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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 08:55

 

Nous venons de passer un week-end entier dédié au labour de nos vignes.

 

Pourtant, les choses n’avaient pas très bien commencé avec un temps à mi-chemin entre couvert et crachin. Rien de bien méchant, mais assez pour rendre nos sols argileux collants.

Puis, le soleil est arrivé.

 

Tous les tracteurs étaient sollicités.

 corinne-chenillard.jpg

labour.jpegTout d’abord, j’ouvrais la voie, en quelques sortes, avec le tracteur à chenilles et la charrue fixe.

Je dois avouer que j’avais très peur de cet engin bizzare, sans volant. Les tracteurs et moi, ce n’est pas une histoire d’amour. N’étant pas issue de l’agriculture, ceci explique peut-être cela…

 

Mais j’ai surmonté mes craintes et je me suis lancée. Je ne croyais pas trop mon fils et mon mari qui vantent les qualités de ce petit engin. Et c’est vrai que c’est assez fun. On peut tourner sur place et on ne ressemble pas aux autres !

Il est aussi très bien car il est bas et petit. On est dans la vigne, au sens premier, c'est-à-dire avec la vigne, parmi la vigne. On fait corps avec elle.

 

Les engins modernes isolent totalement le conducteur de la vigne. On est alors dans la vigne, mais sur la défensive, un peu contre elle. Et ça, je n’aime pas.

Pourtant, mon beau-père, lui aime beaucoup ces tracteurs modernes, confortables et feutrés. Lui est issu de l’agriculture,…

Avec le tracteur neuf, il a suivi mes traces pour décavaillonner, c'est-à-dire, enlever l’herbe et la terre qui restent sous le rang.

 yves-deca.jpg

Enfin, Jean-Michel fidèle à sa tradition a décavaillonné les vignes à 1 mètre, avec l’enjambeur.
Mission délicate s’il en est car tout le travail des charrues se vérifie au rétroviseur depuis la cabine. Ces engins, prévus pour le travail du sol, ont plus été pensés pour les traitements que le vrai travail du sol car la visibilité est toute relative. Mais, avec application et attention, Jean-Michel s’en sort bien.

 deca-loiseau.jpg

Après un tel week-end, l’avancée du travail est réelle et on voit le progrès avec satisfaction et même délectation.

Un week-end de plus au travail me direz-vous.

 

Certes, mais est-ce réellement du travail que d’être dans une vigne magnifique sous le soleil ??

 

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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