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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 08:37

Samedi dernier, un couple d’étrangers a pris rendez-vous pour une visite du domaine.

Après quelques minutes de conversation téléphonique, j’ai appris qu’ils étaient hollandais.

Je les ai reçus pour un tour des vignes et des chais. Enfin, il y a eu la dégustation des vins du domaine.

Ils m’ont dit qu’ils avaient déjà découvert mes vins dans leur pays grâce à mon ami-importateur Marc, qui est justement venu me voir et dont je parlais ici même il y a peu de temps.

 

C’est toujours une sorte d’émotion qui m’envahi quand j’apprends que des personnes ont découvert mes vins à plusieurs centaines de kilomètres de chez moi et que de passage sur la côte atlantique, elles font l’effort de venir me rendre visite.

 

C’est sûrement que les vins leur ont plu.

Ils n’étaient pas vraiment venus pour acheter du vin mais pour en savoir un peu plus sur les bouteilles qu’ils ont eu l’habitude d’acheter dans leur pays.

 

Certes, ils étaient sensibilisés au bio et à la biodynamie mais ils ont été ravis d’apprendre quelques notions de ce qu’est vraiment la biodynamie au-delà de considérations de base et souvent erronées.

C’est à la fois fou et motivant de lire la satisfaction dans les yeux des visiteurs quand ils commencent à toucher du doigt le caractère profond de cette technique de travail, philosophie de vie.

 

Pour moi, les heures passent alors à une vitesse folle car l’échange qui se crée fait que leur vision de la viticulture et de la vie en général ne seront plus tout à fait comme avant.

 

Encore un bon moment !

 

Enfin, je dois signaler un détail insignifiant mais tellement logique dans le respect de la planète.

Notre voisin et client de Margueron, Monsieur Capelle est venu se réapprovisionner en bouteilles de Vin Passion. Tout naturellement, il a ramené la caisse vide de l’achat précédent.

Ainsi, pas de caisse dans le camion poubelle et donc pas de caisse nouvelle à redonner.

C’est comme cela que nous envisageons une vraie démarche écologique. Ce n’est pas en recyclant l’emballage que l’on respecte la planète, mais au contraire en ne produisant pas cet emballage.

 

Je ne lui ai pas rempli sa caisse de nouveau car le Vin Passion était déjà en caisses carton fermées, mais celle-ci, en parfait état sera réutilisée une fois prochaine.

 

Quand le geste est logique, sincère et intelligent, c’est toujours mieux…

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 10:03

 

Ce week-end, nous avons reçu sur le domaine mon ami Marc qui importe Champ des Treilles aux Pays-Bas.

 

Il était de passage dans la région et nous avons été ravis de lui offrir notre hospitalité.

Son équipe nationale de football ayant battu le Brésil avec les honneurs, il était donc dans le meilleur état d’esprit possible.

 

Nous avons fait un tour de ce pauvre vignoble meurtri. Il a pu constater ce que représente une attaque de grêle et comment la vigne peine à s’en remettre.

 

Heureusement, nous avons aussi pris le temps de discuter en vidant quelques bouteilles.

Nous avons ouvert un étonnant Grand-Vin Blanc 2002 dont il me reste quelques bouteilles.

Il y a quelques semaines, ce même vin avait impressionné lors d’un diner dégustation avec Eric Bernardin.

A l’époque,  nous n’avions pas encore de Muscadelle et l’assemblage était 80% Sauvignon et 20% Sémillon avec un élevage en barriques.

Avec les années le vin a changé mais on ne peut pas dire qu’il a vieilli. Il est devenu plus minéral et a gagné en complexité. A suivre, au moins le temps qu’il reste des bouteilles.

 

Le Vin Passion 2009 servi à la suite était d’un tout autre style. Nous avons tous noté à quel point le vin change d’une fois sur l’autre. Samedi, c’était le floral de la Muscadelle qui dominait l’ensemble.

Parfois, c’est la minéralité portée par le Sémillon qui s’exprime avant tout.

 

Le Grand-Vin rouge et Les Sens 2007 étaient eux aussi parfaits durant le repas. Et dire que certains pensent que 2007 est un petit millésime.

 

Tout en dégustant, nous avons aussi refait le monde et particulièrement la viticulture. Marc est un adepte du bio et de la biodynamie depuis très longtemps. C’est d’ailleurs pour cela qu’il diffuse mes vins dans son pays.

Je ne le remercierais jamais assez pour le travail remarquable qu’il effectue là-bas.

 

 

MARC.jpg

 

Grâce à lui, nous avons donc fait un petit entracte dans notre pauvre existence de vignerons touchés par le déchainement des éléments.

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 10:05

Sur proposition du CIVB, je suis allée à Paris pour une opération appelée « Apéro Vintage».

C’était bien la première fois que je participais à une opération de cet organisme que j’ai souvent tendance à critiquer ici même.

Mais cette fois-ci,  j’ai été séduite par les heures passées en compagnie des visiteurs.

 

Il s’agissait de faire déguster des vins de Bordeaux, en compagnie des viticulteurs, à des parisiens après la sortie du travail.

 

La première chose qui m’a surprise positivement est le jeune âge des participants. La moyenne était plus proche de 25 ans que de 40.

C’est plutôt bon signe pour le futur. Il suffit simplement que l’on propose de bons vins pour que les clients soient là.

 

Beaucoup étaient réellement intéressés par le vin et son contexte. Ils ont posé de nombreuses questions sur le travail de la vigne et de vinification. Pour moi, c’était du pain béni car je ne sais pas m’arrêter lorsque j’ai des personnes demandeuses en face de moi.

 

Par contre, j’ai pu constater que beaucoup ne savent pas que lutte raisonné et bio ne sont pas la même chose ; bien au contraire.
Entre ceux qui pensent que tous les vins sont bios et ceux qui soutiennent que la lutte raisonné c’est bio, on se rend compte qu’il y a encore beaucoup de travail d’explication à faire.

 

Cela montre aussi que le lobbying des marchands de pesticides et les campagnes de désinformation portent leurs fruits.

 

Comme j’ai pu, j’ai tenté de remettre les choses à leur place ; sans dénigrer mais en appelant bio ce qui est sans pesticide ; c'est-à-dire pas en lutte raisonnée.

 

Mais ce n’est qu’une péripétie sans grande importance, tellement on est habitué à lutter contre ces amalgames.

 

J’ai donc passé une bonne soirée et me réinscrit pour une prochaine manifestation…s’ils veulent bien de moi…

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 10:20

Pratiquement deux semaines après le passage de grêle destructeur, la vigne commence à faire de nouvelles feuilles.

Certes, elles sont encore très petites mais l’intention est là.

 

En regardant les rangs, on commence à voir des alignements de petites feuilles blanchâtres au dessus des feuilles hachées par les grêlons.

 

La vie est plus forte que tout doit-on penser dans ces cas là.

Serai-je capable de redresser la tête après avoir été rouée de coup comme l’ont été les pieds de vigne ? Je ne suis pas capable de répondre.

En me promenant dans les rangs, j’ai toujours un sentiment de malaise en regardant les rameaux cassés ; malaise et aussi gâchis car j’ai toujours le souvenir de ces vignes magnifiques que je parcourais juste avant cette tempête terrible.

 

Rien ne sert de ressasser le passé. Maintenant, c’est fait, l’orage est passé et il faut aider la vigne.

Ce week-end, elle a eu droit à tous les soins  pour la rendre de nouveau belle.
Traitement et poudrage généralisés en profitant du temps chaud et clément.

 

Puis les vignes à 1mètre ont été griffées pour supprimer l’herbe et effacer les ornières des passages de tracteur.

 

J’ai regardé mes vignes avec beaucoup de fierté car maintenant, elles semblent vraiment avoir la volonté de reprendre le dessus. Et en faisant ainsi, elles me suggèrent de faire de même !

Je vais donc m’exécuter et voir les choses positivement.

Dans cette ambiance de fin du monde où plus une feuille n’est intacte, les grappes qui restent sont en fleur et embaument la campagne.

On ne sait pas si elles donneront des grains de raisins mais l’intention y est !

 

Courage petite vigne…

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 14:28

 

 

Une semaine après la tempête dévastatrice, on a enfin pu finir de traiter les vignes à 1 mètre.

La solution, on l’avait presque à portée de main mais encore fallait-il y penser.

C’est le traitement à dos ; tout simplement.

Nous n’avions jamais été dans une telle situation et donc, nous n’y avions jamais réfléchi.

Il y a déjà eu des sols détrempés mais à chaque fois, les choses s’étaient arrangées ; au moins suffisamment pour que le tracteur puisse intervenir.

Mais là, c’était autre chose.

 

Jean-Michel a prêté un pulvérisateur pneumatique à dos qu’il avait à Pontet-Canet pour le jardin. Et finalement, avec de la bonne volonté et beaucoup d’énergie, Jean-Louis y est arrivé.

 

Maintenant, la présence d’un tel engin sur place nous parait très évidente et dans un futur proche je ferai l’acquisition d’un appareil neuf.

Ainsi, comme les scouts, il sera toujours prêt en cas de coup dur.

 

De toute situation critique, il ressort toujours quelque chose de positif.

 

Cela ne rend pas les branches hachées mais au moins on se sent un peu mieux préparé pour la prochaine fois…

 

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 07:50

 

 

Il y a maintenant presque une semaine que la grêle s’est abattue sur notre vignoble. Il faut vivre avec cette réalité.

 

Le plus terrible dans « l’après », c’est que le déluge d’eau a détrempé durablement les terrains ; rendant le passage de tracteurs plus incertain.

 

Après deux jours d’attente, les vignes à 2 m ont enfin pu être poudrées puis traitées par mon beau père qui a montré une fois de plus sa totalement maitrise de la conduite des tracteurs.

Ce fut délicat, mais il s’en est sorti sans dommage.

 

Par contre, pour les vignes à 1 m, les choses sont bien différentes. Jusqu’à samedi, rien n’a été tenté pour les traiter. Il suffisait de se promener dans les parcelles pour se rendre à l’évidence ; la pluie, sur des sols tout juste labourés les avait rendus détrempés pour longtemps.

Je comptais sur la venue de Jean-Michel, vendredi soir pour sauver la situation.

Après inspection, il m’a fait part de son scepticisme et préféré laisser le sol se ressuyer 1 jour de plus.

 

Ainsi, samedi matin, nous avons pu faire...des caisses ! Comme tous les samedis. Heureusement, devrais-je dire !

 

Puis, samedi après-midi, Jean-Michel s’est concentré avant de monter dans l’enjambeur.

Il n’était pas très optimiste et savait qu’il allait vivre des moments intenses.

Ses craintes étaient largement fondées car il n’a pas pu faire deux passages dans la parcelle. Le tracteur s’est mis en travers, a couché plusieurs piquets et a failli rester enlisé.

 

Puis dimanche, c’est la pluie qui est revenue supprimant tout espoir pouvoir traiter.

 

On en est donc revenu au point de départ.

 

L’ambiance n’était donc pas des meilleures pour profiter de la fête des mères. Heureusement, les attentions de mes enfants ont fait oublier quelques secondes la rudesse du moment.

 

Pour ma part, j’ai allumé une bougie en souvenir de ma maman et de celle de Jean-Michel ; toutes les deux disparues mais présentes dans nos cœurs d’éternels enfants.

 

Maintenant, il faut trouver des solutions alternatives pour protéger les parcelles et les réconforter après le traumatisme.

Rien n’est jamais simple…

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 10:04

Mardi soir, un véritable ouragan s’est abattu sur notre secteur. Ayant des visites toute la semaine, j’étais sur place et j’ai pu vivre en « live » les évènements.

 

Pour accompagner les 44 mm de pluie tombés en quelques minutes, nous avons eu à subir un orage de grêle dévastateur.

Il est difficile de trouver des mots pour exprimer ce que l’on ressent à ce moment-là. Tous les grêlons que reçoit la vigne sont autant de coups que l’on subit dans son corps et dans sa chair.

 

Au matin, ma première préoccupation a été de faire le tour du vignoble. Je n’ai pas pu retenir des larmes et des cris de désespoir en voyant le spectacle horrible.

 

Je suis désolée de ne pas mettre en ligne des photos car je pense qu’il y a une certaine impudeur à prendre des clichés de ce ceps mutilés et atteint dans leur intimité.

 

Après les larmes, on doit d’abord penser à la vigne et à son bien-être même si c’est difficile de parler de bien-être suite à un tel traumatisme.

C’est maintenant qu’elle va avoir besoin de nous et que notre rôle de parent va vraiment devoir s’exprimer.

 

Même si c’est secondaire, j’ai aussi repensé aux projets qui resteront sur le bord de la route pendant au moins une saison de plus, à l’anniversaire de Jean-Michel, 2 jours avant et qu’il a passé dans son tracteur pour servir la vigne,...

 

Quelques heures après la tempête, le soleil brillait de nouveau et seules les vignes portaient les stigmates de ces instants destructeurs. La nature avait repris son cours, presque normalement ; histoire de nous rappeler que l’on ne contrôle rien.

 

C’est dur la vie…

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 07:33

Ce week-end, il y avait deux préoccupations à la maison.

 

La première était le double anniversaire de notre fille Laure samedi et de Jean-Michel dimanche.

Laure fêtait ses 18 ans ; déjà devrais-je dire.

Jean-Michel est quant à lui un habitué et fait donc moins de cas de ces moments.

Lorsque nous nous sommes connus au lycée, nous étions plus jeunes que notre fille actuellement. Pourtant, les années passent et j’ai toujours autant d’amour pour mon mari. Comme les grands vins, il se bonifie en vieillissant.

 

Laure avait d’abord fêté l’évènement avec ses copines à Bordeaux puis toutes les deux, nous sommes allées rejoindre Jean-Michel et Thomas, occupés depuis le vendredi soir à la deuxième activité du week-end, le labour de la vigne.

 

Quel rapport entre les anniversaires et le décavaillonnage des pieds de vigne ? A priori aucun, sauf que l’herbe poussant à grande vitesse avec le retour du soleil, il fallait s’y mettre très sérieusement sous peine de voir les rangs disparaitre sous la végétation.

 

Jean-Michel a passé son week-end et donc son jour d’anniversaire seul dans la cabine de l’enjambeur.

On pouvait rêver mieux pour ce jour particulier.

 

Mais il ne se plaint pas car son amour pour la vigne semble sans fin. Il affirme même que le temps passe très vite à regarder les pieds de vigne défiler sous le tracteur (à la vitesse folle de 1,5 km/h) !

Il vaut quand même mieux avoir quelques chansons en mémoire pour faire passer les longues heures de solitude.

 

Heureusement, le décavaillonnage des vignes à 1 m est terminé et grâce à l’aide de Thomas, celui des vignes à 2 m est bien avancé.

On en voit le bout…

 

C’est donc le travail de la vigne qui a rythmé la vie de la famille pendant ce week-end « férié ».

C’est ainsi chez les paysans depuis toujours, la nature donne les priorités et les hommes s’y soumettent.

 

Et dire que certains pensent que cela peut changer…

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 13:10

Il y a quelques jours que je n’ai pas fait vivre ce blog qui d’ordinaire ne s’endort jamais très longtemps.

 

Avec le printemps et la vigne qui pousse, il faudrait être capable de se diviser en deux ou trois pour pouvoir tout faire.

Dans mon cas, ce serait un problème car il ne resterait guère que 10 à 15 kg dans chaque part et je ne suis pas sûre que ce serait suffisant pour porter des caisses de 20 kg !

 

Dans les vignes, c’est la période de l’épamprage. Il bat son plein. Je ne sais pas quelle est la part de l’année et celle des soins apportés à la vigne dans les années précédentes, mais il semble que cette année, il y ait beaucoup moins de pampres à enlever. On verra bien l’an prochain…

Nous avons tout juste commencé le travail du sol car les conditions météo ne permettaient pas de travailler correctement jusqu’à présent.

 

Par contre, il y a toujours des expéditions à préparer. Et heureusement !!!!!!

Le week-end dernier, nous avons fait aussi de « l’épicerie », c'est-à-dire de petites commandes qui nécessitent de monter et démonter l’étiqueteuse pour quelques caisses ou quelques bouteilles. Souvent ces opérations sont plus longues que l’étiquetage proprement dit. Mais c’est le métier et je ne me plains pas.

Il y a aussi des commandes plus grosses.

Toutes sont bonnes à prendre.

Nous avons eu aussi à enlever les étiquettes sur 240 bouteilles pour lesquelles je m’étais trompée de millésime. C’était pendant les vendanges. J’étais avec mon panier dans les vignes et le transporteur m’a appelé pour venir prendre une commande qui était prévue pour plus tard.

Pour être gentille, je lui ai dit oui alors que je n’avais pas le temps et que mon esprit était occupé ailleurs.

Bilan, j’ai pris le mauvais casier pour la bonne étiquette. Le vin est parti puis revenu. On n’a pas gagné de temps et j’ai du assumer ma bêtise.

 

Enlever étiquette et contre-étiquette est une opération longue et inintéressante au possible. Mais il faut expier ses fautes !!

 

On peut ajouter à cet emploi du temps chargé des visites du domaine et du temps passé à expliquer comment on travaille et quelle philosophie se cache derrière notre projet.

 

Enfin, il y a aussi la vie de maman qui est prenante et qui ne diminue pas avec l’âge des enfants ; bien au contraire !

 

Finalement, la seule qui était calme jusqu’à présent, c’était la vigne. Freinée par les températures fraiches, elle a été conciliante avec cet emploi du temps chargé.

Elle et moi, on s’entraide...

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 08:51

Les années se suivent et se ressemblent.

J’ai encore bien en tête le jour de préparation de la dernière tisane de 2009 en Août dernier. Pourtant,  il faut déjà recommencer !

 

Le cérémonial de la récolte des plantes dans les marais de Pontet-Canet, du séchage, du stérilisateur sur la cuisinière à gaz,… Tout cela va reprendre !

 

Pour le moment, l’ortie vient encore du stock séché l’an dernier. J’attends encore un peu avant d’aller en couper car elle est un peu petite pour le moment.

 

Les autres plantes sont fraiches et reflètent en partie mon état d’âme car je choisis le type et les quantités en fonction de mon ressenti du moment. Donc, si je suis optimiste ou pas, les tisanes peuvent changer pour des efficacités différentes ; et donc dégager des odeurs différentes.

 

Une chose reste constante : on peut toujours en boire sans risque. Ce n’est pas encore le cas avec les produits de la lutte raisonnée, même s’ils se sont estampillés « biodiversité ».

 

Lorsque j’ai l’air de trouver pesant la préparation des tisanes, j’exagère fortement. Bien-sûr, c’est beaucoup plus fastidieux à préparer que d’aller chercher une boite de pesticide sur une étagère.

Mais avec la tisane, j’ai l’impression ou la conviction que je vais faire du bien à ma vigne.

On fait toujours ce que l’on sait faire de mieux pour ses enfants. Et comme mes pieds de vigne sont un peu comme des enfants pour moi, je leur prépare le meilleur avec tout mon amour.

 

Jean-Michel le sait bien car il me laisse toujours mettre les plantes. Il m’aide à porter le récipient et souvent conduit le tracteur pour le traitement, mais il ne prépare jamais la tisane.

C’est une sorte de rite à la maison.

 

Dernier détail, à part un peu de temps, les tisanes ne coûtent rien à produire.

Il n’y a rien à gagner pour les pros de la chimie de synthèse, même « biodiversitante ».

 

C’est peut-être pour cela que ce type de lutte naturelle ne se développe pas vraiment.

Qui sait ???...

 

 

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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