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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 17:42

Les vendanges en blanc sont terminées et nous attendons maintenant la complète maturité des rouges.

Aussi, profitant de la pluie récente puis du retour du soleil, nous avons pu effectuer les labours d’automne sur les parcelles de blanc.

Les sols y sont très argileux et donc la moindre pluie les rend inaccessibles pour y marcher ; et à fortiori pour les labourer.

 DSC05146.jpg

Grace à cette pluie, finalement bienvenue, l’extrême sécheresse des sols a été réduite, permettant ainsi un labour dans de bonnes conditions.

Et même plus car nous avons finalement décidé de profiter de la situation pour inverser cette année le rang totalement labouré et le rang « de passage » qui est en partie cultivé et en partie enherbé (naturellement !) pour permettre le passage du tracteur lors des traitements.

 DSC05144.jpg

D’ordinaire, on prévoit de réaliser cette inversion tous les eux ans. Mais parfois, s’il ne pleut pas assez ce rang de passage est trop dur à labourer et on doit différer l’opération d’un an.

Il ne faut jamais forcer la nature.

Heureusement, cette année c’était le bon moment et les choses se sont bien passées.

J’aime les labours et les odeurs de terre qu’ils dégagent.

DSC05150.jpg 

J’ai vraiment l’impression de faire du bien au sol. Tout simplement.

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 16:52

 

Petit tour du vignoble surtout pour les parcelles de rouge. L’objectif est maintenant de suivre l’évolution des peaux de merlot en vue de la vendange prochaine.

Mais, en me baladant, je suis aussi repassée dans les parcelles de blanc, récemment récoltées.

J’y ai cherché des raisins oubliés pour les goûter.

2012-1477.jpg

Les pluies de la semaine dernière et sûrement aussi l’évolution physiologique du raisin l’ont rendu beaucoup moins intéressant au niveau aromatique qu’il y a quelques jours.

Les raisins sont toujours aussi appétissants pour le regard.

2012-1478.jpg

Evidemment, ils sont un peu dilués par les pluies, mais ils ont aussi perdu une grande partie de leur brillant aromatique.

C’est le Sauvignon blanc qui semble s’en tirer le mieux, ou le moins mal. Mais il a perdu son côté aérien pour sombrer dans la lourdeur.

J’ai donc redécouvert la vérité selon laquelle il y a un temps pour tout.

Il y a un moment où c’est trop tôt de vendanger, un moment où c’est le bon moment et enfin un moment où c’est trop tard.

Et mieux que bien n’est pas forcément très bien !

Pourtant, le mythe du « toujours plus » perdure auprès de nombreux domaines qui pensent impressionner en poussant toujours le bouchon un peu plus loin. C’est une erreur.

Justement, en parlant de récolte précoce, c’est la pleine effervescence pour les rouges dans notre région plutôt tardive. Certains ont déjà vendangé le Merlot, le Cabernet Franc et même le Cabernet Sauvignon !

Signe d’une viticulture particulièrement maîtrisée…ou de vols de palombes annoncés.

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 17:59

 

 

Je ne suis pas experte en communication mais dans ce domaine, j’ai quelques notions qui me suggèrent de ne jamais être négative.

Aussi, j’aurais pu intituler ce post « la pluie est arrivée ». Mais tout de suite, on pourrait générer dans l’esprit du lecteur une suspicion de mauvaise qualité. Aussi, je préfère mettre l’accent sur la fin des vendanges de blanc.

 

On aurait pu les avoir sans pluie et dans l’ambiance estivale qui a été celle de presque tout le mois. Mais voilà, les nuages noirs ont déversé des gouttes de pluie sur les dernières parcelles restant encore à rentrer.

 

Leur incidence aura été négligeable car l’état sanitaire était encore parfait avec des peaux épaisses. Mais il a fallu ressortir les imperméables.

Dans ces conditions, tout devient plus fastidieux et plus risqué. Les gestes sont moins habiles et demandent plus d’efforts.  La vision est rétrécie avec les capuches et il faut donc être encore plus vigilant que d’habitude pour soi-même et pour les autres.

Avec la boue qui a aussi fait son apparition, il faut faire attention de ne pas glisser.

Bref, la vendange est toujours plus agréable sous le soleil !

 

Heureusement, c’est du passé. Il ne reste que les bons moments passés avec une petite équipe soudée et très efficace. Elle a supporté les averses avec une détermination qui m’a émue.

 

Maintenant, on est en pause pendant quelques jours. On espère que d’ici là, le soleil reviendra pour les cépages rouges qui attendent encore leur tour sagement. J’ai confiance en mes parcelles et je sais qu’elles sont peu sensibles à la pourriture. Mais il convient de rester vigilant.

 

Pour le moment, il faut savourer cette première étape franchie dans la récolte 2012 : 1/3 du vignoble est vendangé !

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 15:45

On dit toujours que le vin se fait à  la vigne et c’est vrai. D’ailleurs, souvent ceux qui le disent le plus le font le moins…

Donc le vin commence au pied de vigne. Quand la récolte est faite, il ne faut pas penser que tout est fini et qu’on peut aller chasser la palombe dans des cabanes perchées dans les arbres.


Même dans notre philosophie de respect de la vigne et du vin, il y a quand même du travail dans le chai ; et même beaucoup de travail. Ma présence dans le chai est donc de plus en plus fréquente. Elle devient même constante à certains moments.

Depuis quelques jours que les vendanges ont commencé, le jus est laissé à moins de 10°C  pour laisser sédimenter les particules en suspension, mélange de pulpes et de micro morceaux de peaux de raisin.

On retire le jus clair par le dessus de la cuve et on l’envoie dans une autre cuve pour qu’il puisse partir en fermentation.

Il n’y a rien d’ajouté, comme dans le jus d’orange bien connu.

Là, le jus décidera seul du moment où il souhaite commencer sa fermentation.

Les levures qui veulent fermenter fermenteront et c’est tout. Qu’importe de savoir quel est leur nom en français ou en latin ou même leur place dans la classification des levures.

Ce qui est important c’est que la bonne levure se développe, c'est-à-dire que celle qui a le plus d’affinité avec un terroir et un cépage puisse se développer et exprimer un caractère unique au vin.

Mais pour le moment, on n’y est pas encore.

Pas de pétillement sous la langue et donc pas le « gloup-gloup » caractéristique venu des cuves.

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 15:06

La densité et la tension dans le travail m’avait pour le moment empêché de revenir vers le lecteur de ce blog.

Les vendanges ont donc débuté mardi dernier. On a commencé avec le Sauvignon blanc.

La météo prévue pour ce jour là était à la pluie. Finalement, il n’y a eu que quelques gouttes sans réelle importance.

Quand on est de mauvaise foi, on se satisfait de ces petites pluies en disant qu’elles font tomber la poussière déposée sur le raisin !

Plus sérieusement, on a pu se mettre en jambe ou en sécateur avec une température douce et beaucoup plus agréable qu’un chaud soleil.

Puis le beau temps est revenu pour nous accompagner dans le Sémillon.

Il y a presque un an que nous pensons à cette récolte 2012. La voilà enfin devant nous.
Effectivement, comme le titre l’évoque, c’est vraiment l’impression de beau et de bon qui domine.

On est dans une opulence positive c'est-à-dire que les ceps regorgent de magnifiques raisins dorés et sucrés.

Les bruits de couloir qui me viennent aux oreilles de l’extérieur semblent indiquer des quantités moindres par rapport aux années antérieures.

Pour moi, c’est tout le contraire. C’est vraiment la récolte dont on rêve, un état sanitaire parfait et  une opulence positive et justement contenue. Une beauté vraie, sans fard et loin de l’obésité ou d’une maigreur extrême et dérangeante.

Maintenant, les choses commencent à se compliquer car il faut aussi s’occuper des jus qui sont en débourbage tout en participant à la vendange.

Il faut donc jongler avec le temps, les vendanges, les cuves, le nettoyage,…

C’est le métier de vigneronne.

Et quel beau métier !

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 16:53
Quand il faut y aller, il faut y aller !
 
Après un week-end pour affiner la préparation, on est prêt à vendanger.
 
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2012 1448
 
2012 1449
 
2012-1450.jpg
 
En quelques jours, les raisins ont beaucoup progressé. La muscadelle qui était la plus en retard a perdu toute amertume et les  peaux sont devenues croquantes.
Tout comme pour le Sémillon ou le Sauvignon blanc, les baies charnues et gorgées de soleil attirent la main pour picorer et picorer encore. C’est le meilleur signe que la maturité est atteinte.
Si ce n’est pas mûr, on n’a pas envie d’y revenir !
Maintenant, dans ce monde qui a perdu le contact avec le réel, on nous oblige légalement à faire des analyses de contrôles de maturité.
Soit! Mais quand les degrés acidités sont bons mais que la bouche dit que ce n’est pas mûr, quel est l’intérêt de l’analyse ?
Les plus grandes erreurs en matière de date de vendange viennent de ceux qui basent leur décision sur l’analyse et pas la dégustation des raisins.
Pourtant, on oblige à analyser et on n’oblige pas à déguster les raisins alors que c’est gratuit.

Quand c’est trop simple…
 
 

 

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 15:42

 Après les épisodes Corinne aux states et Corinne revient des states, on pouvait penser à un nouveau rebondissement comme dans « Plus belle la vie », du style Corinne repart aux States.

Et bien non ! Corinne doit penser à ses petits raisins qui continuent de dorer doucement au soleil.

 

Petit tour des vignes, à l’origine pour faire des contrôles de maturité. Mais, en goûtant les raisins, l’idée de faire un prélèvement s’est éloignée de mon esprit.
A quoi bon faire une analyse du jus quand on sait en dégustant les peaux des raisins que celles-ci ne sont pas encore mûres. C’est gratuit et bien plus pertinent que les analyses. Et à la fin, c’est bien le vin que l’on boit et pas les analyses.

 

Donc, en quelques jours, les raisins blancs ont bien changé. Les peaux sont devenues plus savoureuses et parfumées.

semillon.jpg

muscadelle.jpgIl est évident que l’on ne commencera pas la récolte cette semaine. Dans 2 ou 3 jours, je referai la même démarche pour voir ce qu’il advient. Le passage pluvieux annoncé pourrait aussi être déterminant s’il décide de durer plus d’un jour ou deux.

 

En fonction de mes observations, je prendrai ou non le téléphone pour prévenir les vendangeurs.

Pour être en règle vis-à-vis de la loi, je dois plutôt dire prévenir les vendangeurs (-euses). En effet dans ce pays de l’expiation et du repentir perpétuels, on se doit de proposer les postes à l’identique aux hommes et aux femmes. Ainsi, il faut recruter des coupeurs/coupeuses et porteurs/porteuses. Comme si la morphologie des femmes permettait de porter le poids des cagettes. Je n’ai jamais vu une femme se présenter comme une porteuse aux vendanges et je pense qu’aucune d’entre-elles dans le pays entier ne s’est jamais sentie discriminée sur ce point. Mais, une personne bien intentionnée dans un cabinet doré parisien a un jour décidé de se faire le défenseur de la porteuse refoulée par l’employeur sexiste.

Une fois de plus, pauvre pays !

merlot.jpg 

Les parcelles de rouge continuent elles-aussi leur lente et sûre maturation. Dans mes parcelles de Merlot, les baies ne semblent pas avoir l’embonpoint que l’on prête à ce cépage cette année.

Au contraire, on a des grains de raisin d’une taille tout à fait normale, c'est-à-dire juste ce qu’il faut pour avoir des vins concentrés.

Là aussi, la période de soleil que nous venons de vivre a beaucoup amélioré les peaux. Elles sont charnues et leurs tanins sont présents mais déjà souples alors qu’on est encore loin des vendanges.

 

Donc, pas de panique. Tout va bien…

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 13:31

 Effectivement, après les quelques jours de voyage en Californie, il a très vite fallu reprendre le chemin du boulot. C’est d’ailleurs lui qui a en partie conditionné la durée du voyage.

Pour la petite histoire, c’était la première fois que nous partions si longtemps (10 jours) alors que nous approchons la cinquantaine et que nous partions seuls, Jean-Michel et moi. Une sorte de voyage de noce, 22 ans après notre mariage (sans voyage de noce).

 

Peu de temps après notre retour, il y a eu une mise en bouteille, représentant environ la moitié de la production annuelle. Les matières sèches avaient été commandées bien avant mais il a fallu les réceptionner, vérifier, appeler quand on ne voyait rien venir ; bref, il a fallu s’assurer que rien n’aller manquer le jour J.

Puis, la mise en bouteilles est arrivée et maintenant il faut conditionner avant les vendanges.

Autant dire que le programme est chargé alors que les vendanges ne sont pas loin.

 

La moitié du vin mis en bouteilles est déjà prévu en expédition pour les jours à venir.

Il va donc falloir mettre les bouchées doubles chez la famille Comme pour arriver à tout faire.

 

Il faut aussi mettre les chais en « configuration vendanges », c'est-à-dire laver toutes les cuves, les équiper, nettoyer les tuyaux de vendanges,…

Enfin, il faut sortir le matériel de réception de vendanges, le laver et vérifier qu’il fonctionne correctement.

Dans notre métier, une part importante des pannes intervient au moment du lancement du matériel. Il était au rebut depuis  au moins 11 mois et du jour au lendemain, on lui demande un rythme soutenu.

Pire encore, un matériel qui a été hiverné en bon état de fonctionnement refuse de redémarrer l’année suivante. Va comprendre…

Il faut donc tout vérifier, sous peine d’avoir de mauvaises surprises.

 

Bref, beaucoup d’activité qui nous éloigne un peu plus des quelques jours d’oisiveté que nous venons de vivre.

Et comme on dit, le travail c’est la santé…

 

 

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 08:36

Nous nous apprêtons à faire un traitement qui risque fort d’être le dernier de la saison.

C’est un moment important, à la fois réconfortant mais qui indique aussi un changement de période. On passe de la période végétative à celle de la maturation avec les vendanges en point de mire.

 

A cette saison, j’aime bien utiliser du genièvre, avec tout à la fois des pousses et des baies à tous les stades, vertes et noires.

GENI7VRE1.jpg

 

GENIEVRE2.jpgLe fenouil fait lui-aussi partie du cocktail, mais je privilégie maintenant les inflorescences ; question de stade par rapport à la vigne.

 FENOUIL.jpg

Dans la vision qui est la nôtre, nous suivons l’évolution de la vigne aux différentes étapes de son cycle de vie dans l’année, de la naissance du printemps à la mort annoncé de l’automne.

Si besoin, nous l’aidons dans sa progression vers l’avant mais sans la forcer et surtout sans lui donner l’idée de faire marche arrière.

Tous les soins et toutes les plantes utilisées répondent donc à cette logique

 

Il est encore trop tôt pour faire des bilans car on est encore loin de la récolte. L’année « mildiou » se termine et dans le contexte général, on ne peut qu’être satisfait du travail que nous avons accompli.

 

Pas de fierté particulière car nous sommes restés tout simplement dans le professionnalisme face à une situation exceptionnelle. On a fait ce qu’il convenait de faire au moment voulu, sans plus ni moins.

On aura passé plus de temps et d’argent que d’habitude mais l’année le réclamait.

 

Comme une piqûre de rappel, les photos du tracteur à chenilles et du pulvérisateur.

 CHENILLARD-AVRIL.jpg

PULVE-AVRIL.jpgAvec l’éclairage des évènements ultérieurs, on comprend mieux des différences de réussite, face au mildiou, qui peuvent exister maintenant d’un domaine à l’autre. Les photos ont été prises un dimanche d’avril, jour d’élection alors que beaucoup étaient encore au lit ou tout simplement en week-end. Nous, on était là au bon moment, même dans les conditions étaient extrêmes.

 

La compréhension du vivant par l’approche biodynamique a été un autre élément favorable qui nous a beaucoup aidés.

Ce savoir-faire, nous l’avons appris et amélioré au fur et à  mesure des années. C’est comme toujours dans les moments les plus difficiles que l’on progresse.

 

Maintenant, il reste à attendre quelques semaines supplémentaires en espérant que le temps restera clément.
D’ores et déjà, je suis fière de mes raisins. Ils ont une bonne mine qui fait plaisir ; une bonne santé ferme et tonique. L’idéal quoi…

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 13:20

Comme tout bon vigneron de France, je dois remplir ma déclaration de stock au 31 juillet.

Il y a comme ça des passages obligés. Le 25 novembre, c’est la déclaration de récolte ; le 1er janvier, il y a les vœux. Et le 31 juillet, c’est la déclaration de stock.

 

J’ai donc compté tous les vins présents sur l’exploitation et aussi les capsules fiscalisées. Il faut ensuite faire des rapprochements avec le stock théorique et si besoin trouver la cause de discordances pour qu’à la fin tout soit conforme.

 

Cette année, l’inventaire a été particulièrement facile à réaliser. Il faut dire que les stocks de bouteilles sont au plus bas donc c’est plus rapide à compter.

On a connu des périodes où les stocks étaient importants. En plus du caractère fastidieux du comptage, le nombre de bouteilles nous rappeler sans cesse la triste réalité et nous faisait nous reposer la question centrale du « comment faire pour vendre du vin ? ».

Heureusement, ce temps est révolu et j’en savoure d’autant plus la situation présente !

 

Un autre élément qui rend le comptage plus facile (et les finances plus saines), c’est le resserrement de la gamme.

Après s’être étoffée dans le temps, elle est revenue à des valeurs sûres, c'est-à-dire des vins en adéquation avec le marché et la demande.

Je suis toujours surprise et même impressionnée de voir beaucoup de collègues multiplier les vins présents à la vente.

Dans notre fourchette de prix, il faut tout compter si on veut continuer d’exister.

Qui n’a pas été tenté d’élaborer une cuvée issue d’un terroir particulier, différent du terroir voisin ?

Pour quelques centaines de bouteilles, il faut concevoir et imprimer une étiquette spécifique. Pour de petites séries, cela peut se chiffrer en euros par bouteille.

Pour ceux qui comme nous font appel à un prestataire de mise en bouteilles, tout changement de référence pendant la mise est facturé plusieurs centaines d’euros.

On a vite atteint le prix de vente rien qu’avec le coût de l’habillage. On peut alors être tenté de vendre plus cher avec le risque réel de sortir du marché et de rien vendre.

Tout cela ne répond pas à la question fondamentale qui consiste à se demander si un tel vin, aussi bon soit-il trouvera un public permettant ainsi de pérenniser son existence.

 

Bref, j’essaie de ne pas être dans l’émotion quand je goûte mes différentes cuves en restant les pieds sur terre.

Certes, c’est moins poétique que d’avoir une multitude de cuvées aux noms plus ou moins originaux ou évocateurs, quand je fais mon inventaire, je me dis que je ne dois pas complètement être dans le faux.

 

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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