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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 18:23

Il y a deux ou trois ans, j’avais posté un texte consacré aux détritus en tous genres que l’on trouve sur le bord des routes.

Et comme dans la vie, tout est un éternel recommencement et que surtout rien n’a changé, je refais un texte sur le même sujet.

La photo représente la « collecte » faite d’un seul côté de la route sur environ 100 mètres de long ; soit la distance entre la maison et la vigne.

Vous avez dit éducation ?
Vous avez dit éducation ?

Souvent, à la télé, les défenseurs de tout et n’importe quoi parlent d’éducation, de sensibilisation, d’accompagnement,…

Pensez-vous réellement que les gens qui ouvrent la fenêtre de leur voiture pour jeter leurs ordures du moment ne savent pas ce qu’ils font ?

Je parie même que dans le nombre, il y en a un certain pourcentage qui vote écolo aux élections.


Le plus pathétique, c’est le seau de « lubrifiant biodégradable pour assembler les tuyaux PVC ». Effectivement, le contenu est biodégradable mais le contenant est en bon plastique qui va mettre 300 ans à disparaitre et qui se retrouve dans un fossé.

Dans un autre registre, avant les pastilles de soufre à barrique étaient livrées en boites en carton. Maintenant, c’est dans un petit seau en plastique qu’elles sont commercialisées. Un petit seau qui finira sa vie en décharge…


C’est en petit le paradoxe de notre société qui se donne une bonne conscience environnementale en faisant des voitures électriques non-polluantes et dont les batteries seront « recyclées » au fond d’un trou dans une décharge occidentale ou africaine. Je ne parle pas de l’électricité qui vient de centrales nucléaires, voire même d’usines à charbon pour notre voisin qui refuse le nucléaire.

Respect de l’environnement, oui mais pas quand cela gêne mon petit confort…

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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