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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 06:47

 Je l’avais annoncé il y a plusieurs semaines et c’est arrivé. J’ai mis hier en bouteilles le Vin Passion 2008.

C’est un moment émouvant pour moi car je l’ai porté pendant de longs mois et maintenant, il est là dans des bouteilles, prêt à être expédié aux quatre coins du monde.

Certains casiers sont même réservés par des clients amis.

 

Quand je pense que des bouteilles se retrouveront sur des tables à Tokyo, j’ai un peu la chair de poule ; c’est un pays tellement différent et tellement loin. Je salue d’ailleurs mon ami et importateur François qui lit ce blog et je le remercie pour le travail formidable qu’il effectue là-bas pour Le Champ des Treilles.

 

Bref, la mise en bouteilles a eu lieu. Comme d’habitude, le rendez-vous a été pris pour l’opération dans l’après-midi. Puis la veille, l’heure a été avancée au matin. C’est toujours comme ça.


Enfin, le jour de la mise, le camion est arrivé encore plus tôt que prévu. J’étais heureusement levée.

Le vin était prêt et moi aussi.

 

Deux jours avant, un autre engin de la même société était venu pour le filtrer. Là aussi, le rendez-vous avait été avancé puis avancé encore.


Je n’étais pas présente car j’étais dans le TGV sur le chemin de retour de mon voyage en Belgique.

J’avais mandaté Jean-Michel, qui pour l’occasion avait pris en jour de congé ; pour lui, en général, les congés riment avec travail au Champ des Treilles.


Dans le week-end précédent, il avait effectué avec notre fille Laure le dernier soutirage du vin. Laure a même ramené des photos car le vin était tellement clair qu’elle a eu envie de faire quelques clichés.


Il parait qu’il manque quand même les odeurs du vin et que l’appareil photo ne sait pas retranscrire.

Je veux bien la croire car le Vin Passion est vraiment un produit envoûtant.



Maintenant, il est dans ses bouteilles. Il doit d’abord se remettre de ses émotions et dans quelques jours ceux qui le désirent pourront le déguster.

Là? ils pourront constater par eux-mêmes que je ne blaguais pas en mettant en lui de grands espoirs.

 

J’espère surtout que ce vin accompagnera des instants de bonheur et de partage en famille ou entre amis.

C’est quand même là la vraie place d’un vin !

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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 09:36

Pour la deuxième année consécutive, je me suis rendue au Salon des Vignerons de OLNE en Belgique.

Parfois, j’ai l’impression de passer ma vie dans ce sympathique pays. Les gens y sont gentils et très amateurs de vins. Si on considère le nombre de bouteilles consommées par rapport au nombre d’habitants, je pense que les statistiques doivent carrément exploser !
C’est une bonne chose pour nous les vignerons.

Par rapport à l’an dernier, j’ai revu des producteurs amis et j’ai pu faire la connaissance d’autres vignerons avec lesquels je me suis bien entendue. Il faut dire que beaucoup sont en bio ou biodynamie ; ça crée des liens.

La fréquentation était en hausse par rapport à l’édition précédente, mais signe des temps ou signe de crise, les acheteurs étaient moins nombreux que les dégustateurs.

Tant que les gens sont intéressés et gentils, on a toujours du plaisir à leur servir un verre en échangeant quelques mots. Même s’ils n’achètent pas forcément, ils font déjà un effort se déplaçant pour venir nous voir.

En restant sur la Belgique, nous avons enfin pu ouvrir et déguster la bouteille de bière de 3 litres offerte à Jean-Michel il y a quelques semaines par des visiteurs de ce pays.

Pour cela, il fallait une table bien fournie en convives. La bière a fait honneur à l’apéritif lors du repas de Pâques en famille. Elle était très bonne et nous nous sommes tous resservis.



 
Il fallait bien mon beau-père Yves pour immortaliser ce moment.


Reconnaissez que des bouteilles comme ça, on n’en voit pas souvent !

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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 08:41

On ne peut pas dire que nous ayons passé Pâques aux tisons car il ne faisait pas très froid. Mais par contre, le parapluie était fortement conseillé.

 

Le temps a été proche de l’épouvantable. La pluie n’a pratiquement pas cessé durant trois jours.

Nous n’avions pas encore besoin de construire une Arche pour nous sauver des eaux, mais dans ces cas là, c’est le moral qui en prend un coup.

 

La nature, de nouveau vivante, a pris des positions défensives. Les pissenlits et les pâquerettes, nombreux autour de la maison avaient fermé leurs fleurs en protection.



Souvent, nous anticipons les pluies à venir grâce aux fleurs fermées. Mais là, pour une fois, les fleurs n’avaient rien à nous apprendre.

Il suffisait de regarder autour de soi pour savoir ce qu’il en était. Il était presque superflu d’aller voir le pluviomètre pour mettre des valeurs en millimètres à ce qui tombait autour de nous.



Depuis que nous sommes allés vers la biodynamie, nous avons découvert les liens qui existent entre les fêtes religieuses et les évènements agricoles. C’est un monde fascinant qui mérite d’être mieux connu. Il n’y a rien de mystique dans mes propos mais l’histoire des religions permet de mieux comprendre certaines choses de la vie courante.

 

Mythologie, agriculture, religions,(…) ne font qu’apporter des éclairages différents à la même réalité concrète. De tout temps, l’homme a eu besoin d’expliquer et comprendre son environnement proche ou lointain dans le but d’essayer d’améliorer son quotidien. Il a créé un système plus ou moins complexe de dieux, forces,…pour donner à cet environnement une organisation cohérente.

Chaque nouvelle religion s’est bâtie à partir des anciennes croyances, qu’elle a intégrées.

Et tout cela est arrivé jusqu’à nous avec une complexité et une part de mystère qui souvent nous échappent.

 

Je reste persuadée que l’histoire des religions devrait être abordée à l’école en faisant le lien avec des éléments concrets tels que le printemps, les récoltes,…Ainsi, on donnerait aux enfants une vision dynamique de ces grands pans de l’histoire qui sont bien souvent jugées rébarbatifs.

On a tous étudié la mythologie, mais on n’a jamais abordé ce sujet sous l’angle de la symbolique, qui est pourtant fondamental.

Le grec ou le romain vénérait un dieu, pas pour le dieu lui-même mais pour ce qu’il représentait au niveau symbolique.

 

Pour en revenir à ce week-end de Pâques, nous avons donc fait des caisses. Au moins, on était à l’abri. Parfois, on entrouvrait la porte pour voir s’il pleuvait encore ; ce qui était le cas.

 

C’est dans ces moments là que l’on apprécie les clients qui ont eu la bonne idée de nous donner du travail à l’intérieur alors qu’il fait un temps épouvantable dehors. Merci à eux !

 

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 08:51

Je vous ai déjà parlé dans mon précédent message de la récolte de fleurs de pissenlit.

Chaque année nous traitons les vignes avec des infusions de ces plantes. Comme toujours, il n’y a pas de recette précise ; c’est en fonction de la parcelle et de l’année. « Parce que c’était lui, parce que c’était moi », disait Montaigne

 

Les pissenlits poussent dans les prés et sont actuellement en pleine floraison. Dans les vignes, ils sont les marqueurs d’une trop forte vigueur. Il n’est pas bon signe d’en voir pousser en quantité dans les rangs. Comme ils ne sont pas discrets à cette saison, certaines parcelles que nous pouvons voir depuis la voiture en roulant sont totalement jaunes.

 

Heureusement, chez nous les pissenlits restent à l’extérieur du vignoble.

 

Certains ressemblent à de petits soleils et respirent le bien-fait qu’ils donneront à la vigne.

Pourtant, à y regarder de plus près, il existe de nombreux « modèles » de fleurs de pissenlit en fonction de l’exposition au soleil, de la fertilité du sol, de la présence d’eau…

On pourrait dire qu’il n’existe pas un mais des pissenlits.

Ont-ils tous la même action ? C’est difficile à dire mais pour le moment on pensera que oui.


Une chose est sûre, à la fin nos mains sont toutes jaunes du pollen et du nectar des fleurs.


 

Nous les récoltons puis nous les faisons sécher. Cette fleur a une capacité incroyable de continuer son cycle après la récolte. La fleur devient graine malgré la mort. C’est en quelque sorte son signe et c’est pour cela que nous l’utilisons.

 

A raison de quelques grammes de fleurs séchées par hectare, il n’en faut pas beaucoup et la récolte est vite faite.

 

Par contre, Jean-Michel nous met à contribution pour celle de Pontet-Canet. Et là c’est une autre histoire. Pour 80 ha, il faut pas mal de fleurs !

Heureusement, lorsqu’il fait beau au printemps, c’est plus facile car le fait d’être dehors au soleil fait déjà du bien à nos chairs blanchies par les mois d’hiver.

 

En regardant Jean-Michel à genou dans son travail de récolte, je me suis mise à penser à la dévotion qu’il faut pour mener un domaine de la taille de Pontet-Canet en biodynamie.

Le fait de devoir travailler à genoux au sol et tête baissée donne une vraie impression d’humilité face à la nature et au projet qui est le sien. On n’est pas loin de la religion dans l’implication physique et morale.

Les enjeux sont tels qu’il ne peut pas en être autrement.


 

N’est-ce pas là le vrai début de la viticulture qui est la nôtre et dans laquelle le respect de la terre passe en premier, bien devant notre ego ou notre petit confort ?

Chacun pourra répondre à sa façon à cette question. Mais pour moi, les choses sont claires : il convient de progresser avec humilité et dévotion dans cette voie exigeante que nous nous sommes fixée.

Beaucoup ne l’accepteraient pas. Pour nous c’est une évidence et c’est pour cela que la vigne semble heureuse avec nous.

 

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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 09:13

 Effectivement, samedi a été largement amputé car Jean-Michel était retenu à Pontet-Canet pour une visite.

 

Pourtant, il y avait des traitements biodynamiques à effectuer entre samedi ou dimanche. Les quelques millimètres de pluie tombés dans le semaine nous avaient rendus fébriles tant nos terres deviennent rapidement collantes.

Heureusement, après vérification sur le terrain, Jean-Michel a estimé que les tracteurs pouvaient rouler.

Il faut dire que la saison culturale 2008 été riche d’enseignements et maintenant, des zones de « roulages » sont maintenues dans les vignes pour pouvoir intervenir plus facilement en période humide.

Donc, les vignes ont pu être traitées comme prévu. Parfois, les choses se passent bien !



La bonne surprise fut l’arrivée non prévue de notre fils Thomas, rentré par surprise de Tarbes après plusieurs semaines loin de nous. Nous ne nous attendions pas du tout à le voir lorsqu’il est entré dans la maison.

En bonne maman, je lui ai sauté au cou.

Je pense que lui aussi avait envie de revoir son environnement pour se ressourcer.
Les parents, c’est nul mais quand on a un problème, c’est vers eux que l’on se tourne. Chacun a connu cela un jour. On l’apprécie encore plus lorsque les parents ne sont plus là…


En 24 heures avec nous, il a pu se changer des idées et faire le vide de ses études. Nous avons profité de lui aussi.

 

Enfin, dimanche nous avions toute une série d’échantillons à prélever, capsuler et étiqueter.

On pourrait croire que ce n’est qu’une formalité de remplir des quelques bouteilles. Mais, tout est très long. Il faut les bouteilles, l’éprouvette pour faire un mélange « honnête », les bouchons,…

Puis c’est le lavage de tout le petit matériel impliqué dans ce travail.

 

Ensuite, il faut étiqueter et capsuler les bouteilles. Tout se fait à la main car on ne peut pas lancer la grosse machine pour si peu.

 

Bref, entre le moment où on commence et celui où on finit, il se passe facilement 2 heures !

Tous les gens qui préparent des échantillons seront d’accord avec moi.

Il vaut mieux faire une palette de caisses que 10 échantillons.

 

Ce qui est positif c’est le fait que le vin doit être présenté à des clients potentiels professionnels qui m’ont appelés récemment. Je ne sais pas si toutes les propositions aboutiront ou pas mais il vaut mieux avoir des demandes que rien du tout. Même si seulement une sur deux devait se concrétiser, ce serait parfait.

Pour finir notre week-end et sous un beau soleil printanier, nous avons refait nos stocks de fleurs de pissenlit. J’en reparlerai ultérieurement.

Les enfants ont pu faire un tour dans les champs et s’amuser comme des gamins, … qu’ils sont encore un peu !


 

Malheureusement, il a ensuite fallu prendre la direction de la gare Saint-Jean de Bordeaux pour y déposer Thomas. Heureusement, les vacances scolaires seront bientôt là.

 

Voila, un week-end presque ordinaire pour nous ; un week-end de plus dédié à la vigne et au vin.

 

Du vrai bonheur, surtout avec les enfants auprès de nous.

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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 12:46

 

 

Lorsqu’on regarde les vignes de loin, on se croit encore en hiver. Les bois sont tristes. Tout semble figé.

 


Pourtant, en s’approchant un peu, on se rend vite compte qu’il n’est est rien.

Les bourgeons commencent à gonfler. Ce n’est pas le cas partout, mais la machine est lancée et elle ne s’arrêtera pas. Dans quelques jours il y aura des petites feuilles.



 

Pour le moment, c’est la nature environnante qui rivalise d’audace pour fabriquer des couleurs magnifiques.

 

Plus que de long discours, il vaut mieux quelques photos :


 

 



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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 11:19

On peut le prendre dans les deux sens. Changer de look pour changer de vie ; ou le contraire.

Rassurez-vous, vous n’êtes pas prêts de voir Jean-Michel avec les cheveux longs et la barbe à la « Sébastien Chabal » !

 

Ce qui a changé chez nous, c’est notre caisse.

 

Après 10 ans de bons et loyaux services, notre caisse avait un peu vécu, comme on dit.

On n’y avait jamais fait attention, mais un jour on s’est dit que notre caisse ne correspondait plus à nous, c'est-à-dire à la vision actuelle que nous avons de notre domaine.

 

La couleur blanche a disparu au profit d’une caisse « brute » type kraft. Je ne sais pas vraiment si c’est plus respectueux de l’environnement qu’avec la couleur blanche, mais c’est un peu l’idée que l’on a ; nous qui essayons de respecter au mieux la nature.

Cependant, si c’est comme pour le prix, ce n’est pas gagné car contrairement à ce que l’on pourrait penser, pas de couleur, c’est bien plus cher que coloré.


 

L’autre changement majeur concerne les marquages. Notre viticulture et notre vinification sont épurées pour ne garder que l’essentiel c'est-à-dire la pure expression du terroir en minimisant nos actions pour être avec la vigne et pas contre elle.

 

Les inscriptions sur la caisse devaient donc essayer de restituer cela, donc on a épuré.

Exit l’appellation que personne ne connaît et qui ne nous (re)connaît toujours pas après 10 ans. Exit aussi les noms des viticulteurs qui doivent s’effacer pour donner toute sa place au nom du vin, seule véritable vedette à nos yeux.

 

Bien-sûr, les différentes mentions nécessaires sont présentes, mais sur un petit côté, à la façon contre-étiquette.

 

Je suis un peu surprise par ces caisses que nous avons voulues mais qui ne font pas encore partie de mon quotidien. Cela viendra vite, j’en suis sûre.

 

Mais, et c’est le plus important, j’en suis très fière car je les trouve belles ; sobres et élégantes.

 

Je ne sais pas encore si mes clients partageront mon avis. Mais elles ont déjà au moins une admiratrice. C’est un bon début !

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 10:34

Après un week-end (trop) court, je rentre de Hollande plein d’images dans la tête.

Je ne connaissais pas du tout ce magnifique pays. Le peu que j’en ai vu m’a vraiment donné envie d’y revenir dès que possible.

La ville d’Amsterdam est superbe avec une multitude de canaux. 



Dans la vision symbolique de la biodynamie, l’élément Eau est lié à l’échange. Dans un registre plus large, on en a ici une démonstration évidente.

C’est vraiment une ville ouverte vers l’extérieur, une vraie ville d’échange.

Quand je dis que la biodynamie possède un fondement beaucoup plus vaste et profond que les conférences de Steiner, on touche ici du doigt cette réalité.

 

Comment ne pas aussi impressionnée par des forêts de vélos. Ils sont partout. C’est un autre monde que le nôtre.


 


Les énergies renouvelables ne sont pas qu’une idée en l’air, vaguement tendance, comme chez nous. Des surfaces gigantesques de panneaux solaires sont visibles sur les toits depuis l’avion.
Comme dans d’autres pays nordiques, tels que le Danemark, la mer est envahie d’éoliennes.

Il ne suffit pas d’en parler, ils le font.

 

Pour parler un peu du travail, je félicite mon hôte Marc pour l’organisation sans faille de la manifestation.

Malgré la barrière de la langue, j’ai pu échanger avec des amateurs de vin ; qu’ils soient professionnels ou particuliers.

Parmi mes vins, ceux sont les blancs qui ont eu le plus de succès et particulièrement le Vin Passion. J’ai au moins un point commun avec les Hollandais !!!

La sélection des vins de Marc étaient tous bons, différents mais bons.

 

Ce qui est le plus intéressant lorsqu’on vend plus facilement son vin, c’est de pouvoir choisir dans une certaine mesure ses distributeurs.
Les rapports ne sont donc plus uniquement basés sur l’argent et les volumes, mais avant tout sur l’amitié.

C’est beaucoup plus satisfaisant pour tout le monde.

Maintenant, il me tarde le mois de mai pour recevoir à mon tour Tjitske, la femme de Marc. Il est prévu des discussions sur la biodynamie…

 

On dit que les voyages forment la jeunesse. Je pense avoir dépassé le stade de la jeunesse, pourtant je ressors un peu changée de ce voyage.

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 08:48

Et bien oui, avant de retourner en Belgique le mois prochain, je vais me rendre ce week-end en Hollande chez mon ami et client Marc.

J’ai hâte de descendre de l’avion à Amsterdam car je ne connais pas ce magnifique pays.

Comme lors de tous mes déplacements, je vais rencontrer des amateurs de vin sincères et curieux d’en apprendre un peu plus sur leur passion.

 

J’espère que mes compétences en anglais me permettront d’expliquer avec toute la précision et la passion nécessaires comment nous travaillons et ce qui nous pousse à persévérer dans cette voie exigeante mais tellement belle.

 

Je tiens aussi à profiter de mon voyage pour voir les fleurs qui sont comme une image d’Epinal lorsqu’on parle de la Hollande. Rien que d’en parler, j’en ai déjà les couleurs qui tournent dans la tête.

 

Heureusement, il n’y en a plus pour longtemps.


Sinon, avant cela et tout en préparant ma valise, il faut que je m’occupe des « affaires courantes ». Même si je ne pars que 3 jours, je sais que j’aurai énormément de travail en retard à mon retour.

Si je pars en laissant des choses non faites derrière moi, je ne m’en sortirai pas.

Notre métier devient de plus en plus administratif. Le formalités, déclarations, et autres documents à remplir sont légion.

Je n’arrive plus à tout faire. On arrive déjà au week-end et je n’ai pas vu la semaine passer.


A-t-elle au moins toujours la même longueur ? Il parait que oui mais j’en doute fortement !

 

Le soleil radieux de ses derniers jours nous donne quand même le moral dans ces temps troublés. Il réchauffe ma peau blanchie par mes mois d’hiver.

Avec le soleil, tout devient plus simple et plus beau.

 

L’herbe se met à pousser et le vert gagne partout,…à part dans certaines vignes ou là, c’est le jaune qui domine.

Mais c’est une autre histoire ; pas de sujet qui fâche aujourd’hui.

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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 19:34

Sans vouloir singer un slogan issu d’un passé funeste, mon sentiment est bien celui-ci après ce week-end.

 

Tout d’abord, samedi a été l’occasion de donner un peu d’attention au vin. Il fallait finir de remonter en cuves les derniers lots de rouge 2007 encore en barriques. C’est toujours émouvant de redonner au vin la direction du cuvier, dernière étape avant la mise en bouteilles.

Il y a retrouvé le Vin Passion 2008 qu’il ne connaissait pas. Je suppose qu’ils auront beaucoup de choses à se raconter. Le 2008 pourra expliquer comment était le temps dehors pendant la dernière saison. Le 2007 parlera du vieux toit et de sa réparation durant l’été précédent.

Le 2007 va aussi découvrir les nouvelles cuves qu’il ne connaissait pas et qui sont arrivées avant les vendanges.

Finalement, un an c’est court, mais il s’en passe quand même des choses en un an !

 

Le plus grand bonheur pour moi dans le travail du chai, c’est le moment où justement le travail est terminé et que tout s’est bien passé avec sérieux et sérénité. Chaque ustensile retrouve sa place, le sol est nettoyé. La quiétude reprend le dessus et le vin nous remercie de nous être occupé de lui. Le vin est un petit enfant qui demande de l’attention mais qui nous donne son affection car il sait qu’on l’aime et qu’on s’occupe de lui et le protège.

 

Dimanche, changement de registre. J’avais invité mon frère et ses filles ainsi que mon cousin, sa femme et leur petit garçon.

Si on peut trouver un avantage à la mort de maman, c’est bien d’avoir permis de renouer des liens familiaux un peu distendus.

L’ambiance était chaleureuse avec un vrai temps de printemps qui illumine les cœurs.

La maison n’est plus habituée à des tablées de 10 personnes. Avant, du temps de mamie, c’était assez courant. La cuisinière à bois ronronnait et le fort accent italien rendait les discussions toujours animées.

Avec nous, c’est plus calme mais tout aussi sincère.

 

Enfin, le troisième point du titre vient de la visite de notre ami Eric B. en quête de Vin Passion. Je n’ai pas trop eu le temps de parler avec lui car j’étais en pleine cuisine. J’ai toujours des scrupules à faire à manger devant lui car j’ai en mémoire les recettes qu’il présente dans son blog.

Heureusement, il a discuté avec Jean-Michel qui préparait une commande de vin à partir.

Vous savez de quoi ils ont parlé ? De vigne et de vin, bien-sûr ! Chacun dans son style, tous les deux ont cette même passion.

 

Voilà la chronique d’un week-end de printemps, équilibre entre travail et plaisir.

Pour être harmonieuse, la vie est toujours en équilibre. C’était au moins vrai cette fois-ci.

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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