs qui le dégusteront pourront ressentir toute  l’émotion qu’il y a eu dans l’élaboration de ce vin, du pied de vigne au dernier soutirage.

 

De mon côté, c’est sûr cette émotion, elle m’envahit à chaque gorgée.

 

Et en plus, je le trouve très bon !!!

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 07:41

Nous recevons ce week-end à la maison Soren et Heidi, un couple d’amis danois.

Si je parle d’eux aujourd’hui, c’est pour vous faire part du parcours particulier de Soren vis-à-vis du vin.

 

Dans la vie, il est aiguilleur du ciel. Il n’avait aucun lien direct avec le vin et un jour de réveillon, en préparant le repas en famille, une bouteille a été ouverte pour la cuisine. Ce vin rouge a été choisi au hasard parmi d’autres.  Soren s’y est intéressé et s’est rendu compte que Château Talbot faisait partie des meilleurs crus de Bordeaux.  Il a pu alors mesurer le gâchis qu’il y avait à employer un tel vin pour faire des sauces.

 

Cela lui a donné l’idée de se former un peu mieux au vin.

Avec quelques collègues de travail, ils ont formé un petit club de dégustation.

Puis, durant l’été 2000, ils ont pris la voiture et sont venus à Bordeaux pour visiter des vignobles.

Leur périple les a menés à Sainte-Foy la Grande, où ils ont fait une halte à la maison du vin.

Ils ont acheté un échantillonnage de bouteilles pour les déguster à leur retour et créer une petite entreprise d’importation et de vente de vin au Danemark.

 

Parmi les bouteilles achetées, il y avait Champ des Treilles. Le vin leur a plu et ils nous ont contactés.

Soren s’est alors découvert une vraie passion pour la vigne et le vin. Il a progressé dans la connaissance de la viticulture et de la vinification en nous côtoyant. 

 

Pendant quelques années, il a importé notre vin dans son pays et a même organisé des voyages de découverte du bordelais.

Puis progressivement l’appel du pied de vigne l’a amené à prendre des parts dans un petit vignoble local.

Il s’est beaucoup investi dans sa nouvelle mission et a délaissé l’importation de vin.

 

Entre temps, nous avions créé une clientèle beaucoup plus large et diversifiée. La perte de ce client fut sans conséquence.

Mais nous avons toujours conservé des liens étroits ; preuve que les sentiments peuvent primer sur les intérêts commerciaux.

 

Depuis, des ennuis de santé l’ont amené à réduire son implication viticole et à se réorienter, toujours dans le monde du vin, sur l’internet vinicole.

 

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il est toujours aiguilleur du ciel mais je pense que son esprit est ailleurs (…au moins quand il ne guide pas les avions).

 

Quel autre produit que le vin peut générer autant de passion ?

 

Sûrement aucun !

 

 

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 13:42

Comme tous les ans et même deux fois par an, nous allons avoir la mise en bouteilles la semaine prochaine.

 

Depuis que le vin blanc sec « Vin Passion » est produit et connait beaucoup de succès, la mise en bouteilles se fait donc en deux temps, au printemps pour le blanc afin d’éviter une rupture d’approvisionnement des clients et l’été pour le rouge.

 

Certaines années, on avait prévu cette opération à la fin août, nous coupant ainsi des quelques jours de congés que nous nous octroyons éventuellement en fonction des conditions de la saison et de l’état de nos finances.

 

En 2003, on a même fait mieux en mettant en bouteilles alors que les vendanges de blanc avaient déjà commencé pour cause de précocité sous l’effet de la canicule.

Les remorques de vendanges croisaient les palettes de bouteilles.

On avait même une cerise sur le gâteau, ou plus exactement une absence de cerise sur le gâteau car le bâtiment de stockage, évidemment en retard pour sa fin de construction n’avait pas de toit sur la totalité de la surface. On voyait donc le ciel de l’intérieur.

 

L’insouciance aidant, on n’avait donc pas encore d’alarme non plus pour protéger le bâtiment.

 

Une autre année, que nous sous-traitions aussi l’habillage des bouteilles lors de la mise, il nous manquait les capsules de liquoreux qui s’étaient perdues en chemin alors que toutes les  précautions avaient été prises pour que cela n’arrive pas. A quelques minutes près, elles étaient arrivées ; évitant le blocage de toute la chaine.

 

Heureusement, on s’en est toujours bien sorti ; même s’il me reste encore de la sueur dans le dos après certains épisodes.

 

Cette année, tout semble bien se présenter. Les vins rouges sont prêts, les bouchons et les bouteilles sont commandées et doivent arriver en cette fin de semaine, c'est-à-dire suffisamment tôt pour détecter tout problème et le corriger à temps.

 

Mes stocks de bouteilles sont suffisamment bas pour me permettre de disposer de bien plus de casiers à bouteilles vides que nécessaire.

J’ai donc aussi largement la place de stocker les bouteilles à venir.

 

Le paradis quoi…

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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