16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 15:30

Depuis quelques jours et surtout depuis ce week-end, on a dépassé le simple débourrement de la vigne en entrant rapidement dans la saison culturale.

Heureusement, pour le moment le beau temps est avec nous, ce qui n’était pas le cas les deux années précédentes.

Au contraire, le beau soleil nous a fait passer dans le vrai printemps chaud et donc la vigne répond à sa façon à elle en poussant fortement.

A la maison, c’est la course.

Il y a les incontournables commandes à préparer. Elles partent aux quatre coins du monde et nécessitent donc beaucoup d’attention dans les opérations préalables.

Jean-Michel me rappelle souvent que lorsqu’il est arrivé à Pontet-Canet, il y avait surtout deux conditionnements ; la capsule neutre pour l’export et la capsule CRD pour la France. Il y avait donc un stock tampon de chaque et les gens «tapaient » dans la pile pour honorer les commandes.
Depuis un quart de siècle, le monde a changé ! Les capsules, les palettes, les contre-étiquettes, les codes, les mentions légales,…

Bref, la concentration est de mise tout le temps.

A côté des caisses à préparer, ce qui nous préoccupe maintenant c’est l’herbe qui pousse elle-aussi. Profitant de réserves en eau confortables dans le sol, elle n’attendait que les premiers rayons de soleil pour se développer de manière exponentielle.

Chez nous, il ne s’agit pas de commencer aussi tôt le vrai travail du sol sous peine d’avoir à faire deux passages ; ce qui représente du temps et du carburant en plus.

L’idée est plutôt de contenir quelques jours de plus l’herbe avec des moyens économes dans ces deux critères importants.

Ensuite, on passera aux choses sérieuses.

Une trop grande présence d’herbe peut constituer un microclimat défavorable pour les risques de gel. Là-aussi, on est encore tôt dans la saison pour ne plus y penser…

Bref, il y a du pain sur la planche…

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 11:40

Après l’affaire Giboulot, je voulais quand même revenir sur un point qui me semble important et qui ressort régulièrement : on ne peut pas être à la fois tout et son contraire.

Il m’est arrivé fréquemment d’entendre parler de « presque bio », parce que les gens utilisent « très peu de pesticides ». On rencontre même le terme « biodynamie raisonnée » qui consiste à utiliser quelques préparâts biodynamiques tout en continuant d’appliquer aussi des pesticides au même endroit !

Eh bien non, on ne peut pas aller picorer çà et là ce qui nous arrange, au moins pour le discours et rester en phase avec chacune des voies.

On ne peut pas tout à la fois être avec ceux qui veulent pendre les patrons et souhaiter une économie de marché.

Pour le bio et les pesticides, c’est pareil !

La biodynamie, c’est de mettre le végétal au centre de nos préoccupations et de s’intéresser à son bien-être subtil.

Le conventionnel, c’est accepter d’utiliser des produits issus de la chimie. Ces substances vont tenter de tuer un organisme, décrété par nous comme étant pathogène. Pire encore, elles vont agresser le végétal et même en général pénétrer dans la sève et se disperser dans toute la plante, jusqu’à la moindre cellule. Un poison à petit feu qui va, traitement après traitement, année après année, affaiblir la plante jusqu’au moment où elle va finir par mourir.

Que dire aussi des champignons vivant en symbiose avec les racines de la plante et si utiles à son alimentation ? Eux-aussi auront droit à ces sirops de mort.

Que dire aussi de la flore et de la faune, macro et micro qui vivent dans la parcelle ? Ils vont mourir, plus ou moins vite et cela participera à détruire tous les cycles de vie qui permettent à un sol de vivre.

Le désherbant ? Il n’est jamais une bonne solution pour les sols ni pour les plantes qui y sont cultivées.

C’est certes plus pratique et plus économique, particulièrement pour entretenir sous les rangs de vigne.

Mais en aucun cas, le désherbage chimique peut être intégré dans un raisonnement de respect de l’environnement. Même en réduisant la largeur traitée au minimum, cela reste nuisible.

Remarquez que dans mon propos, je n’ai pas parlé des gens, agriculteurs, voisins ou consommateurs qui d’une façon ou d’une autre, consciemment ou inconsciemment, d’accord ou pas, vont être mis en contact avec des substances à tête de mort sur l’emballage.

Cela étant, dans la vie, il y a des moments où il faut se déterminer. Soit on est bio, soit on ne l’est pas. Mais il n’y a pas d’intermédiaire.

Pour la biodynamie, c’est la même chose mais à la puissance 10 !

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 12:05

Après de longs mois d’attente, des pages et des pages d’articles écrits, de reportages télé diffusés,(…) le verdict vient enfin de tomber dans « l’affaire Giboulot » ; ce vigneron qui a refusé les règles.

500 € d’amende et il semblerait, un appel en vue de la part du « contrevenant ».

Tout ça pour ça pourrait-on dire. Dans ces cas-là, on serait tenté de payer l’amende pour être débarrassé et tourner la page. On peut aussi estimer qu’il y a une question de principe et qu’on doit aller jusqu’au bout pour faire reconnaitre ses droits. Chacun choisit en fonction de sa sensibilité et de son degré d’implication.

Au moins, cette sombre histoire aura permis de mettre un coup de projecteur national sur les difficultés que peuvent rencontrer les vignerons bio face à des règlementations souvent conçues par des gens qui détestent le bio.

Dialogue impossible entre ceux dont je fais partie, qui estiment que tout produit chimique est un danger et les tenants de l’utilisation de ces substances.

Le conventionnel « ultra-raisonné » intègre l’idée d’utiliser des produits de synthèse en pensant que peu de passages implique peu ou pas de pollution.

Tout serait donc une question de curseur à positionner entre le bien et le mal.

La catégorie de gens à laquelle j’appartiens maintenant depuis plus d’une décennie considère au contraire que dès que le curseur s’est déplacé un peu, simplement avec l’utilisation d’un seul pesticide, la ligne rouge est franchie. La seule voie étant l’absence totale et définitive de ses produits.

Certes, tout ce que nous faisons n’est pas parfait. Le débat sur le cuivre perdure car c’est le seul argument des opposants au bio. Il doit être dépassé car les doses que nous utilisons n’ont rien à voir avec ce qui était la norme il y a encore peu d’années. Cette tendance va continuer avec un jour prochain, la quasi suppression de ce métal de nos traitements.

Il faut ajouter qu’en un ou deux passages annuels en fin de saison, les conventionnels en pulvérisent autant que nous dans une saison. Par contre, ils ont répandu au préalable 20 molécules de synthèse, cancérigènes, mutagènes, perturbateurs endocriniens,… J’en passe et des meilleures.

Dans le cas d’Emmanuel Giboulot, il s’agissait d’un produit d’origine naturelle et homologué en bio qui fait toujours débat car même naturel, son utilisation est loin d’être neutre pour la faune.

Là aussi, le cas de ce vigneron a montré le précipice qui existe entre la démarche officielle à courte vue, définie par les « scientifiques » et celle des gens qui veulent voir un peu plus loin.

Il y a une maladie, on va chercher à la détruire. La belle affaire !

D’une part on n’y arrive jamais et en plus on ne se pose jamais la fameuse et fondamentale question du « pourquoi on en est arrivé là ».

Cela me parait la première des réactions à avoir pour élaborer une marche à suivre. Pourtant, les têtes pensantes qui conseillent les décideurs n’ont absolument pas ce type de comportement ou de principe de fonctionnement.

D’un autre côté, la plupart cherche sans trouver et toute leur carrière de chercheur est ainsi faite.

Deux mondes que tout oppose…

Une fois de plus, Emmanuel Giboulot a toute mon estime !

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 19:09

Partout, on commence à voir de petites feuilles et parfois même de petites grappes. C’est à la fois beau et émouvant car pour la première fois, on commence à ressentir concrètement le prochain millésime.

Période délicate
Période délicate

Tous les cépages ne sont pas encore arrivés à ce stade si attachant. Le merlot, qui est le premier dans sa catégorie est parti devant.

Le Petit-Verdot, quant à lui commence tout doucement à sortir de sa bourre.

Période délicate

Il prendra tout le temps nécessaire pour arriver.


Le Sémillon est encore plus paresseux et on a des peines à le voir s’ébrouer au printemps.


Sur les sept cépages que nous cultivons, chacun a son propre caractère qui le fait se conformer à des règles qui lui sont spécifiques. C’est comme autant d’enfants qui expriment leur propre identité.

Avec les premières feuilles, on vient de rentrer dans le moment de l’année que bon nombre de vigneron redoute le plus ; celui qui va du débourrement de la vigne à la fin des risques de gel.

Un mois d’angoisse à regarder l’évolution des températures minimales.
Finalement, c’est aussi le moment de l’année où on s’accommode très bien des conditions pluvieuses, qui garantissent de fait des températures douces ou au moins, pas trop froides.

Comme quoi, à toute chose malheur est bon !

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 17:32

Comme je l’avais annoncé, nous avions la mise en bouteilles en début de cette semaine.

C’était donc un moment important dans l’année pour moi et une page (de plus) qui se tournait pour mes vins et les relations que j’entretiens avec eux.

Signe de temps qui ne sont pas les plus fastes, le personnel du prestataire s’est particulièrement resserré depuis la dernière fois. Il est maintenant réduit aux salariés permanents. Exit les intérimaires.

Chez l’imprimeur, c’est un peu la même tendance à la morosité. Il y a encore peu de temps, il fallait supplier pour avoir des étiquettes dans un délai acceptable. Maintenant, on peut même être livré en fin de semaine en ayant commandé le lundi ou le mardi.

Sinon, comme toutes les fois ou presque, j’ai eu droit à un contrôle « Qualibordeaux », c’est-à-dire un prélèvement pour dégustation en vue de l’obtention de l’appellation.

J’en ai déjà parlé ici-même plusieurs fois car à l’origine, lors de la réforme des appellations, on devait avoir en moyenne un contrôle tous les 5 ans. C’était destiné à simplifier les procédures pour obtenir l’AOC. Simplification à la française qui se solde par une explosion des coûts et une usine à gaz à faire pâlir l’administration soviétique.

Mais, pour ma part, c’est le contraire des objectifs initialement annoncés. Je ne suis pas contrôlée une année sur 5. Les autres 4 années, j’y ai droit !

Faut-il en rire ou s’en offusquer ? Mon avis diverge selon les moments.

Mais il est sûr que cela donne envie de quitter l’AOC.


Le plus intéressant, c’est justement que le vin contrôlé et mis en bouteilles ce début de semaine est déjà entièrement retenu. Il ne me reste pas une bouteille disponible ; même pas pour nous !

Et encore, je n’ai dit à personne que le vin allait se retrouver en bouteilles.

Pour peu que les résultats tardent à venir, il sera physiquement parti du domaine.

Combien de « petits bordeaux » peuvent afficher de tels résultats ? Pourtant, c’est moi qu’on contrôle !

Va comprendre…

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 21:09

En cette fin d’hiver, il n’y a pas que les vignes qui s’activent.

Contrairement à une bonne partie du bordelais, je ne me sens pas concernée par les dégustations primeur qui arrivent. Donc, pas d’excitation de ce côté-là.

Je ne dis pas que rien ne va se passer chez nous au début du mois d’avril. Des clients qui viennent sur Bordeaux pour les primeurs vont quand même passer à la maison pour garder le contact et déguster mes vins ; mais seulement ceux qui sont en bouteilles.

L’activation dont je parlais vient plutôt du conditionnement avec la préparation de nombreuses commandes.

Au retour de New-York, il y a eu une grosse commande pour cet endroit. Est-ce une conséquence de notre voyage là-bas ? Je ne le sais pas vraiment mais il me plait de penser que oui ; histoire de rembourser les frais…

Il y a aussi de nombreuses autres expéditions, petites ou grosses qui partent loin ou près de nous.
La mise en bouteilles arrivant pour deux vins dans les jours prochains, les clients en profitent pour demander des panachages des différentes cuvées que nous élaborons.

En général, les gens commandent deux ou trois références en même temps ; sur les 3 étiquettes de la gamme.

De ce fait, notre bâtiment de stockage des bouteilles est pratiquement vide. C’est à la fois effrayant et terriblement réconfortant.

Dans quelques jours, il en sera autrement. Et comme l’essentiel du vin à mettre en bouteilles est déjà retenu, Corinne n’a pas fini de mettre des bouteilles sur la ligne de l’étiqueteuse !

Il ne faut pas oublier les formalités avant et après, les factures à préparer,…

Bref tout le travail qui fait aussi notre quotidien et qui n’est jamais vu par les gens de l’extérieur.

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 10:17

Faut-il voir le début de 2014 ou l’extrême fin de 2013 dans le traitement biodynamique que nous venons d’effectuer ?

Evidemment, je pencherais pour le commencement d’une nouvelle histoire,…pleine de promesses.

Qui aurait pu dire il y a quelques jours encore qu’on passerait aussi facilement dans nos terres argileuses après des records de pluie ?

Très honnêtement, je ne pensais pas pouvoir effectuer ce passage en cette fin d’hiver car en plus de tout, la vigne semble démarrer très en avance cette année.

Et comme dans la vie, rien n’est jamais écrit, le soleil est venu et tout s’est arrangé.

Ce traitement, il est à base de compost MT, du nom de Maria Thun qui l’a mis au point il y a quelques décennies. Il ne fait donc pas partie des préparâts « historiques » de la biodynamie.

Il va entre-autres participer à améliorer la vie du sol. Chez nous, ce n’est pas vraiment le souci tant la vie souterraine est active. C’est aussi pour cela que j’avais même envisagé de le zapper en cas d’impossibilité due au mauvais temps. Ce n’est jamais arrivé en plus de 10 saisons et finalement cela n’arrivera pas cette année.

C’était aussi une première sortie dans les vignes pour les pulvérisateurs. Utilisant des appareils simples, sans électronique, ils ont donc redémarré sans sourciller.

Le chantier a été réparti entre Thomas, notre fils qui s’est occupé des vignes à 1 mètre avec l’enjambeur et Jean-Michel qui a pris en charge les parcelles à 2 mètres.


Pour Thomas, la conduite de ces engins est une seconde nature car d’une part il conduit les tracteurs depuis qu’il est tout petit et en plus il possède en lui la petite étincelle qui permet à une personne de connaitre les trajectoires, d’anticiper la position d’une roue, de ressentir l’engin,… Bref, tout ce qui souvent semble me manquer quand je me retrouve à cette place !...

Il doit tenir mon beau-père qui voue une passion à la conduite agricole depuis des décennies.

Saison presque commencée
Saison presque commencée

Jean-Michel a montré une maitrise encore plus accomplie en prenant une photo avec son téléphone portable, tout en roulant dans les rangs de vigne.

Il est vrai que c’est toujours émouvant de voir du gibier dans le rang, surtout quand il est sauvage. Il a aussi pris en photo un lièvre mais il était un peu loin pour en faire un cliché intéressant à montrer.

Finalement, une remise à jour du travail qui s’est bien passée. Comme quoi, tout arrive à point à qui sait entendre !

Saison presque commencée

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 10:38

Avant le début de la campagne, il faut remettre le matériel en parfait état de marche. Ainsi, notre petit tracteur à chenilles connait quelques problèmes de fuite d’huile.

En fait, il ne s’agit pas vraiment d’un arrêt au stand comme le suggère abusivement le titre.

D’une part car le tracteur est immobilisé à l’intérieur depuis plusieurs mois et d’autre part car c’est son garage et pas un stand d’écurie de course !

Arrêt au stand

L’inconvénient de l’avantage d’acheter des tracteurs âgés et donc pas cher, c’est justement qu’ils ne sont pas neufs.

Ce n’est jamais très grave mais il y a parfois une petite panne qui n’existe pas vraiment avec un engin neuf ; au moins en théorie.

Les tracteurs neufs sont par contre tellement bardés de sécurités qu’ils en deviennent inutilisables. Le tracteur « classique » à pneus acheté en 2012 possède un système « intelligent » de détection de présence sur le siège. Au cas où quelqu’un aurait envie de quitter son poste…

Quand de tels systèmes sont arrivés, ils étaient électriques. Il suffisait de faire un pont avec un fil et on leurrait l’engin sans difficulté.

Maintenant, c’est électronique et pire encore, ça détecte les secousses du siège durant l’utilisation. Même en leurrant avec une résistance, il s’en rend compte et bipe et s’allume de tous les voyants.

Mon problème c’est que mon tracteur a été conçu en pensant que la population avait grossi ; ce qui fait qu’on peut faire 120 kg sans mettre l’engin en défaut. Par contre, pour moi qui suis au côté opposé de l’échelle de poids, ma présence n’est pas détectée par le siège !

De deux choses l’une, soit je supporte des bip-bip tout le long du travail, soit je m’assoie sur une plaque en métal recouverte d’un coussin afin d’aller appuyer sur le capteur et leurrer ainsi l’engin.

Deux solutions intéressantes, vous en conviendrez !

Pour en revenir à notre tracteur à chenilles, son problème est surtout qu’il est resté très longtemps peu ou pas utilisé dans sa vie précédente. Il a peu d’heures et les joints d’étanchéité ont parfois séché sans être utilisés.

Usé de ne pas servir !

Souhaitant le rendre opérationnel avant le début de la campagne, Jean-Michel a démonté un train de chenilles pour extraire la zone à réparer.

C’est aussi comme cela que se gagne la rentabilité d’un domaine comme le nôtre. Plus on sait réparer soi-même, plus on économise d’argent à la fin.

Heureusement, mon mari sait presque tout faire et c’est un grand secours pour moi, issue d’une famille dans laquelle le mot « bricolage » était inconnu..

Je dois dire malgré tout, qu’avec le temps, il finit par déteindre sur moi car je me surprends parfois à faire des réparations que je n’aurais jamais imaginées il y a quelques années.

Je me souviens d’une année où je me suis retrouvée avec une grosse panne électrique dans le tableau alors que le pressoir était plein ! J’ai mis tellement de temps a aborder la réparation que je savais à ma portée, qu’entre-temps la nuit était tombée et qu’il a donc fallu faire la réparation à la lumière d’une lampe électrique. Mais j’y suis arrivée. Transpirée jusqu’aux os mais j’y suis arrivée !

Ainsi, dans quelques jours, le petit tracteur à chenilles sera de nouveau sur pieds, ou plus exactement sur chenilles pour assumer les traitements « humides » qui ne manqueront pas de se présenter.

Il nous a sauvé la mise plusieurs fois en peu d’années de présence chez nous.

Longue vie à lui !...

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 18:23

Il y a deux ou trois ans, j’avais posté un texte consacré aux détritus en tous genres que l’on trouve sur le bord des routes.

Et comme dans la vie, tout est un éternel recommencement et que surtout rien n’a changé, je refais un texte sur le même sujet.

La photo représente la « collecte » faite d’un seul côté de la route sur environ 100 mètres de long ; soit la distance entre la maison et la vigne.

Vous avez dit éducation ?
Vous avez dit éducation ?

Souvent, à la télé, les défenseurs de tout et n’importe quoi parlent d’éducation, de sensibilisation, d’accompagnement,…

Pensez-vous réellement que les gens qui ouvrent la fenêtre de leur voiture pour jeter leurs ordures du moment ne savent pas ce qu’ils font ?

Je parie même que dans le nombre, il y en a un certain pourcentage qui vote écolo aux élections.


Le plus pathétique, c’est le seau de « lubrifiant biodégradable pour assembler les tuyaux PVC ». Effectivement, le contenu est biodégradable mais le contenant est en bon plastique qui va mettre 300 ans à disparaitre et qui se retrouve dans un fossé.

Dans un autre registre, avant les pastilles de soufre à barrique étaient livrées en boites en carton. Maintenant, c’est dans un petit seau en plastique qu’elles sont commercialisées. Un petit seau qui finira sa vie en décharge…


C’est en petit le paradoxe de notre société qui se donne une bonne conscience environnementale en faisant des voitures électriques non-polluantes et dont les batteries seront « recyclées » au fond d’un trou dans une décharge occidentale ou africaine. Je ne parle pas de l’électricité qui vient de centrales nucléaires, voire même d’usines à charbon pour notre voisin qui refuse le nucléaire.

Respect de l’environnement, oui mais pas quand cela gêne mon petit confort…

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 10:46

Enfin, il est là et je dois dire qu’on en profite à fond.

Dans les vignes, on n’en est pas encore à rouler avec les tracteurs mais les choses s’arrangent. En fait, on pourrait accéder à presque tous les rangs mais comme il est prévu une pleine semaine de beau temps, il n’y a aucune raison de se précipiter. Le broyage des sarments se fera dans de bonnes conditions.

Les rangs labourés portent encore les stigmates de la pluie qui est tombée. Mais bonne nouvelle, les flaques sont en cours de disparition.

Sous le soleil exactement
Sous le soleil exactement

Pendant ce temps, il reste encore du pliage à faire mais là-aussi, il est bien avancé. Encore quelques jours et il sera terminé lui-aussi.


On commence à voir les premières fleurs dans les vignes. On n’en est pas encore rendu au tapis de fleurs, mais c’est quand même un bon début.

Bientôt, les rangs seront entièrement jaunes.

Certaines font plaisir à voir.

Sous le soleil exactement
Sous le soleil exactement

Pour d’autres, c’est moins sûr car elles sont la conséquence d’un excès d’eau. Ce n’est malgré tout pas étonnant…

Sous le soleil exactement

Ce n’est pas grave car le soleil brille et le moral revient !

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le blog de Corinne Comme

En créant ce blog,  je souhaite faire partager une certaine approche de notre métier de vigneron afin de réhabiliter le mot « paysan ». Au-delà de son rôle dans la production de denrées alimentaires, il doit aussi être le gardien d’un savoir ancestral et faire le lien entre la nature, les animaux et l’humanité. Il est l’observateur et le garant des grands équilibres de la vie. C’est une tache prenante et passionnante qui s’accompagne de joies, de peines et de moments de doutes.

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